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Des siècles de mosaïcultures!

Jardin baroque à Ludwigsburg, en Allemagne © Immanuel Giel
  • Jardin baroque à Ludwigsburg, en Allemagne © Immanuel Giel
  • Parterre de broderie de buis autour du château d'Angers, en France © Rosier
Des siècles de mosaïcultures!

Des fabuleux jardins de la royauté française à l’extraordinaire compétition horticole qui se tient cet été au Jardin botanique de Montréal, voici un rapide survol de l’histoire d’un art horticole raffiné et complexe.

Des origines royales

La mosaïculture trouve ses sources dans le jardin à la française et les parterres de broderies :

  • Le jardin à la française s’inspire des jardins à l’italienne de la Renaissance qui, eux-mêmes, réinterprètent les pelouses, treillis et fontaines des jardins médiévaux. Créé au milieu du 15e siècle, le jardin à la française connaît son apogée sous Louis XIV. Il célèbre la grandeur du roi par son ordonnance et sa symétrie. Il prolonge le château, avec son allée principale et ses allées secondaires, ses parterres ponctués de topiaires et de statues, et ses pièces d’eau spectaculaires. Ce type de jardin est surtout associé à Le Nôtre, célèbre jardinier du roi aux Tuileries, et sera imité dans toutes les cours d’Europe.
  • Les parterres de broderies arborent des motifs abstraits et fluides de feuilles et de fleurs, qui imitent les ornements des tapisseries et broderies des appartements princiers. Le buis est leur plante de prédilection. Créé par des membres de la famille Mollet, le premier parterre de broderies de Versailles est réalisé en 1630.

Au 19e siècle, de nouvelles espèces végétales provenant d’autres continents arrivent en Europe, ainsi que des hybrides issus de croisements. Les jardiniers allemands et belges, notamment, les introduisent dans les parterres de broderies pour créer d’intéressants contrastes de couleurs.

L’âge d’or des mosaïcultures

Le terme « mosaïculture » est utilisé pour la première fois à la fin des années 1860 au Parc de la Tête-d’Or, à Lyon, par le jardinier J. Chrétien. Il désigne une nouvelle forme de décoration florale, combinant le parterre de broderies et la corbeille florale anglaise. À l’Exposition universelle de 1878, les parterres figuratifs de vases et de papillons de Comesse volent la vedette. Jusqu’à la fin du siècle, les formes animales et les emblèmes héraldiques sont en vogue, alors qu’en Italie, on préfère les scènes bibliques. Ces mosaïcultures sont réalisées autant par des organismes publics que des particuliers.

Un rendez-vous horticole international

La mosaïculture connaît un certain déclin au 20e siècle et devient l’apanage des services publics, à cause de l’expertise qu’elle requiert. Blasons, armoiries et animaux emblématiques sont les sujets préférés. Ce n’est qu’au début du 21e siècle, lors de la première compétition internationale La planète est une mosaïqueprésentée à Montréal, que cet art floral renaît. Mosaïcultures Internationales de Montréal, une corporation sans but lucratif, est fondée en 1998 et réalise des expositions en 2000, 2001 et 2003 (Mythes et légendes du monde) et des éditions subséquentes à Shanghai, en Chine (2006) et à Hamamatsu, au Japon (2009).

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1 Commentaire(s)
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Miriam

J'ai été contente de savoir de la prolongation de mosaïculture,mais malheureusement la pluie m'a finalement empêche d'y aller ,bref j’espère une nouvelle prolongation ,car j'avais acheté mes billets à l'avance!!!

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