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Chenilles poilues et irritations cutanées : qu’en est-il vraiment ?

Chenille de l’Halysidote du caryer (Lophocampa caryae)
Credit: Insectarium de Montréal (Maxim Larrivée)
Chenille de l’Halysidote du caryer (Lophocampa caryae)
  • Chenille de l’Halysidote du caryer (Lophocampa caryae)
  • Chenille à houppes blanches (Orgyia leucostigma)
Chenilles poilues et irritations cutanées : qu’en est-il vraiment ?

Les chenilles sont énormément populaires auprès des enfants. Elles sont attirantes, accessibles, ne piquent pas et ne mordent pas. Elles tolèrent bien la manipulation et offrent la possibilité de multiples découvertes. Pourtant, vous êtes nombreux à nous demander si vos enfants peuvent les toucher. Voici quelques éléments de réponse.

Toucher du doigt ?

La très grande majorité des chenilles présentes au Québec peuvent être manipulées en toute sécurité. Toutefois, les poils de quelques espèces, dont ceux de la chenille de l’Halysidote du caryer (Lophocampa caryae) ou de la chenille à houppes blanches (Orgyia leucostigma), peuvent provoquer des irritations cutanées, mais passagères. Il en est de même pour le cocon tissé par ces chenilles, qui souvent intègrent leurs poils à la soie de leur enveloppe protectrice. Il est donc préférable d’éviter tous contacts et d’utiliser un bâtonnet pour manipuler et observer ces insectes de plus près.

À chacun ses réactions !

L’ampleur d’une réaction cutanée dépend non seulement de la présence de poils urticants, mais aussi de la sensibilité individuelle, des allergies spécifiques et de la zone de contact. Les muqueuses buccales, par exemple, sont très sensibles. Il vaut donc mieux éviter que les jeunes enfants portent les chenilles à la bouche. Le cas échéant, l’application de glace permettra de diminuer la réaction. Il est aussi très possible qu’un enfant réagisse plus qu’un autre. En outre, certaines personnes peuvent développer différents symptômes cutanés en touchant des chenilles que d’autres manipulent sans aucune conséquence.

Observer les chenilles : une saine curiosité !

Lorsqu’un enfant s’amuse avec une chenille, il stimule sa curiosité, développe des liens essentiels avec la nature et apprivoise ses peurs. Certaines chenilles, qui attirent difficilement l’attention, imitent à merveille la forme et la couleur d’une feuille, d’une tige ou d’un excrément d’oiseau. Un truc pour les observer est de les faire tomber sur un drap de couleur claire en secouant légèrement les branches d’un arbre ou d’une plante.

Et puis, quel plaisir que de voir ces drôles de créatures se métamorphoser en papillons ! L’élevage des chenilles permet non seulement d’être témoin de ce phénomène extraordinaire, mais aussi d’en apprendre beaucoup sur le mode de vie de ces êtres familiers et passionnants. Soyez attentif et identifiez bien les feuilles dont la chenille se nourrit en nature ! Assurez-vous ensuite de lui en fournir en abondance le temps de sa captivité. Bonnes découvertes !

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