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Les sentinelles du Nunavik

Parc national Tursujuq
Credit: Insectarium de Montréal (Maxim Larrivée)
Parc national Tursujuq
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Les sentinelles du Nunavik

Inventaire des papillons du lac Wiyashakimi au parc national Tursujuq

Pour le troisième été consécutif, j’ai eu le privilège d’inventorier des papillons et autres insectes pollinisateurs au Nunavik en compagnie de jeunes Inuits et Cris. Cette idée folle de Sentinelles du Nunavik m’est venue en 2010 et est devenue réalité quatre ans plus tard. Le but du projet est de baliser les changements importants qui se produisent dans cet environnement unique : un environnement dont la préservation est essentielle à la survie du mode de vie de ces jeunes débordant d’énergie !

Direction Tursujuq

Établir les connaissances de base de la biodiversité d’un parc est crucial, d’une part pour suivre les changements au sein de cette même biodiversité, d’autre part pour en assurer l’intégrité à long terme. Or, on sait encore peu de choses sur les insectes de l’ensemble du Grand Nord québécois. C’est dans cet esprit que l’Insectarium a amorcé une collaboration avec la SEPAQ et l’administration régionale Kativik en 2014. Après avoir réalisé des inventaires dans les parcs nationaux Kuururjuaq (2015) et Pingualuit (2014, 2016), je suis parti cet été du côté de la baie d’Hudson vers le plus grand des parcs du Nunavik : le parc national Tursujuq.

Des papillons même dans le Grand Nord !

Sous la supervision de Véronique Nadeau, agente de conservation du parc, et en compagnie de dix jeunes Inuits et Cris, nous nous sommes dirigés vers le secteur du lac Wiyashakimiqui signifie lac à l’eau claire en français. Notre objectif : inventorier le plus grand nombre possible d’espèces de papillons et de bourdons.

Cependant, rien n’est simple dans le Grand Nord, car nous sommes à la merci des caprices de Dame Nature. Ainsi, les insectes, dont l’activité dépend de la chaleur et du soleil, ne furent pas toujours au rendez-vous. Nous avons tout de même réussi à capturer les plus tolérants aux conditions climatiques fraîches. Résultat : plus d’une trentaine d’espèces de papillons de nuit, incluant quelques belles découvertes inusitées.

Des sentinelles en devenir…

À mes yeux, l’expédition fut un succès. La réussite de ce type d’expédition ne se détermine pas seulement par le nombre de captures, mais aussi par le lien qui s’établit entre les êtres vivants. C’est donc avec joie que je constate l’intérêt et la curiosité marquée des jeunes envers les insectes. Leur plaisir à découvrir et à apprécier cette faune encore méconnue fut tout aussi touchant pour moi que leur prise de conscience des enjeux environnementaux reliés à la survie de leur territoire.

Dès l'été prochain, certains jeunes sentinelles voleront de leurs propres ailes et feront eux-mêmes des inventaires de papillons pour le projet.

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