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Carnet horticole et botanique

Culture des orchidées

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Propetalum Lise Gobeille 'Merci Doctor Ben'.
Credit: Jardin botanique de Montréal (Michael MacConaill)  

Les orchidées constituent la plus grande famille de plantes à fleurs. Jusqu'à présent, on dénombre plus de 30 000 espèces regroupées dans quelque 750 genres. On les trouve partout sur la planète, à l'exception des régions polaires et désertiques. De nos jours, de nouvelles espèces sont encore découvertes. Leur grande diversité et leurs fleurs spectaculaires expliquent l'engouement que suscite la culture des orchidées partout dans le monde.

On identifie les plantes de la famille des Orchidacées à partir de caractéristiques morphologiques des fleurs qui leur sont communes. Entre autres, elles possèdent trois sépales et trois pétales dont un modifié en labelle* qui joue un rôle attractif majeur dans la pollinisation. De plus, au lieu d'avoir un pistil et des étamines, elles ont une colonne regroupant les parties mâles et femelles de la fleur.

Les modes de croissance

On distingue trois principaux modes de croissance chez les orchidées. Leur connaissance est indispensable pour déterminer le type de culture adapté à chaque plante.

  • Les orchidées terrestres ont la particularité de croître au sol. Leurs racines vivent dans la couche superficielle d'humus. La plupart des orchidées de cette catégorie proviennent des régions tempérées. Bien que tropical, le genre Paphiopedilum présente le même mode de croissance.
  • Les orchidées épiphytes se servent d'autres plantes comme support, sans toutefois les parasiter. Elles sont majoritairement d'origine tropicale. On rencontre dans cette catégorie les genres Phalaenopsis et Cattleya.
  • Les orchidées lithophytes grandissent dans les anfractuosités de roches. Le genre Laelia comprend des espèces présentant ce mode de croissance.

Les formes de croissance

Les orchidées peuvent également être classées selon leur forme de croissance. On distingue les orchidées sympodiales et les orchidées monopodiales.

  • Les orchidées sympodiales produisent leurs nouvelles pousses à partir d'anciennes. Elles développent des pseudobulbes, c'est-à-dire des renflements de la tige où sont stockés l'eau et les éléments nutritifs. Ces structures permettent à la plante d'entrer en repos lors des périodes de sécheresse. Parmi celles-ci se trouvent les genres Cymbidium et Cattleya.
  • Les orchidées monopodiales poursuivent leur croissance année après année à partir de tiges existantes. Ces orchidées ne possèdent pas de pseudobulbes. Contrairement aux plantes sympodiales, les monopodiales n'ont donc pas de période de repos aussi marquée. Les genres Phalaenopsis et Vanda appartiennent à cette catégorie.

* Pourvu de toutes sortes d’appendices, le labelle est une pièce florale d’une complexité et d’une variabilité très grandes prenant la forme selon le cas, de pseudo femelle (Ophrys sp.), de piste d’atterrissage, de piège (Paphiopedilum sp.), de glissade ou de tunnel (Cattleya sp.). Chaque espèce qui utilise un de ces procédés attire plus spécifiquement un type d’insecte. Les orchidées ont aussi développé des parfums variés, subtils ou nauséabonds, afin d’attirer leurs principaux pollinisateurs : les insectes et les oiseaux.

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