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Songez-vous à planter des impatientes cette année?

La feuille de droite est infectée par le mildiou
Credit: © Laboratoire de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Mildiou de l'impatiente
  • Mildiou de l'impatiente
  • Impatiente (Impatiens walleriana 'Deep pink') © Jardin botanique de Montréal (Bertrand Dumont)
Songez-vous à planter des impatientes cette année?

L’annuelle d’ombre préférée des jardiniers québécois, l’impatiente des jardins (Impatiens walleriana), se fera très rare sur les étals des jardineries cette année. La cause? Le mildiou de l’impatiente, une maladie ayant entraîné le dépérissement de presque toutes les impatientes des jardins cultivées dans la province l’an dernier et pour laquelle il n’existe pas de traitement. En raison de la présence de cette maladie dévastatrice, la très grande majorité des producteurs et des détaillants horticoles ont décidé de ne pas offrir cette annuelle aux consommateurs en 2014.

Le mildiou de l’impatiente est présent dans plusieurs régions du globe, notamment aux États-Unis et en Europe où il connaît une progression importante depuis quelques années. L’agent responsable est l’oomycète Plasmopara obducens, un organisme proche des algues. Le pathogène peut infecter la majorité des espèces d’impatientes, qu’elles soient cultivées (comme I. walleriana) ou sauvages (comme I. capensis). L’impatiente de Nouvelle-Guinée (I. hawkeri) fait toutefois exception et est très résistante à la maladie. Ce mildiou est spécifique au genre Impatienset n’infecte pas les autres végétaux.

Symptômes, conditions favorables et dissémination

Le dépérissement des plantes infectées par le mildiou de l’impatiente est généralement très rapide. Leur feuillage jaunit, s’enroule vers le bas et un duvet blanchâtre se développe sur l’envers des feuilles. À un stade plus avancé de la maladie, les feuilles et les fleurs tombent, les tiges dénudées ramollissent et la plante s’affaisse au sol. La maladie est favorisée par des conditions fraîches et humides. Les spores de P. obducenspeuvent être disséminées par les éclaboussures d’eau et les courants d’air. Le pathogène peut par ailleurs survivre dans le sol et les débris végétaux pendant plusieurs années. Les plantes malades doivent être jetées et non pas mises au compost. De plus, il ne faut pas replanter d’impatientes sensibles, mais plutôt opter pour des espèces résistantes ou non sujettes à la maladie.

Suggestions de plantes de remplacement

Les annuelles produisant des fleurs à l’ombre ne sont pas légion, mais pourquoi ne pas essayer les impatientes de Nouvelle-Guinée (Impatiens hawkeri), les bégonias des jardins (Begonia x semperflorens-cultorum), les bégonias de Bolivie (Begonia boliviensis), les bégonias tubéreux (Begonia x tuberhybrida), les torénies (Torenia spp.) ou les browallies (Browallia spp.)? Avec leur feuillage décoratif, les coléus (Plectranthus scutellarioides, syn. Solenostemon scutellarioides), alternanthères (Alternanthera spp.), oxalides (Oxalis spp.) et caladiums (Caladium bicolor) égayeront également les emplacements ombragés. Outre ces annuelles, plusieurs vivaces, fougères, arbustes, de même que quelques graminées et grimpantes trouveront aussi une place de choix dans les jardins d’ombre. Sélection de plantes pour jardins ombragés. Enfin, pour faire de belles découvertes et dénicher des idées pour aménager son coin ombragé, il ne faut pas oublier de planifier une visite au Jardin du sous-bois.

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Consultez notre Carnet horticole et botanique ou, présentez-vous au comptoir des renseignements horticoles du Jardin botanique pour un service personnalisé. Un de nos experts se fera un plaisir de vous donner plus d’informations.

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