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Microferme cherche citoyen mangeur

Échange entre fermier et abonné
Credit: Equiterre
Échange entre fermier et abonné
  • Échange entre fermier et abonné
  • Des abonnés heureux
  • Panier de légumes bio
  • Grenier Boréal
  • Grenier Boréal
Microferme cherche citoyen mangeur

Pour avoir les légumes les plus frais et savoureux, on gagne à faire affaire directement avec les maraîchers. Bien que discrètes, des initiatives agricoles novatrices pour faciliter l’accès aux terres cultivables dans la limite de notre climat, poussent à l’échelle de la province.

La culture des légumes serait-elle en train de retrouver ses lettres de noblesse au Québec ?

Entre en scène le fermier de famille

On retrouve ses légumes à notre marché fermier local, ou via un programme de paniers de légumes biologiques tel que celui proposé par Équiterre. Consommer des produits biologiques est une tendance de fond au Québec. Selon un sondage mené en 2017, la moitié des Québécois ont incorporé les aliments biologiques, locaux ou non, à leurs habitudes, dont un sur cinq sur une base quotidienne. Un engouement qui s’exprime par une croissance des abonnements aux paniers bio d’Équiterre d’environ 10 % chaque année depuis 3 ans.

En rencontrant la personne qui fait pousser nos légumes, c’est une tout autre relation à la nourriture qui émerge. On connait sa provenance, on réapprend à cuisiner les variétés propres au climat et au cycle des récoltes, on mange des légumes cultivés sans pesticides de synthèse et on les paye jusqu’à 17 % moins cher que leur équivalent en épicerie*.

« Il n’y a aucune raison [de manger] des produits chimiques quand on mange des légumes (…) On est capable de faire autrement et on a toute une génération qui veut le faire », disait Jean-Martin Fortier de la ferme des Quatre-Temps, lors de son passage à Tout le monde en parle le 25 mars 2018.

Travailler avec les contraintes de notre climat

Des légumes sans intrants chimiques à Longue-Pointe-de Mingan ? Eh oui. Sur le site de la coopérative Le Grenier Boréal, les membres usent de créativité et de persévérance pour cultiver « avec » les contraintes tels que les vents froids et les saisons écourtées. Microtunnels protecteurs ajustables, buttes fleuries pour attirer les pollinisateurs essentiels à certaines cultures, étang où grouille la biodiversité : le paysage du site est diversifié tout autant que les produits et activités qu’on y propose. La coopérative s’est d’ailleurs mérité le prix Action David Suzuki l’an dernier, tant les bienfaits sur l’environnement et les humains à l’échelle locale en font un exemple de résilience.

Partager son lopin de terre

Dans la dernière année, les initiatives Banque de terre et Banque de fermes ont été réunies sous le nom de L’Arterre, un programme actuellement en déploiement à la grandeur de la province. Ce dernier vise le jumelage entre aspirants-agriculteurs et propriétaires agricoles. Ainsi, un aspirant peut, selon l’ampleur de son projet et ses besoins, louer une parcelle de terre inutilisée par un propriétaire, ou acheter un actif agricole (bâtiment, entreprise, etc.). L’accès aux terres est ainsi facilité, permettant à la relève de participer à la pérennité du patrimoine agricole québécois sérieusement menacé.

Le paysage de l’agriculture est en train de changer au Québec. Avec de telles initiatives, nous pouvons espérer reprendre un certain contrôle sur nos terres, tout en contribuant à faire rouler l’économie locale. Mais la relève agricole a besoin des consommateurs pour alimenter le mouvement. En vous tournant vers les produits cultivés au Québec, frais ou transformés, vous pourriez être le prochain citoyen mangeur recherché !

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