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Mosaïcultures internationales 2013 : plus écoresponsable que jamais!

Mosaïcultures internationales Montréal 2013 © Jardin botanique de Montréal (Claude Lafond)
Mosaïcultures internationales 2013 : plus écoresponsable que jamais!

Vous avez sans doute été émerveillé par L'Arbre aux oiseaux, cette composition spectaculaire  des Mosaïcultures internationales de Montréal, ou encore par L'Homme qui plantait des arbres, l'œuvre phare de l'événement. En plus de connaître un immense succès, les MIM 2013 ont aussi obtenu la certification d'événement écoresponsable, niveau 3 de la norme. C'est le plus gros événement à obtenir cette certification depuis la création de la norme, en 2010. Compte tenu de l'ampleur des travaux horticoles et d'aménagement réalisés, c'est tout un exploit! Mais d'abord, qu'est-ce qu'un événement écoresponsable? Et après la conclusion de l'événement, qu'est-il arrivé à toutes ces étonnantes structures et aux milliers de plantes qui les composaient?

L'écoresponsabilité : un choix pour la planète

Pour être certifié « écoresponsable », un événement doit répondre aux normes fixées par le Bureau de normalisation du Québec. Cinq domaines d'intervention sont visés :

  • le choix des fournisseurs, de préférence locaux et engagés;
  • les caractéristiques du matériel utilisé sur le site, et la consommation d'eau et d'énergie;
  • la gestion des matières résiduelles, notamment par le recyclage et le compostage;
  • les choix alimentaires, qui devraient favoriser les produits locaux, écologiques et équitables;
  • le transport et les émissions de gaz à effet de serre.

Une gestion serrée

Rappelons brièvement quelques-unes des actions écoresponsables mises en œuvre durant la tenue des MIM 2013 :

  • les principaux fournisseurs de végétaux se sont engagés à respecter une charte d'écoresponsabilité en intégrant, entre autres, des méthodes de lutte intégrée qui permettent de limiter l’utilisation de pesticides. Les pesticides utilisés devaient être à faible impact;
  • un terreau plus écologique, à base de fibres de coco, a remplacé le terreau à base de sphaigne, matière provenant du milieu fragile des tourbières;
  • un puits artésien et des systèmes de micro-irrigation (goutte-à-goutte) ont été installés pour arroser les œuvres;
  • des places de stationnement pour les vélos ont été ajoutées et une navette de transport faisait le lien entre le site et les stations de métro à proximité;
  • pour compenser en double les émissions de gaz à effet de serre générées par l’organisation cet événement international, plus de 4700 arbres seront plantés.

Et maintenant...

Qu'est-il arrivé aux quelque trois millions de plantes qui ont formé toutes ces œuvres magnifiques? Et bien, certaines mosaïcultures ont été reprises par les candidats qui les avaient présentées, notamment par certaines municipalités. Elles seront réutilisées dans leur nouvel environnement, pour le plus grand plaisir des citoyens. Certaines structures de métal ont été récupérées, d’autres ont été recyclées. Le métal est vendu et l’argent réinvesti dans des projets de développement durable. Dans tous les autres cas, les végétaux ont pris le chemin du compostage. Le Jardin botanique composte ses résidus horticoles depuis plusieurs années et, avec les améliorations qui ont été apportées aux installations en 2012, la capacité de compostage ainsi que son efficacité ont été considérablement augmentées. Le processus se fait maintenant en créant de longs tas de matières premières qui sont remués régulièrement (méthode des andains retournés), favorisant ainsi l'oxygénation et donc une décomposition plus rapide. Tous les résidus végétaux de l'entretien des mosaïcultures avaient déjà été compostés de cette façon; on y a finalement ajouté les plantes recouvrant les structures. Mais comme ces résidus forment une quantité énorme de matière végétale, une partie a été acheminée vers un autre site de compostage. Une fois transformé, ce compost sera utilisé pour fertiliser les sols des différents jardins du Jardin botanique. Ainsi, les MIM 2013 revivront un peu dans les nouvelles floraisons et frondaisons que nous pourrons apprécier l'été prochain! Pour en savoir plus sur les mosaïcultures, consultez notre série de billets.

Ronald Jean-Gilles est conseiller en développement durable pour Espace pour la vie.
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3 Commentaire(s)
Portrait de Elena Maltseva
Elena Maltseva

Félicitations pour votre travail! Surtout pour le plantage de 4 700 arbres!

Portrait de Louise Desmarais
Louise Desmarais

Bravo,
C'est ce qu'on attend d'une organisation comme le Jardin botanique de Montréal et de MIM.

Portrait de Francine Aylestock
Francine Aylestock

Quel article intéressant! Le Jardin Botanique de Montréal, un des plus beaux au monde qui vit à la hauteur de sa réputation écologique! Je n'oublierai jamais les MIM2013.

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