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Gestion de la faune

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Cormoran à aigrettes (Phalacrocorax auritus) au Jardin botanique.
Credit: Jardin botanique de Montréal (Gilles Murray)

Le Jardin botanique de Montréal est situé en milieu urbain et il accueille sur son site une diversité d’espèces animales avec lesquelles il souhaite cohabiter de la façon la plus harmonieuse possible. Observer une famille de ratons laveurs en bordure de l’étang peut être un spectacle bien agréable. Mais lorsque ceux-ci se retrouvent dans un bâtiment ou lorsque des visiteurs s’en approchent pour les nourrir, au risque de se faire mordre, cela devient préoccupant. Certains animaux en se nourrissant peuvent détruire ou causer des pertes considérables dans les collections botaniques. Il nous faut alors intervenir.

La politique de gestion de la faune au Jardin botanique de Montréal adoptée en 2011 vise à assurer la meilleure cohabitation possible avec la faune sur son territoire tout en établissant des balises claires sur les situations où le personnel doit intervenir et sur la façon de le faire.

Lignes directrices de la politique de gestion de la faune

La politique de gestion de la faune au Jardin botanique de Montréal vise à préserver la biodiversité et à assurer une cohabitation harmonieuse avec la faune tout en assurant la protection du public et des employés ainsi que l’intégrité des collections botaniques.

Le personnel du Jardin n’effectue une mesure de contrôle qu’en dernier recours, lorsqu'un animal devient une menace pour les visiteurs, les employés ou l’intégrité des collections. Mais le personnel devra d’abord user de toutes les méthodes préventives et dissuasives éprouvées.

Respectez leur vraie nature. Ne nourrissez pas les animaux.

Nourrir les animaux est un geste contre nature qui peut avoir de graves conséquences pour l’animal :

  • Les animaux n’ont pas besoin d’être nourris.
  • Le milieu naturel leur offre une alimentation saine et variée. En se nourrissant seuls, ils développent des comportements adéquats essentiels à leur survie.
  • Nourrir les animaux peut les rendre malades (malnutrition, obésité, etc.).
  • Un animal se met en danger s’il perd sa crainte naturelle de l’être humain.
  • Les animaux habitués d'être nourris importunent les visiteurs. Ils peuvent devenir dangereux, particulièrement pour les enfants en bas âge.
  • En ayant des contacts avec les humains, ces animaux peuvent transmettre des maladies et des parasites aux êtres humains (coliformes fécaux, salmonellose, tiques, rage).
  • Attirés par la nourriture, les animaux se rassemblent en grand nombre, ce qui favorise les épidémies et la prolifération des parasites.
  • Le Jardin botanique est reconnu comme un lieu historique national. Parfois, la présence d’animaux cause des dommages aux plantes, aux bâtiments et aux installations électriques.

Saviez-vous que nourrir les animaux est interdit?

Pour des raisons d’hygiène et de santé publique, nourrir les animaux est  interdit. Quiconque contrevient à ce règlement commet une infraction et est passible d’une amende de 30$ à 60$. (Règlement: 35.1, 99-102, a. 37; RCA-53 a.9)

Pas de nouvelles introductions au Jardin

Le Jardin botanique de Montréal ne peut accueillir les animaux emmenés par des visiteurs, qu’il s’agisse d’espèces exotiques ou indigènes. Ces intrus pourraient favoriser l’introduction de maladies dans la population animale du jardin et même y causer des épidémies.

L’introduction de nouvelles espèces peut entraîner la disparition ou le déplacement d’espèces originaires du milieu. La tortue à oreilles rouges et les poissons rouges, par exemple, sont des espèces exotiques que l’on se procure dans les animaleries. Libérées dans la nature, ces espèces survivent très bien à l’hiver et peuvent déloger les espèces indigènes.

Les animaux domestiques, le lapin par exemple, n’ont pas le réflexe de chercher leur nourriture puisqu’on les a toujours nourris. Au Jardin, ils sont voués à une mort certaine. Quant aux chiens et aux chats errants, ils réussissent, pour la plupart, à survivre comme des animaux sauvages en se nourrissant de petits mammifères et d’oiseaux. Ils sont donc nuisibles pour la faune indigène. Ils peuvent aussi contracter certaines maladies qu’ils transmettront à la faune indigène. Enfin, ils sont susceptibles de blesser et de mordre des visiteurs et des employés.

Finalement, l’introduction de certains animaux peut avoir des effets désastreux sur les collections de plantes du Jardin botanique. En s’alimentant, les animaux peuvent détruire certaines espèces de plantes vivaces, d’arbustes ou de conifères.

Les oiseaux du Jardin botanique

Le Jardin botanique accueille une faune ailée diversifiée. Les sources de nourriture y sont abondantes et variées. En hiver, des mangeoires d’oiseaux sont installées afin de leur fournir un apport de nourriture plus régulier. Cela fait le bonheur des ornithologues amateurs et des visiteurs qui peuvent ainsi les observer plus facilement. Le fait de nourrir les oiseaux aux mangeoires n’est pas problématique puisqu’il n’y a pas de contact avec l’être humain et donc aucune possibilité de dépendance.

Des précautions particulières sont prises pour éviter les risques de transmission de la salmonellose: nettoyage des mangeoires et ramassage des écailles au sol qui contiennent des déjections d’oiseaux.

Le renard roux (Vulpes vulpes)

Des renards roux habitent actuellement au Jardin. La superficie du terrain ne permet qu’à un seul couple de résider sur le site. Le renard roux est un animal timide, discret et de tempérament nerveux. Il joue un rôle utile en se nourrissant d’une grande quantité de petits mammifères et d’insectes ravageurs des plantes. Il est très important de ne pas les nourrir.

Le personnel du Jardin s’assure que la tanière où se fait la mise bat ne soit pas située dans une zone très fréquentée par les visiteurs. Tous les bâtiments sont munis de dispositifs pour empêcher les animaux de s’introduire sous ses structures. Le couple ainsi que les petits de chaque portée reçoivent des vaccins contre la rage lors des campagnes annuelles de vaccination initiées par la Direction des Grands parcs et du verdissement en collaboration avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

L’écureuil gris (Sciurus carolinensis)

Plusieurs visiteurs aiment les observer et les nourrir. Toutefois, certains écureuils qui ont été nourris deviennent très familiers avec les visiteurs. Il peut arriver que les écureuils mordent les personnes qui leur offrent de la nourriture. La prudence est donc de rigueur.

Les écureuils peuvent déterrer une grande quantité de bulbes et de plantes ornementales. Ils rongent l’écorce des jeunes arbres et mangent les bourgeons. Ils s'introduisent dans les greniers, les bâtiments et les cabanes d'oiseaux. Ils peuvent ronger les fils électriques et causer des incendies.

Pour le bien-être des écureuils et la sécurité des visiteurs, il est très important de ne pas nourrir les écureuils. Le personnel du Jardin utilise des répulsifs lors de la plantation des bulbes pour les éloigner.

Le goéland à bec cerclé (Larus delawarensis)

Les goélands causent parfois des désagréments en harcelant les visiteurs qui mangent en plein air, sur la terrasse du restaurant par exemple. Il arrive qu’ils vident les poubelles. Ils peuvent également s’attaquer aux carpes au Jardin japonais.

Pour limiter ces désagréments, il est important de ne pas nourrir les goélands. Des fils de nylon ont été installés parallèlement, à une distance de 25 cm les uns des autres, au-dessus de la terrasse du restaurant pour les éloigner. Les déchets doivent être déposés dans les contenants fermés, prévus à cet usage.