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Carnet horticole et botanique

Multiplication des plantes alpines et de la rocaille

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Genista sp. et Armeria maritima ‘Düsseldorfer Stolz’ au jardin alpin
Credit: Jardin botanique de Montréal (Michel Tremblay)

Après quelques années de croissance, il arrive que certaines plantes, comme celles formant des coussins, se dégarnissent du centre et deviennent moins attrayantes. Il s'agit d'un phénomène tout à fait normal, car les plantes alpines et de rocaille ont souvent une durée de vie limitée.

En montagne, les bouts des tiges vivantes cassent et puis se détachent du plant mère, roulent en bas de la pente et s'enracinent s'ils tombent en terrain propice. Dans les rocailles, il est facile de simuler cette situation : en comblant le centre dégarni avec de la matière organique et du gravier, on permet à la plante de se rajeunir et aux nouvelles pousses d'apparaître bientôt. L'année suivante, on peut prélever des boutures sur le pourtour des plants enracinés et en faire de nouveaux individus. On procède ainsi avec des genres tels les saxifrage, arabette, aubriète, drave, oeillet, phlox et thym.

La division des souches est un autre mode de propagation utilisé pour rajeunir certaines plantes. Le printemps est tout indiqué pour diviser les espèces fleurissant plus tard en saison, alors que les plantes à floraison précoce subiront avantageusement cette opération au début de l'automne de la saison précédente – il faut donc planifier.

Enfin, on peut obtenir de jeunes plants supplémentaires et agrandir des masses par le bouturage. Un grand nombre d'espèces s'enracineront facilement en plaçant la bouture dans un mélange de sable, de perlite et de mousse de tourbe maintenu humide et, au départ, à l'abri du soleil.

 

Texte de René Giguère tiré de la revue Quatre-Temps, Vol. 22, no.1.