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Diminuer le gaspillage et la pollution de l’eau

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Credit: Jardin botanique de Montréal (Michel Tremblay)

Connaissez-vous la quantité d’eau nécessaire pour produire les articles qui entourent votre quotidien? La boîte de chocolat offerte à l’être aimé; la bière préférée; le papier sur lequel les notes sont prises; la bouteille d’eau ajoutée au repas; l’autobus qui vous transporte vers le lieu de travail. Combien de litres d’eau faut-il pour produire la pomme de terre? Notre train de vie ne serait sûrement pas le même sans cette richesse qu’est l’eau. On n’a qu’à penser aux pays qui n’ont pas cette chance.

L’eau est omniprésente dans nos vies. On la trouve dans plusieurs produits qui nous sont très familiers. Elle compose souvent la matière première. Elle fait partie des diverses phases de fabrication des biens de tous les jours.

Objet fabriqué Besoin en eau (en litres)
1 kilogramme de laine 1501
1 tasse de café 1402
1 kilogramme de sucre 501
1 kilogramme d’aluminium 1 2001 et 2 
1 automobile 12 0001 et 2
1 kilogramme de bœuf 13 5003

Source :
1Agence de l’eau Rhin Meuse
2Vision mondiale
3Conseil mondial de l’eau

L’eau est donc une matière précieuse et nécessaire. Pourquoi l’oublier au moment de la protéger? Est-ce parce qu’elle apparaît en quantité infinie?

Il faut s’arrêter et réfléchir au moment de consommer ces produits qui demandent beaucoup d’eau. Il faut également cesser ces petits gestes qui n’aident pas cette richesse.

Ainsi, il suffit d’une seule goutte d’huile pour contaminer 25 litres d’eau qui devient impropre à la consommation; 10 millions de litres d’eau peuvent être souillés par un gramme d’herbicide (2,4-D). Ce produit est défendu depuis longtemps, mais demeure encore sur les tablettes de certains propriétaires.  

Et que dire des médicaments jetés dans les égouts domestiques? Pourtant, il est si facile de les remettre entre les mains de pharmaciens qui ont un programme de récupération adéquat.

Lors du grand nettoyage des berges de 2008, le Biodôme a compté plus de 2 200 mégots de cigarettes sur une berge de 2 kilomètres, nettoyée par des bénévoles. Ces mégots contiennent des milliers de substances toxiques qui auraient contaminé la nappe phréatique pendant des dizaines d’années.

Chaque geste posé mérite une réflexion. Un autre exemple est l’entretien et la rénovation des maisons. Plusieurs produits utilisés comme la peinture, la colle et les solvants contiennent des substances toxiques qui se doivent d’être traitées séparément et surtout ne pas être disposés dans les égouts ou l’environnement. Des choix et des décisions sensés s’imposent. Nous devons nous renseigner sur les articles moins néfastes pour la santé ou l’environnement et disposer de ces déchets dans les centres appropriés.

Je m’informe des mesures prises par ma municipalité pour une gestion responsable de l’eau.

L’eau douce recouvre 10 % de la superficie du Québec. Avec ses milliers de cours d’eau et de lacs, le Québec représente 3 % des réserves d’eau douce renouvelables de la Terre. Bien que beaucoup de ministères gouvernementaux réglementent divers aspects liés à l’eau du Québec, les municipalités ont un rôle très important dans la gestion de l’eau. Elles administrent tous les services d’eau offerts aux résidents et assurent principalement la qualité de celle-ci. D’où l’importance de gérer cette précieuse ressource d’une façon responsable et durable. En tant que citoyen, nous nous devons de surveiller les activités reliées à cette richesse. Prend-on les moyens nécessaires pour éviter les fuites d’eau dans notre réseau d’aqueduc? Y a-t-il des règlementations spécifiques pour réduire la consommation d’eau lors de période de sécheresse? Sont-elles appliquées?

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