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Convention sur la diversité biologique

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Chêne bicolore (Quercus bicolor), une plante rare du Québec.
Credit: Jardin botanique de Montréal (Gilles Murray)

En raison de son importance, la conservation de la diversité végétale, tout comme la conservation de l'ensemble de la biodiversité, est un enjeu important tant au niveau national que mondial.

Pour mettre en place un cadre pour la conservation de la biodiversité au niveau mondial, les Nations Unies ont développé en 1992 un traité sur la biodiversité. Cette Convention sur la diversité biologique, ou Convention on Biological Diversity (CDB), est devenue la référence en matière de conservation de la biodiversité. Pour favoriser la conservation, la CDB définit des étapes logiques pour intégrer une planification globale de la conservation avec les activités de chaque pays. Elle demande, par conséquent, à ses signataires de mettre en place ou de réviser leurs propres lois et politiques pour prévenir la perte de la biodiversité. Les pays signataires doivent revoir ou créer des plans stratégiques indiquant comment ils comptent atteindre les objectifs fixés par la convention en matière de conservation.

La CDB n'a pas seulement comme objectif la conservation de la biodiversité, mais également une utilisation durable de celle-ci et un partage équitable des bénéfices issus de l'utilisation de la diversité génétique. Ces objectifs sont autant des instruments de changement social que de conservation de la nature. La convention tente de créer une entente multilatérale entre les 177 signataires, dont le Canada, sur les sujets complexes que sont la conservation de la nature, les droits humains et le développement économique durable.

Davantage une liste d'objectifs, de buts et de moyens pour attendre ceux-ci qu'une loi à action immédiate, la CDB est un outil de travail pour les différents paliers de gouvernement et les multiples associations qui oeuvrent pour la conservation de la biodiversité.

Au Canada, la mise en place de ces mesures se fait dans les différents ministères du gouvernement fédéral, mais la conservation n'est pas seulement une affaire gouvernementale. Tous les secteurs de la société doivent comprendre l'importance de la biodiversité et oeuvrer à leur façon à sa conservation.

La réponse directe du Canada à la Convention sur la diversité biologique est la Stratégie canadienne de la biodiversité, ou Canadien Biodiversity Strategy (SCB). Cette stratégie, publiée en 1995, fut élaborée par le ministère de l'Environnement suite aux recommandations de différents groupes de consultation sur les divers aspects de la conservation visant à évaluer les implications des différents secteurs de la société dans l'application de la CBD.

Les jardins botaniques ont joué un rôle actif dans ce processus de consultation en faisant partie du groupe de travail sur la conservation ex situ. Le Réseau canadien pour la conservation de la flore, ou Canadian Botanical Conservation Network, (CBCN) fut créé directement suite aux recommandations de ce groupe pour soutenir les jardins botaniques dans leur participation à la CDB et à la SCB.

Toutes les provinces et territoires canadiens ont signé, avec le gouvernement fédéral, un traité reconnaissant leur adhérence aux principes de conservation de la biodiversité et d'utilisation durable des ressources naturelles. Ils ont ainsi accepté de faire leur les objectifs de la SCB. Les cinq principaux buts de la stratégie canadienne sont :

  • conserver la biodiversité et utiliser les ressources naturelles d'une façon durable;
  • augmenter notre compréhension des écosystèmes et favoriser une bonne gestion des ressources;
  • promouvoir la compréhension de l'importance de la biodiversité, de son utilisation durable et de sa conservation auprès des Canadiens;
  • appliquer les lois et politiques gouvernementales visant la préservation de la biodiversité;
  • coopérer avec nos partenaires mondiaux pour la conservation et le partage des bénéfices dus à l'utilisation des ressources génétiques.

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