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Carnet horticole et botanique

Améliorer ses techniques d’arrosage

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Arrosage manuel
Crédit photo : Jardin botanique de Montréal (Jean-Pierre Parent)

Pour réduire votre consommation d’eau :

  • Évitez d’arroser en mi-journée quand il fait chaud : jusqu'à 50 %, de l'eau va s'évaporer avant de pénétrer dans le sol. Dans la mesure du possible, désaltérez vos plantes avant 9 heures le matin ou, à défaut, en fin d’après-midi, soit entre 17 et 18 heures si cela ne contrevient pas aux règlements en vigueur dans votre municipalité. 
  • Arrosez moins souvent, mais en plus grande quantité. Un arrosage en profondeur favorise le développement de longues racines permettant aux plantes de survivre à la prochaine sécheresse. 
  • De manière générale, fiez-vous au degré de sécheresse du sol pour déterminer le bon moment. Avant d'arroser une plate-bande, creusez un trou profond d'environ 10 cm à l'aide d'une truelle. Si le fond est chaud et sec au toucher, il est temps d'arroser; si la terre est humide et fraîche, le sol contient assez d'eau. Dans le cas d'une plate-bande d'annuelles ou de végétaux récemment plantés, arrosez lorsque le sol est sec à une profondeur d'environ 5 cm. La pelouse peut être arrosée si la terre est sèche au niveau des racines, soit à 8 cm. 
  • Arrosez lentement sous la forme de fines gouttelettes lorsque vous utilisez un système d’arrosage par aspersion, surtout pour les sols argileux ou fortement inclinés qui ne peuvent absorber beaucoup d'eau à la fois. En cas de ruissellement, reprenez l'arrosage un peu plus tard.

Choisir le bon système d'arrosage

Il est possible de regrouper les différents systèmes d’arrosage en trois grandes catégories : l’arrosage par aspersion, l’arrosage manuel et la micro-irrigation. Chaque groupe présente des avantages et des inconvénients.

Arrosage par aspersion

Il se fait à l’aide d’un arroseur statique, rotatif, oscillant ou à impulsion qui projette l’eau à de grandes distances. L’arrosage par aspersion présente plusieurs inconvénients :

  • Jusqu’à 70 % de perte d’eau par évaporation;
  • Favorise le développement des maladies fongiques, lorsqu’effectué en soirée;
  • Mal adapté aux petits jardins (certaines plantes peuvent recevoir trop d’eau);
  • Favorise le tassement du sol de surface.

Cette méthode devrait être réservée à l’arrosage des grandes surfaces (implantation d’une pelouse, semis printanier dans un grand jardin). Ajustez le débit d’eau et la position des arroseurs de façon à éviter le ruissellement.

Arrosage manuel

Cette méthode demande beaucoup de temps, mais elle est accessible et économique. Elle permet également de faire un arrosage ciblé, là où le besoin se fait sentir. Il est important d’arroser directement le sol et non les plantes. Évitez la formation de flaques d’eau et le ruissellement. Pour réduire la charge de travail, répartissez l’arrosage sur plusieurs jours, en irriguant une section du jardin à la fois.

Micro-irrigation

C’est une des meilleures méthodes d’arrosage pour une utilisation optimale de l’eau, qui est libérée au sol là où elle est nécessaire. La diffusion s’effectue doucement, sans tasser le sol; les pertes d’eau par évaporation sont limitées et le feuillage des plantes n’est pas mouillé, ce qui réduit les risques de maladies fongiques.

Les tuyaux suintants, fabriqués en caoutchouc poreux, sont très utiles au potager. Cependant, ils ont tendance à conserver leur forme arrondie. Il est donc difficile de les utiliser en ligne droite. Il est, malgré tout, assez facile de les disposer autour des plants de légumes lorsqu’ils viennent d’être plantés. Il faut ajuster la pression d’eau à la baisse lorsqu’ils sont branchés sur le robinet, car les tuyaux poreux fonctionnent à basse pression. Cette caractéristique fait en sorte, par ailleurs, qu’il est possible de les brancher directement ou indirectement sur la sortie d’un baril de récupération d’eau.

Les systèmes goutte à goutte se présentent sous deux principales formes. Certains modèles sont constitués d’un tuyau à double paroi qui diffuse l’eau à partir de petits trous placés à intervalle régulier. On trouve également des systèmes contenant des tuyaux secondaires munis de petits goutteurs que l’on place à la base de chaque plante. Contrairement aux tuyaux suintants, les systèmes goutte à goutte peuvent facilement être disposés en ligne droite, mais ils sont plus dispendieux et moins faciles à opérer que les tuyaux suintants.

Les systèmes automatiques enterrés sont constitués de gicleurs escamotables et d’un réseau de tuyaux installés en permanences dans le sol. Ce sont des systèmes très sophistiqués et dispendieux qui encouragent une utilisation abusive de l’eau lorsqu’ils ne sont pas gérés par des spécialistes.

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