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Carnet horticole et botanique

Mimétisme et pseudocopulation

Français
Bulbophyllum Elizabeth Ann 'Bucklebury' AM/RHS.
Credit: Jardin botanique de Montréal (Gilles Murray)

Mimétisme

Il s'agit probablement d'un des phénomènes les plus fascinants du règne végétal, d'autant plus qu'il se répète de façons variées chez divers groupes d'insectes et d'orchidées non apparentés. Les exemples ne manquent pas. Les Bulbophyllum attirent les mouches par leur apparence de matière en décomposition. De nombreuses espèces miment les fleurs de végétaux abondants et attrayants pour leurs pollinisateurs. Dodson mentionne une abeille mâle qui pollinise le genre Oncidium en attaquant l'inflorescence qui mime un autre mâle en vol, tout en recevant sur la tête les pollinies éjectées, qu'elle ira déposer à la prochaine « attaque ».

Pseudocopulation

Il arrive que la fleur, en tout ou en partie, mime l'insecte femelle. Elle sera alors visitée par les mâles en mal de trouver une femelle. Le genre Trichoceros est remarquable pour cette adaptation, en mimant à l'aide de poils et de parties mobiles, la femelle d'une mouche. Comme Dressler nous le rappelle, les orchidées ne sont pas dotées d'intelligence et le phénomène, comme ceux qui mettent à profit la pollinisation croisée, est le résultat de l'évolution, d'essais et d'erreurs fournis entre autres par la sélection génétique à très long terme et par le succès des individus qui se seront reproduits.