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Perséides

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Les Perséides
Credit: Sophie DesRosiers

Elles nous reviennent fidèlement, année après année. Pour bien des gens, elles sont synonymes de vacances et de belles nuits d’été. Mais de qui… ou de quoi s’agit-il? De la pluie d’étoiles filantes des Perséides, bien sûr!

À chaque année, vers la mi-août, la Terre repasse tout près de l’orbite de la comète périodique 109P/Swift-Tuttle, dont le sillage est jonché de milliards de particules de poussière qui nous donnent la fameuse pluie de météores des Perséides. D’une année à l’autre cependant, la qualité du spectacle varie considérablement, non seulement en fonction de la distance à laquelle passe la Terre des parties les plus denses de l’essaim de particules, mais aussi selon la présence ou l’absence de la Lune dans le ciel.

Les Perséides en 2016

Sans être exceptionnelle, la cuvée 2016 des Perséides s’annonce bonne pour les observateurs québécois et nord-américains.

En effet, le maximum d’activité des Perséides est attendu le 12 août, entre 9 h et 11 h 30 du matin, heure de l’Est, mais les observations des dernières années montrent que ce maximum pourrait se manifester entre 4 h et 18 h. Dans l’est du Canada, les dernières heures de la nuit du 11 au 12 août seront donc les plus proches de ce maximum.

La Lune, au premier quartier le 10 août, se couchera peu après minuit dans la nuit du 11 au 12 : les conditions d’observation seront donc excellentes en deuxième moitié de nuit et jusqu’à l’aube, alors que le radiant des Perséides (la région du ciel, située dans la constellation de Persée, d’où semblent émaner les météores) arrive à son plus haut dans le ciel.

En prenant la peine de s’éloigner de la pollution lumineuse pour chercher le site d’observation le plus noir possible, on pourra profiter à plein de ces excellentes conditions. Sous un ciel modérément noir, on pourrait compter 25 de météores à l’heure, mais ce chiffre peut grimper et dépasser 50 dans un endroit dépourvu de pollution lumineuse.

Ce pic « traditionnel » pourrait être précédé d’une autre hausse d’activité de courte durée : certains spécialistes prévoient en effet que la Terre traversera un courant de poussières libéré par la comète Swift-Tuttle lors de son passage de 1732 près du Soleil. Toutefois, vu l’heure à laquelle il devrait se produire (entre 20 heures et minuit le 11 août, heure de l’Est), ce maximum secondaire devrait surtout favoriser les observateurs situés en Europe.

Au cas où la météo refuserait de collaborer dans la nuit du 11 au 12 août 2016, sachez que les Perséides sont aussi intéressantes au cours des quelques nuits qui précèdent et qui suivent; le nombre de météores observables décroît cependant rapidement lorsqu’on s’éloigne du maximum. Souvenez-vous : vous pourrez apercevoir vos premières Perséides dès la mi-juillet, et cette pluie demeure active jusqu’à la troisième semaine d’août.

Souhaitons-nous un ciel bien dégagé… et n’oubliez pas de préparer votre liste de vœux!

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