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Carnet horticole et botanique

Plantes indésirables

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Renouée du Japon (Polygonum cuspidatum, syn. Fallopia japonica)
Crédit photo : CC BY-SA 2.0 Wikimedia Commons (Kenneth Allen)

Mauvaises, ces herbes?

Les « mauvaises herbes », qu'il serait plus approprié d'appeler adventices, sont des plantes qui croissent dans des endroits où leur présence n’est pas désirée. À l'exception de certains végétaux tels que l'herbe à la puce, l'herbe à poux et les espèces exotiques envahissantes, comme la renouée du Japon et la berce du Caucase, ces plantes n’ont rien de « mauvais » en soi.

Bon nombre d'adventices sont même comestibles (pissenlit, fraisier, trèfle, pourpier potager, etc.) ou médicinales (lierre terrestre, pissenlit, plantain, tussilage, etc.)

Les adventices s'établissent sur un site parce qu'elles y trouvent les conditions propices à leur développement. À cet égard, plusieurs de ces plantes peuvent nous fournir des renseignements utiles sur le site. Le pissenlit, par exemple, croît bien dans un sol pauvre en calcium et compact. Le fraisier préfère les terrains acides et sablonneux. Quant au plantain, il s'établit souvent dans une pelouse tondue trop courte, dont le sol a besoin d'être aéré.

La prévention avant tout

La meilleure façon de prévenir les infestations d'adventices consiste à s'assurer que la pelouse et les autres plantes cultivées bénéficient de bonnes conditions de croissance et d'un entretien adéquat.

Ainsi, pour obtenir une pelouse en santé dans laquelle les graminées font une concurrence efficace aux adventices, il convient de respecter quelques règles d'or :

  • Tondre le gazon à 7,5 cm (3 pouces) en été et laisser les rognures au sol, arroser en profondeur et au besoin;
  • Aérer le sol s'il est compact;
  • Nourrir la pelouse avec du compost;
  • Chauler si nécessaire;
  • Fertiliser modérément avec des engrais 100 % naturels;
  • Ensemencer les endroits clairsemés.

Dans les nouvelles plates-bandes, l'emploi d'un paillis organique (feuilles mortes déchiquetées, bois raméal fragmenté, écales de sarrasin, etc.) limite efficacement le développement des adventices tout en préservant l'humidité du sol.

Le recours au paillis n’est pas nécessaire dans les aménagements où le feuillage des plantes couvre complètement le sol, car l’ombre projetée par le couvert végétal inhibera la germination de la plupart des graines de mauvaises herbes. Dans ce cas, il est pertinent de pratiquer l’autocompostage en laissant les feuilles mortes, les brindilles et les fleurs fanées se décomposer au sol. Elles formeront un tapis nourricier pour les plantes et les micro-organismes du sol.

Si les conditions du site ne sont pas propices à la croissance de la pelouse ou à celle de certaines autres plantes, optez pour des végétaux mieux adaptés (couvre-sols, plantes d'ombre, etc.) ou employez des matériaux inertes (pavé, gravier, etc.) dans certaines sections du jardin.

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