Blogue

Une toute nouvelle façon d’aider le monarque

Monarque
Credit: Espace pour la vie (André Sarrazin)
Danaus plexippus
Une toute nouvelle façon d’aider le monarque

Malgré la hausse des populations migratrices notée l’hiver dernier, la sauvegarde du monarque n’est pas encore assurée. Face à la menace, l’Insectarium lance un tout nouveau projet de recherche visant à décrire, puis protéger les milieux de reproduction du papillon. Scientifiques renommés et citoyens y prennent part. Place à Mission monarque!

Début mars, une excellente nouvelle tombe! Au Mexique, l’évaluation de la population de l’est, sur leurs sites d’hivernage, révèle une encourageante augmentation. Répartie sur 4,01 hectares de forêts, la population a triplé depuis l’année dernière, et quintuplé depuis la triste année record de 2013. De l’autre côté des Rocheuses, la population de l’ouest présentait elle aussi une légère augmentation au moment de l’évaluation annuelle, en novembre, avec ses 271 000 individus. Malgré tout, beaucoup de travail reste à faire pour retrouver les abondantes populations des décennies précédentes.

Protéger à la source

Pour atteindre les effectifs des années 1990 (18 hectares pour la population de l’est et 1,2 million d’individus pour la population de l’ouest), le monarque doit avant tout avoir accès à des milieux favorables à sa reproduction. Les chenilles se nourrissent exclusivement d’asclépiade, une plante sauvage dont on retrouve plusieurs espèces dans le sud du Canada. Ce sont les habitats riches en asclépiades et accessibles aux monarques qu’il faut protéger afin de sauvegarder l’emblématique papillon.

Par le biais d’un grand projet de recherche pancanadien, l’Insectarium, en collaboration avec l’Institut de recherche en biologie végétale, l’Université du Québec à Rimouski, l’Université d’Ottawa et l’Université de Calgary, se penche sur l’état de la situation du monarque au pays. Un volet de cette étude consiste à identifier, grâce à des modèles informatiques, les habitats potentiels de reproduction du monarque. L’étape suivante vise à vérifier sur le terrain si les papillons s’y trouvent. Pour cette tâche titanesque, on fait appel aux citoyens canadiens.

Les citoyens à la rescousse avec Mission monarque

Mission monarque constitue le volet de science participative de cette grande étude. Le projet vise à vérifier la présence d’œufs et de chenilles de monarque en milieux naturels. Dès juin, les experts invitent les passionnés de science et de papillons à sortir en nature, scruter les plants d’asclépiade et partager leurs trouvailles sur le site Web. Les données ainsi recueillies fourniront de précieuses informations, année après année, et permettront de mieux protéger le monarque.

Plus que jamais, des gens de tous horizons prennent part aux solutions environnementales, que ce soit en changeant leurs habitudes ou en participant à la recherche. Mission monarque, c’est une façon de plus d’aider le monarque, cet éclatant roi des papillons!

Mission monarque

Partager cette page

Suivez-nous !

Abonnez-vous pour recevoir par courriel :
2 Commentaire(s)
Portrait de Véronique Fournier
Véronique Fournier

Bonjour,

J'ai planté de l'asclépiade commune l'an dernier dans ma cour, de la monarde et aussi de l'échinacée. J'ai vu beaucoup de belles-dames, mais pas de monarques.

Avez-vous d'autres suggestions? J'habite la région de Saint-Hyacinthe.

Merci,
Véronique Fournier

Ajouter un commentaire
Portrait de Anonymous