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Attention! Un banc de poissons arrive au Biodôme

Banc de maquereaux au Biodôme © Biodôme de Montréal
  • Banc de maquereaux au Biodôme © Biodôme de Montréal
  • Transfert par seinage d’un banc de poissons du bassin de quarantaine au bassin d’exposition
Attention! Un banc de poissons arrive au Biodôme

Vous pourrez bientôt voir un banc de près de 2 000 poissons en interaction dans le grand bassin de l’écosystème du golfe du Saint-Laurent!

Connaissez-vous les poissons pélagiques?

Une espèce pélagique vit dans la colonne d'eau, entre le fond et la surface (contrairement aux espèces benthiques et nectobenthiques qui vivent sur ou près du fond). Plusieurs espèces de ces poissons vivent en bancs, dans le milieu pélagique des eaux salées et froides du golfe du Saint-Laurent. La plupart, notamment le maquereau (Scomber scombrus), le hareng de l'Atlantique (Clupea harengus) et le capelan (Mallotus villosus), servent de nourriture aux plus gros poissons, ainsi qu'aux oiseaux et mammifères marins. Certaines espèces, tels les harengs, sont des filtreurs qui se nourrissent de plancton, mais d’autres, comme les thons, sont de véritables prédateurs qui pourchassent de grosses proies.

Vivre en banc

Cette stratégie procure plusieurs avantages :

  • les poissons économisent leur énergie en se déplaçant dans le sillage les uns des autres;
  • le fait d’être regroupés leur permet de trouver plus facilement leur nourriture, ainsi que leur partenaire pour la reproduction;
  • elle aide à détecter les dangers potentiels, et à dérouter ou confondre les prédateurs qui les perçoivent comme un seul gros objet.

Le transport : un vrai défi

Habitués aux grands espaces, les poissons pélagiques paniquent facilement lorsque confinés. Leur peau et leurs écailles sont fragiles : il faut donc éviter les manipulations et prendre plusieurs précautions.

  • On les capture soit en les pêchant un à un avec un hameçon au barbillon coupé, soit en les seinant, ou en utilisant la technique de la pêche à fascines ou une cage-trappe.
  • Ils sont transbordés dans des sacs de plastique remplis d’eau ou sur une civière à poissons, puis transférés dans un bassin de forme ovale ou arrondie, où un courant d'eau circulaire les incite à nager sans se heurter aux parois.
  • De l’oxygène est injecté dans l'eau et le bassin est isolé pour maintenir la température des eaux d’origine.
  • Les paramètres de l’eau de transport sont vérifiés et ajustés au besoin, et un changement d’eau est effectué si le transport dure plus de six heures.

S'acclimater à la captivité

Garder des bancs de poissons pélagiques en captivité requiert de très grands bassins. Le Biodôme possède un bassin circulaire de 90 m2, qui contient 225 000 litres d’eau salée froide et qui sert de lieu de quarantaine et d’acclimatation. Ici, les poissons sont entraînés à s’alimenter de moulée, de poisson congelé haché et de krill congelé. Un corridor inondé relie ce bassin à celui du golfe du Saint-Laurent, qui contient plus de 2,5 millions de litres d’eau de mer. Une fois acclimatés, les bancs de poissons y seront transférés par le corridor, en les dirigeants avec une seine.

S'intégrer à un nouvel environnement

Les nouveaux venus devront apprendre à cohabiter avec les autres poissons, dont certains sont des prédateurs potentiels. Pour limiter les risques d’interactions néfastes, les aquaristes entraîneront prédateurs et bancs de poissons pélagiques à venir chercher leur nourriture à l’écart les uns des autres. L'introduction de ces bancs de poissons devrait stimuler de nombreuses et nouvelles interactions dont pourront bénéficier tous les visiteurs.

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