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C’est l’hiver… j’hiBerne ou j’hiVerne?

Ours noir
C’est l’hiver… j’hiBerne ou j’hiVerne?

Il fait froid et la nourriture se fait rare… les animaux ont adopté trois principales stratégies pour survivre à cette saison parfois très rude.

J’adapte mon comportement au froid

Beaucoup d’animaux s’adaptent durant l’hiver. Leur pelage s’épaissit ou peut même changer de couleur, par exemple, le pelage du lièvre devient blanc et se fond dans la neige. De plus, le régime alimentaire de ces animaux change. Le porc-épic se nourrit de cambium (l’intérieur de l’écorce des arbres) au lieu de feuilles et de fruits. Plusieurs recherchent des lieux protégés, par exemple, le cerf de Virginie se réfugie là où il y a des conifères qui agissent comme coupe-vent.

J’hiverne : je déménage ailleurs où la température est plus clémente ou je somnole dans un abri

Bon nombre d’oiseaux migrent au sud, surtout à cause du manque de nourriture car les insectes se font rares à -25°c. Les Parulines et autres passereaux insectivores partent et voyagent plusieurs kilomètres jusqu’à la forêt tropicale où ils pourront s’alimenter. Fait intéressant, le minuscule Colibri à gorge rubis est la seule espèce d’oiseau-mouche fréquentant le Québec qui migre de l’autre coté du golfe du Mexique seul! Contrairement à la légende urbaine, ce colibri ne voyage pas sur le dos des oies blanches, qui elles se rendent dans le sud des États-Unis. Certains mammifères comme l’ours, la mouffette et le raton-laveur sont de « faux-hibernants ». L’automne venu, ils accumulent des réserves de gras, puis arrêtent de s’alimenter et trouvent un abri sécuritaire où ils pourront passer l’hiver. Ils entrent alors en somnolence mais conservent leurs facultés et peuvent se réveiller s’ils sont dérangés. L’ours femelle profite de l’hivernation pour mettre bas. Par temps plus clément, les mammifères peuvent s’aventurer à l’extérieur pour une courte période de temps. Le raton-laveur, par exemple, quitte son abri en janvier ou février pour rejoindre une femelle et s’accoupler, puis retourne somnoler pour le restant de la saison froide.

J’hiberne : j’entre en léthargie durant plusieurs semaines

Tous les reptiles et les amphibiens hibernent, certains sous l’eau, respirant par leur peau. Quelques mammifères sont aussi des hibernants : tout leur métabolisme est au ralenti, leur rythme cardiaque baisse, ils ne respirent que quelques fois par minute, leur température corporelle chute et leur activité cérébrale est à son minimum. Si dérangés, ils prennent beaucoup de temps à émerger de cette grande torpeur. La marmotte est un exemple bien connu de l’hibernation, mais aussi, certaines espèces de souris sauteuses et chauves-souris résidentes hibernent.

Le cas spécial des chauves-souris

Huit différentes espèces de chauves-souris sont présentes au Québec durant l’été mais certaines migrent au sud à l’automne. Plusieurs menaces affectent celles qui hibernent dans les grottes et greniers de nos régions. Outre la maladie du museau blanc, une infection fongique souvent mortelle pour l’animal et  présente depuis peu au Québec, l’hibernation de plusieurs chauves-souris peut être interrompue par l’activité humaine. Une légère augmentation de température suffit parfois à réveiller les animaux hibernants au grenier lesquels aboutissent dans les pièces de la maison. Que faire? Essayez de la capturer de façon sécuritaire, avec une boite ou une conserve, sans la toucher (consultez la brochure du Gouvernement du Québec). Pour toutes craintes, veuillez contacter Info-Santé (8-1-1), qui eux jugeront du potentiel dangereux de la situation puisque la chauve-souris peut avoir la rage. Vous serez référé à l’Agence canadienne d’inspection des aliments dans le cas échéant. Si l’animal est en santé et qu’on juge qu’il n’y a pas matière à s’inquiéter, vous pourrez en disposer. L’été, ce n’est pas un problème de la libérer à l’extérieur mais lorsqu’il fait très froid, on ne peut la remettre à l’extérieur, elle ne survivrait pas. Deux solutions s’offrent à vous:

  1. Trouver un hangar ou garage non-chauffé où elle pourrait continuer d’hiberner jusqu’au printemps;
  2. Aller la porter chez un vétérinaire ou à une société protectrice des animaux pour l’euthanasie. Se rappeler toutefois que les populations de chauves-souris sont présentement en déclin et que le rôle de ces petits mammifères volants dans l’écosystème est primordial.

Au printemps, alors que les animaux sont partis chasser les insectes nuisibles durant la nuit, éliminer l’accès au grenier. On veut protéger les colonies sans toutefois partager l’habitation avec elles!

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2 Commentaire(s)
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espacepourlavie

Bonjour M. Drapeau,

Nous avons posé votre question à M. Dancosse et voici sa réponse : « Le coyote est bien présent sur l'île de Montréal. Il a été vu, entre autres, au Bois-de-Liesse, à L'Île-Bizard, au Cap-Saint-Jacques et à Rivière-des-Prairies. N'ayant pas vu de photos, il m'est difficile de dire s'il s'agissait effectivement d'un coyote (certains chiens croisés berger lui ressemblent), mais c'est possible. Les effectifs sur l'île de Montréal ne semblent cependant pas élevés. »

Merci de votre intérêt pour Espace pour la vie,
L'équipe du blogue

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Michel DRapeau

Bonjour monsieur Dancosse,
J'habite dans le quartier Saint-Sulpice, Ahuntsic, entre le Centre Claude -Robillard et le complexe écologique Saint-Michel. Hier soir, en prenant une marche autour de 22hr30 j'ai rencontré un coyote (du moins je pense que c'était un coyote). Nous nous sommes observés pendant un bon moment puis j'ai tourné les talons et suis rentré à la maison.
Est-ce une rencontre rare ou est-ce plutôt fréquent dans cet quartier?

Michel Drapeau, Montréal

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