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Une cueillette sauvage écoresponsable

La cueillette des orties
Credit: Arpent nourricier - Flickr
Gathering nettles
Une cueillette sauvage écoresponsable

Partir à la cueillette des plantes sauvages comestibles est une magnifique aventure qui nous permet non seulement d’ajouter de nouvelles saveurs à notre assiette, mais aussi de renouer des liens avec la terre mère. Prenez le temps d’écouter, de toucher, de sentir, de vivre la forêt. La nature est si généreuse envers nous, apprenons à la connaître et à la respecter. Forte, elle peut aussi être fragile. Voici donc quelques pistes qui vous guideront afin de réussir votre récolte gourmande écoresponsable.

Penser à l’avenir

Avant toute chose, consultez la liste des plantes rares ou à statut vulnérable. Certaines plantes, tel l’ail des bois, mettent plusieurs années avant de se reproduire et sont protégées par la loi. 

Si vous devez récolter la plante entière, il est très important de laisser en place suffisamment d’individus afin de permettre à la population de se régénérer. Rien ne sert de trop récolter. Soyez raisonnable et ne prélevez que ce dont vous avez besoin. Ayez une pensée pour la faune sauvage dont la survie dépend peut-être de cette ressource. 

L’art de bien récolter

Lorsque vous prélevez seulement une partie de la plante, comme les feuilles, essayez de répartir votre cueillette sur plusieurs individus. En règle générale, on ne devrait pas cueillir plus du tiers d’un plant à la fois. De cette façon, on évite de trop l’affaiblir et la plante peut mieux se régénérer. Dans le même ordre d’idée, cueillez la plante avec délicatesse afin de ne pas la blesser, en utilisant toujours un bon ciseau.

Être toujours certain de sa récolte

Même un cueilleur expérimenté doit prendre le temps de bien identifier la plante. En nature, plusieurs espèces se ressemblent. La différence entre une plante comestible et une plante toxique peut parfois être subtile. Observez tous les détails : la disposition des feuilles, les nervures, l’inflorescence, les fruits, etc.

Assurez-vous de récolter la bonne partie de la plante. Ceci est particulièrement important si vous récoltez des plantes médicinales. Avez-vous besoin des racines, des graines, des fleurs ou des feuilles ? Un bon exemple est la violette (Viola spp.). On peut manger et se soigner avec ses feuilles et ses fleurs. Par contre, sa racine est vomitive.

Respecter des lieux

Lors de votre cueillette, piétinez le moins possible les plantes environnantes. Aussi, respectez la nature sauvage en ne laissant aucun déchet.

Enfin, récoltez toujours dans un milieu sain et sûr. Ne sélectionnez que les plantes les plus belles. Et, si vous avez un doute, quel qu’il soit, abstenez-vous. Finalement, assurez-vous que les plantes conviennent bien à votre état de santé avant de les consommer.

Sur ce, je vous souhaite de belles découvertes gourmandes et une bonne cueillette écoresponsable !

Références suggérées :

  • Gaudette, R. 2016. Cueillir sans nuire. Quatre-temps 40 (4) : 40-43
  • Fleurbec. Plantes sauvages au menu. Cuisine raisonnée. 2e édition. 2005.  Fleurbec éditeur.
  • Le Gal, Gérald. Aventure sauvage de la cueillette à l’assiette. 2e édition. Marcel Broquet. 2016

 

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1 Commentaire(s)
Portrait de Ana
Ana

Merci, bel article! Ou peut-on trouver des orties sur la Rive-Sud? J'aimerais bien en cueillir!

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