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Carnet horticole et botanique

Brûlure des feuilles du marronnier

Ravageurs et maladies
Français
Brûlure des feuilles du marronnier
Crédit photo : Espace pour la vie (Pascale Maynard)

Onglets

Description

Résumé

Cette maladie fongique est fréquente chez plusieurs espèces de marronniers, particulièrement lorsque le temps est humide au printemps et en été. Les jeunes feuilles infectées présentent d’abord de petites taches jaunâtres. En été, ces taches s’agrandissent et prennent une teinte brun orangé, conférant au feuillage un aspect brûlé. Une infection grave entraîne le dessèchement et la chute prématurée des feuilles. Cependant, les dommages sévères se manifestent habituellement à la fin de la saison de croissance, alors que les bourgeons sont déjà formés pour l’année suivante. Par conséquent, la maladie a généralement peu d’impact sur la santé des arbres. Les dégâts sont surtout d’ordre esthétique.

Signes et symptômes

  • Les premiers symptômes apparaissent sur les jeunes feuilles au printemps, sous la forme de petites taches jaunâtres au contour irrégulier.
  • Pendant l’été, les taches s’agrandissent et deviennent brun orangé. Elles sont généralement entourées d’un halo jaune. Les lésions peuvent fusionner pour former de grandes taches d’aspect brûlé.
  • Les fructifications du champignon, qui ont l’apparence de petits points noirs, sont visibles sur les taches (principalement sur la face inférieure).
  • Lors d’une infection sévère, les feuilles se recroquevillent, se dessèchent et tombent prématurément.
  • Les pétioles et les jeunes fruits sont parfois infectés.
  • La maladie menace rarement la vie des marronniers, car les dommages sévères apparaissent habituellement tard en saison. Des défoliations importantes et répétées affaiblissent toutefois les arbres qui deviennent alors plus vulnérables à d’autres maladies, aux ravageurs et aux stress environnementaux.
  • Les symptômes de la brûlure des feuilles du marronnier sont parfois confondus avec le dessèchement du feuillage causé par un stress abiotique (sécheresse, choc de transplantation, compaction du sol, fosse de plantation trop petite, excès d’engrais, salinité élevée du sol, carence minérale, etc.). Dans le cas d’un stress abiotique, il n’y a toutefois pas de fructifications noires sur les tissus atteints. De plus, les symptômes se limitent souvent à la marge des feuilles et aux tissus entre les nervures.

Nom latin

Phyllosticta paviae (syn. Guignardia aesculi)

Plantes hôtes

Plusieurs espèces de marronniers, notamment le marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum), le marronnier glabre (Aesculus glabra) et le marronnier rouge (Aesculus x carnea).

Cycle de développement

Description et cycle de développement

Le champignon causant la brûlure des feuilles du marronnier fait partie des ascomycètes, les champignons à asques. Les ascomycètes font deux types de spores : des ascospores (sexuées) et des conidies (asexuées).

Le champignon hiverne au stade sexué dans les feuilles infectées l’année précédente et qui sont tombées au sol. Tôt au printemps, il libère des ascospores qui sont transportées par le vent vers les jeunes feuilles du marronnier. Par temps humide, les ascospores germent et sont la cause des infections primaires.

Les tissus infectés développent des taches jaunâtres qui virent plus tard au brun orangé. Les fructifications (pycnides) du stade asexué du champignon, visibles sur les lésions, produisent des conidies qui sont dispersées par la pluie. Ces dernières sont responsables des infections secondaires pendant l’été.

Prévention et contrôle

Conditions favorables

Le développement de la maladie est favorisé par un printemps et un été pluvieux. 

Dépistage

Au début du printemps, surveiller l’apparition des premiers symptômes. Poursuivre le dépistage pendant la saison de croissance.

Mesures préventives

  • Respecter les distances de plantation.
  • Assurer la vigueur des arbres en les arrosant en période de sécheresse et en les fertilisants adéquatement. Éviter de mouiller le feuillage pour ne pas favoriser la germination et la dispersion des spores. L'application d'un paillis organique au pied des arbres permet de conserver l'humidité du sol.
  • Tailler la ramure des arbres trop denses pour améliorer la circulation de l’air et la pénétration de la lumière, et ainsi favoriser un séchage plus rapide du feuillage.

Contrôle physique

  • Ramasser et jeter les feuilles infectées tombées au sol afin de prévenir de nouvelles infections.
  • Ne jamais composter de débris végétaux infectés.

Contrôle biologique

Aucun traitement disponible.

Contrôle chimique

Le Jardin botanique de Montréal ne recommande pas l’utilisation de pesticides pour lutter contre cette maladie.

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