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Jardiner autrement (2e partie)

Ruisseau fleuri au Jardin botanique © Espace pour la vie (Claude Lafond)
Jardiner autrement (2e partie)

Dans un monde trépidant où nous sommes tous à court de temps, le jardinage peut facilement devenir une corvée. Pour éviter cela, il faut, selon Felder Rushing, auteur de Slow Gardening: A No-Stress Philosophy for All Senses and Seasons, créer un jardin à son goût dans lequel on a du plaisir à jardiner. Voici quelques réflexions sur cet inspirant changement de paradigme…

Un jardin parfait?

Tout le monde voudrait un gazon dense, sans mauvaises herbes; des platebandes garnies, en santé, aux fleurs éclatantes de couleur. La réalité est souvent bien différente. Pourquoi? Parce que le jardin n’est pas une simple extension de la maison. C’est un système vivant soumis à des pressions environnementales sur lesquelles nous avons peu de contrôle. Il faut donc apprendre à tolérer une certaine dose d’imperfection. Le jardin parfait n’existe pas, et c’est tant mieux! Les pucerons qui attaquent vos géraniums feront le régal des coccinelles, mais ils auront fait jaunir quelques feuilles entre temps. La nature prend un certain temps à retrouver son équilibre et cela laisse quelques traces. Il est bien plus facile d’accepter ces petites imperfections lorsqu’on ne conçoit pas son jardin comme un élément décoratif soumis à des règles esthétiques rigides. Peut-on, par exemple, apprendre à voir les feuilles mortes comme une précieuse source de matière organique pour le sol et non comme une nuisance? Pourquoi pas…

Un jardin écoresponsable

Pour avoir un beau jardin, on se rend vite compte qu’il est préférable de respecter la nature. Les coccinelles et les syrphes mangent les pucerons : on n’a donc pas avantage à les asperger d’insecticide. Les microorganismes du sol décomposent la matière organique en libérant les éléments nutritifs qui nourrissent les plantes : il est donc avantageux de nourrir le sol avec du compost. Par ailleurs, jardiner est une bonne occasion de poser des gestes écologiques (composter, récupérer l’eau de pluie pour arroser ses végétaux…) qui feront assurément la différence si tous les jardiniers s’y mettent.

Prendre le temps

Comme le dit si bien Rushing : « La vie est remplie de situations stressantes – pourquoi se mettre de la pression lorsqu'arrive le temps de jardiner? » Je dirais également: rien ne sert de courir ; il faut partir à point. Les plus beaux aménagements paysagers sont le fruit d’un travail de longue haleine : il faut y consacrer le temps nécessaire, ne pas sous-estimer la tâche ou l’accomplir trop tardivement. Et, bien sûr, savourer chaque étape. De toute façon, la nature évolue à son propre rythme. Vous aurez beau tirer sur l’arbre que vous venez de planter, il ne poussera pas plus vite! Il prendra tout son temps pour atteindre sa taille adulte. Et il y a fort à parier que ce seront vos enfants et même vos petits-enfants qui en profiteront le plus. De prime abord, on pourrait croire que les adeptes du Slow gardening® sont des jardiniers paresseux. Mais c’est tout le contraire! Lorsqu’on aime ce que l’on fait, on y met le temps qu’il faut. Ce qui ne signifie pas qu’on doive se tuer à la tâche. Je poursuivrai donc la discussion dans un prochain blogue où il sera question des «trucs» qui permettent de gagner du temps au moment d’entretenir votre jardin. Temps que vous pourrez consacrer à la réalisation de nouveaux projets… de jardinage.

Lire la 1er partie

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Consultez notre Carnet horticole et botanique ou, présentez-vous au comptoir des renseignements horticoles du Jardin botanique pour un service personnalisé. Un de nos experts se fera un plaisir de vous donner plus d’informations.

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