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L’ABC de l’ensemencement

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Graines d'ail des bois
Crédit photo : Biodôme de Montréal

Récoltez vos graines

Si vous êtes intéressé à propager l’espèce dans votre érablière, vous avez peut-être déjà songé à l’ensemencement. L’espèce étant toutefois protégée par la loi, il est impossible (et illégal!) de se procurer des graines sur le marché. Si vous avez la chance d’avoir de l’ail des bois dans votre boisé ou connaissez quelqu’un qui en possède, vous pourriez récolter vos graines vous même. Il est important de trouver une source de graines près de son boisé afin de conserver les caractéristiques régionales des populations naturelles. Les graines, matures vers la mi-septembre, se récoltent facilement. Il est important de les placer ensuite dans un contenant hermétique au réfrigérateur tout l’hiver, pour imiter les conditions hivernales. Si les graines ne sont pas placées au froid, leur dormance sera prolongée d’un an. Bien que les graines soient récoltées à l’automne, on retarde l’ensemencement au printemps pour mieux choisir le site où les plantera.   

Où semer?

La description de l’habitat de l’ail des bois présentée plus tôt permet d’identifier le ou les sites favorisant la croissance de l’espèce. L’ail des bois croît exclusivement dans les forêts dominées par les feuillus. Il préfère les zones humides au printemps (mi-pentes ou bas de pentes, bordure des cours d’eau), mais non inondées. Évitez les pentes moyennes à fortes orientées vers le nord, ainsi que les sites très rocheux.

Voyez loin!

Il faut toujours penser à long terme lorsqu’on choisit un site d’ensemencement. Un site en pente douce permettra aux graines produites par les plants de se disperser naturellement et d’étendre la colonie dans un habitat qui lui sera favorable. Le choix d’un lieu bien protégé évitera les pertes attribuables à la cueillette. Observez la végétation déjà en place : elle peut s’avérer un bon indice quant aux endroits les plus propices à la croissance de l’ail des bois. Une forte dominance d’érable à sucre, accompagnés de frênes blancs et de tilleuls, est un bon indicateur d’un site riche et assez chaud. Par contre, les hêtres ou les conifères, s’ils sont présents en trop grand nombre, contribuent à former une couche fibreuse persistante au sol, nuisant à l’établissement des plantes herbacées. Une zone où les arbustes et les autres plantes de sous-bois ne sont pas trop denses favorisera une meilleure croissance de l’ail.

Certaines plantes de sous-bois accompagnent souvent l’ail des bois et peuvent nous guider lors du choix d’un site d’ensemencement. Parmi ces plantes « compagnes », les mieux connues, on trouve: l’érythrone d’Amérique, le trille blanc, le trille rouge, la violette du Canada, l’adiante du Canada et la matteuccie fougère-à-l’autruche. Pour une liste plus détaillée des espèces compagnes de l’ail des bois, reportez-vous au paragraphe « Un entourage varié » de la section « Quelques notions de base ».

Le printemps : période de choix

Le printemps représente la période idéale pour semer l’ail des bois, car c’est à cette saison seulement que la plante croît en forêt. Il est alors plus facile de s’assurer que le site d’ensemencement correspond bien au site idéal décrit plus haut. On peut aussi reconnaître plus aisément les plantes compagnes et mieux juger des conditions de croissance. N’oubliez pas deux facteurs importants : l’humidité et le degré de compétition!   

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