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Code d'éthique

Français
Lathyrus latifolius.
Credit: Jardin botanique de Montréal (Normand Cornellier)
  • Compte tenu que les collections biologiques des espèces ne peuvent assurer le maintien de l'ensemble des processus écologiques, les chercheurs associés au projet considèrent que la préservation des habitats est un enjeu prioritaire pour sauvegarder les espèces menacées ou en voie de le devenir. Dans ce contexte, la conservation ex situ se veut une mesure complémentaire à la sauvegarde du potentiel génétique des populations menacées.
  • Lors de la collecte des espèces rares, il importe de s'assurer que la ou les populations où se feront les récoltes ne subiront aucun tort quant à leur survie et ce, autant à court terme qu'à long terme. Pour cette raison, lors de la collecte des espèces rares d'une population, seulement une très petite portion de ses graines ou de son matériel vivant sera prélevée de manière à ne faire aucun tort à la population.
  • Lors de la collecte du matériel génétique provenant de populations naturelles, le consentement éclairé des autorités gouvernementales ainsi que de tous les autres propriétaires pouvant être concernés sera obligatoirement obtenu. Qu'il s'agisse de terrains privés ou de terrains gouvernementaux (protégés ou non), une demande d'accès et de collecte devra être adressée à chacun des propriétaires concernés afin d'obtenir les autorisations ou les permis nécessaires.
  • De manière à obtenir un consentement éclairé par rapport à l'acquisition des ressources génétiques tout en y couplant notre volet éducationnel, les personnes concernées seront pleinement informées quant à l'acquisition, la gestion et l'utilisation de ces ressources génétiques. Nous veillerons également à sensibiliser les propriétaires de terrains privés à la valeur écologique des plantes situées sur leur propriété.
  • Afin de ne pas mettre en péril les populations d'espèces rares, toutes les informations concernant la localisation de nos activités de récolte sur les plantes rares seront conservées de manière confidentielle et ne seront divulguées qu'au personnel qualifié du ministère de l'Environnement du Québec ou à d'autres professionnels de la conservation des espèces en péril. Les connaissances acquises sur ces nouvelles localisations de populations ne devront être divulguées qu'au Centre de Données sur le Patrimoine Naturel du Québec.
  • Plus spécifiquement, la collecte de manière éthique de graines :
    • sera appuyée par les publications disponibles traitant spécialement le développement clonal et les capacités reproductrices des espèces visées. Selon ces documents, un seuil de récolte des graines très largement sécuritaire pour la population de plantes sera fixé de manière à ne jamais provoquer un stress sur la reproduction et la survie de la population;
    • devra couvrir les besoins de propagation du projet et ainsi que les envois aux banques de graines.
  • Si les espèces cibles ne produisent pas suffisamment de graines, que leur reproduction se fait très majoritairement de manière végétative et que le nombre d'individus ou de tiges est relativement grand, il sera possible de procéder à la collecte d'une partie vivante de la plante.
  • Toutes les populations ex situ de chacune des espèces cibles introduites au Jardin botanique de Montréal feront l'objet d'un suivi très détaillé qui portera sur leur localisation, leur propagation, leur nombre, leur survie et la possibilité de récolte de graines.