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Le Parcours des phytotechnologies

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Le Parcours des phytotechnologies - Les marais épurateurs
Crédit photo : Espace pour la vie

Les plantes, ces infatigables ouvrières de l’ombre!

Le Jardin botanique de Montréal présente le Parcours des phytotechnologies, un projet phare et ambitieux. Après plusieurs années de recherche et de collaboration entre les scientifiques du Jardin botanique et ceux de l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV), des milliers de plantes commenceront à travailler dans l’ombre pour démontrer leur pouvoir en matière de réhabilitation, de décontamination, d’insonorisation, de filtration, de stabilisation ou encore de percolation et de purification. 

Une campagne de financement de 14,5 millions $

Le coût du Parcours des phytotechnologies est estimé à 14,5 million $.  La Ville de Montréal investira un dollar au Parcours pour chaque dollar amassé par la Fondation Espace pour la vie. À ce jour, la Fondation a amassé plus de 1,1 million $ grâce à des contributions de RBC Banque Royale et de l’Association minière du Québec, qui permettent de développer la Station des marais épurateurs, ainsi que des dons de la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman et de la Fondation J. Armand Bombardier pour faire rayonner le volet éducatif du projet.

Sept stations harmonieusement intégrées au cœur du Jardin botanique

L’ouverture de chacune des sept stations de ce chantier naturel se fera de façon séquentielle entre 2018 et 2023. Chacune d’entre elles mettra à l’œuvre les phytotechnologies, ces révolutionnaires du multitâche écologique. À terme, cette solution verte et audacieuse contribuera à préserver la biodiversité du Jardin botanique, à améliorer la qualité de l’air, de l’eau et du sol et, à certains endroits, à assurer la conservation des milieux existants. 

Les phytotechnologies, des solutions environnementales durables et esthétiques  

Les phytotechnologies sont un champ d’expertise qui utilise les plantes pour résoudre des problèmes environnementaux.  Les conséquences des différents types de pollution sont dramatiques pour l’environnement ainsi que pour les humains et les enjeux qui y sont reliés sont énormes.  

Les phytotechnologies, malgré certaines contraintes, sont fort appréciées pour leur faible coût d’investissement, leur taux de réussite élevé, leur entretien minimal, leur qualité esthétique et les bénéfices environnementaux qu’elles génèrent. Elles représentent une solution alternative aux approches d’ingénierie conventionnelles.

Les phytotechnologies comprennent toute utilisation de plantes pour épurer l’eau, l’air et le sol, pour contrôler l’érosion et le ruissellement, pour restaurer des sites dégradés, pour capter les gaz à effet de serre ou pour réduire la chaleur et la vélocité du vent. L’utilisation de phytotechnologies restaure l’environnement et facilite l’activité des écosystèmes qui maintiennent la vie.

Découvertes et sources d’inspiration pour les visiteurs

Au Jardin botanique de Montréal, le Parcours des phytotechnologies servira à traiter les eaux de ruissellement et les eaux usées. Il contribuera à diminuer l’effet d’îlot de chaleur de son stationnement, à stabiliser les berges des étangs et à maîtriser les plantes envahissantes. Il servira aussi à démontrer comment réduire l’impact des bruits de la ville et comment décontaminer les sols.

Tout au long du parcours, il sera possible de découvrir le pouvoir invisible des végétaux et de voir comment les plantes contribuent efficacement, joliment et à générer de nombreux bénéfices environnementaux.

Grâce à des animations, des maquettes et des démonstrations, les phytotechnologies dévoileront leur fonctionnement. Les visiteurs pourront s’en inspirer pour faire des liens avec leur quotidien et imaginer des applications à la maison, au travail et dans la communauté.

La nature ne chômera pas d’ici 2023!

Entre 2018 et 2023, les visiteurs assisteront au déploiement des sept stations du Parcours des phytotechnologies.  

  • 2018 - Les marais épurateurs - 775 k$ 

    Les plantes serviront à purifier l’eau qui alimente en circuit fermé les bassins de collections de plantes.

  • 2019 - Le mur végétal - 1,26 M$

    Cet écosystème vertical purifiera l’air, accroîtra l’humidité, servira d’écran sonore et de refuges pour la faune aviaire et les insectes. 

  • 2019 - La décontamination - 3,9 M$

    On utilisera les sols situés au-dessus d’un ancien site d’enfouissement pour créer une zone de recherche sur la décontamination par phytoremédiation.

  • 2020 - La maîtrise des plantes envahissantes (réalisé de concert avec la station de la décontamination)

    L’étang de la Maison de l’arbre Frédéric-Back, particulièrement affecté par les plantes envahissantes, servira à illustrer diverses techniques de réhabilitation. 

  • 2021 - Les marais filtrants et le toit végétal - 1,43 M$

    Au pavillon des Jardins-jeunes, le toit du nouveau bâtiment des services sanitaires sera végétalisé et les eaux usées seront purifiées par un marais filtrant.  

  • 2021 - La stabilisation des rives - 3,3 M$

    Dans le secteur des étangs, les végétaux seront utilisés pour stabiliser les berges et limiter la propagation des plantes envahissantes. 

  • 2023 - Les îlots de fraîcheur - 3,8 M$

    La création de zones de rétention d’eau munies d’un système écologique de filtration permettra une meilleure gestion des eaux pluviales du stationnement et réduira l’effet d’îlot de chaleur. 

     

Communiqué de presse (Ville de Montréal)

Billet de blogue 
Des plantes au service de l’environnement : les phytotechnologies

 

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