Menu global

Insectes et autres arthropodes

Les fourmis : la vie en société

Français
Avant l’accouplement, les reines sont ailées. Une fois fécondées, elles s’arrachent les ailes et cherchent un endroit pour fonder une nouvelle colonie.
Credit: Insectarium de Montréal (Claude Pilon)

Les fourmis sont des insectes chez qui la vie sociale atteint un très haut niveau d’organisation, comparable uniquement avec celui observé chez l’abeille domestique ou chez les termites. On dit des fourmis qu’elles sont des insectes sociaux, car elles vivent en colonies organisées et forment des sociétés plus ou moins complexes. Celles-ci se composent généralement de trois castes : la (les) reine(s), les mâles et les ouvrières. Chacune de ces castes présente une morphologie particulière et remplit des fonctions bien précises au sein de la communauté. La vie en colonie comporte de nombreux avantages dont l’un des plus importants est la protection accrue qui en résulte pour le groupe.

Vive la reine!

Généralement, chaque colonie de fourmis est issue d’une seule reine qui passe sa vie à pondre. On y trouve aussi des ouvrières qui ne se reproduisent pas et qui accomplissent des tâches variées : approvisionnement en nourriture, soins au couvain et à la reine, construction des galeries, entretien du nid, défense de la fourmilière. La seules fonction des mâles, dont la présence à l’intérieur de la colonie n’est observée que durant de courtes périodes, est de féconder les reines. Peu après l’accouplement, ils meurent.

L’accouplement a généralement lieu en vol. L'abdomen de la reine contient un petit réceptacle sphérique, appelé spermathèque, qui reçoit les spermatozoïdes lors de la copulation. La spermathèque produit des substances nutritives qui gardent la semence en vie durant plusieurs années, ce qui permet à la reine de pondre des milliers d'œufs sans avoir de nouveaux contacts avec un nouveau mâle.

Une fois dans son nouveau domicile, la reine pond ses premiers œufs. Elle s'occupe seule de cette première couvée, qu'elle nourrit à partir de ses propres réserves. Les premières ouvrières adultes sont toutes petites. Cette première génération d'ouvrières, et toutes les générations suivantes, prennent en charge les travaux de la fourmilière.

La communication : à la base du travail d’équipe

Les fourmis communiquent entre elles en touchant leurs antennes, en émettant des sons et surtout en secrétant des substances chimiques odorantes appelées phéromones. Tantôt émises par la reine, tantôt par les ouvrières, ces particules chimiques permettent des échanges sociaux et sexuels entre les individus d’une même espèce. Chez certaines espèces, par exemple, si une vieille reine est malade, elle émet des phéromones. Celles-ci amèneront les ouvrières à alimenter certaines larves de façon à en produire de nouvelles reines qui entreront en fonction quand la vieille reine disparaîtra.

Add this

Partager cette page