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Nourrir les animaux sauvages… une bonne idée?

Renarde au Jardin botanique
Credit: Espace pour la vie (Claude Lafond)
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Nourrir les animaux sauvages… une bonne idée?

De nos jours, c’est indéniable, le citadin aime entrer en contact avec les animaux de la faune en ville, surtout s’ils sont mignons. On a qu’à penser aux renardeaux du Jardin botanique. Cependant, pour témoigner d’une réelle affection envers les animaux, mieux vaut garder ses distances et, surtout, éviter de les nourrir.

Trois mauvaises raisons de nourrir les animaux sauvages :

Pour obtenir LE meilleur cliché
L’art de la photographie animalière demande de la patience et un grand sens d’observation. Cependant pour accélérer les choses, certains n’hésitent pas à attirer l’animal avec de la nourriture. Si la manœuvre est répandue, elle peut être très néfaste pour l’animal.

Pour « aider » l’animal à survivre
Il y a ceux qui sont certains que l’animal ne survivra pas sans leur soutien. Si l’intention est bonne, l’impact est souvent inverse.

Pour apprivoiser l’animal
Il y a ceux qui trouvent l’animal si mignon qu’ils se laissent attendrir au point de chercher à le contrôler, à le toucher, voir à le cajoler. La pratique est dangereuse et à éviter à tout prix. Apprivoiser un animal est un long processus, et de toute façon, on ne veut pas d’un animal apprivoisé et dépendant dans ce contexte.

L’animal souffre souvent bien plus qu’on ne le croit de ces comportements et dons alimentaires qui ne correspondent en rien à son alimentation naturelle. En plus de perdre sa peur instinctive de l’humain, le comportement alimentaire de l’animal et sa santé sont perturbés. Il n’hésitera plus à s’approcher des humains, à se laisser nourrir et à mordiller un doigt en même temps que la nourriture. Il fouillera les ordures pour retrouver le même type d’aliments qu’on lui apporte et mettra sa santé et celle des humains en péril.

Aimer les animaux au-delà des apparences

Outre ses bonnes intentions qui s’avèrent nuisibles à court et moyen terme, l’humain a aussi tendance à interpréter à sa manière les comportements et les caractéristiques physiques des animaux. Un mignon petit renard est donc bien plus à risque de « subir » les effets néfastes du comportement humain qu’un animal avec des caractéristiques moins charmantes. Il faut donc savoir aimer les animaux au-delà de leur apparence et résister à l’envie d’interpréter leur réalité à notre image et à travers nos propres émotions.

Les parcs urbains, les parcs-nature, le mont Royal et le Jardin botanique sont tous des endroits merveilleux à Montréal où il est possible d’observer des animaux. À la ville ou à la campagne, ils sont et doivent demeurer sauvages, pour leur bien-être physique, leur sécurité et la nôtre! Et puis, il est bien plus captivant d’observer le comportement naturel d’un renardeau chassant la souris ou l’écureuil que d’assister au triste spectacle d’un renardeau qui s’étouffe avec une saucisse!

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1 Commentaire(s)
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Steve Troletti

Très heureux de voir cet article. Merci de l'avoir écrit :-)

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