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Perséides

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Les Perséides
Credit: Sophie DesRosiers

Les Perséides en 2015

Elles nous reviennent fidèlement, année après année. Pour bien des gens, elles sont synonymes de vacances et de belles nuits d’été. Mais de qui… ou de quoi s’agit-il? De la pluie d’étoiles filantes des Perséides, bien sûr!

À chaque année, vers la mi-août, la Terre repasse tout près de l’orbite de la comète 109P/Swift-Tuttle, dont le sillage est jonché de milliards de particules de poussière qui nous donnent la fameuse pluie de météores des Perséides. D’une année à l’autre cependant, la qualité du spectacle varie en fonction de la distance à laquelle passe la Terre de la partie la plus dense de l’essaim de particules, et aussi en fonction de la présence de la Lune.

Pour 2015, les nouvelles sont réjouissantes : du point de vue astronomique, les Perséides se dérouleront dans d’excellentes circonstances, au plus grand bénéfice des observateurs nord-américains.

En effet, le maximum d’activité des Perséides est attendu dans la nuit du 12 au 13 août, entre 2 h 30 et 5 heures du matin, heure de l’Est, mais il pourrait survenir quelques heures plus tôt ou plus tard. Les Perséides commenceront à se manifester dès la tombée de la nuit, mais c’est après minuit que le spectacle atteindra son apogée. En effet, le radiant des Perséides (l’endroit, situé dans la constellation de Persée, d’où semblent émaner les météores) grimpe de plus en plus haut dans le ciel en seconde moitié de nuit : au Québec, il arrivera à sa hauteur optimale juste avant l’aube, au moment où la pluie devrait atteindre son maximum d’intensité.

De plus, la Lune sera nouvelle le 14 août et ne gênera aucunement les observations. Il vaudra donc la peine de s’éloigner de la pollution lumineuse et de chercher le site d’observation le plus noir possible pour profiter à plein de ces conditions quasi idéales. Sous un ciel modérément noir, on pourrait compter une trentaine de météores à l’heure, mais ce chiffre peut grimper et dépasser 70 dans un endroit dépourvu de pollution lumineuse.

Ce pic « traditionnel » pourrait être précédé d’une autre hausse d’activité de courte durée : certains spécialistes prévoient en effet que la Terre passera à proximité du courant de poussières libéré par la comète Swift-Tuttle lors de son passage de 1862. Toutefois, vu l’heure à laquelle il se produira (dans la journée du 12 août, heure de l’Est), ce maximum secondaire devrait surtout favoriser les observateurs situés en Asie.

Au cas où la météo refuserait de collaborer dans la nuit du 12 au 13 août, sachez que les Perséides sont aussi intéressantes au cours des quelques nuits qui précèdent et qui suivent; le nombre de météores observables est toutefois moindre. Les premières Perséides sont détectables dès la mi-juillet, et la pluie demeure active jusqu’à la troisième semaine d’août.

Souhaitons-nous un ciel bien dégagé… et préparez votre liste de vœux!

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