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Carnet horticole et botanique

Pollinisation des orchidées

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Morpho peleides sur une orchidée.
Credit: Jardin botanique de Montréal (Gilles Murray)

Les mystères de la séduction

Eh oui! Ces fleurs souvent magnifiques, d'autres fois tout à fait bizarres, ces créations de la nature qui exercent un attrait en raison de leur beauté ou de leur complexité, sont le résultat d'adaptations à leur mode de fertilisation par des insectes ou des oiseaux et la preuve d'une évolution étroitement associée à ces mêmes pollinisateurs.

Voyons comment les fleurs d'orchidées ont évolué en développant une ou plusieurs caractéristiques qui leur permettent d'attirer les pollinisateurs. Contrairement à plusieurs autres groupes de plantes à fleurs, les orchidées ne sont pas pollinisées par le vent ou l'eau.

À l'exception de celles qui s'auto-pollinisent, particulièrement certaines espèces terrestres, les orchidées sont pollinisées surtout par les animaux, principalement les insectes. Ces derniers, tout en assurant la continuité de l'espèce, contribuent de manière active et plus rapide à la sélection et à la recombinaison génétiques que seule une pollinisation croisée peut apporter.

Les principaux agents pollinisateurs des orchidées sont les abeilles ou d'autres Hyménoptères, certaines mouches, des colibris. Deux méthodes sont alors utilisées pour attirer les pollinisateurs : la signalisation et la récompense. L'insecte (ou l'oiseau) doit voir la fleur et éventuellement la reconnaître, et celle-ci l'attirera par sa forme, sa couleur et son parfum. Par contre, l'insecte devra trouver à sa visite une récompense qui lui permettra de savoir qu'il doit en visiter une autre.

Objectif : Pollinisation

« L'objet de ce travail est de montrer que les méthodes inventives, par lesquelles les orchidées sont fertilisées, sont aussi variées et presque aussi parfaites que n'importe lesquelles des plus belles adaptations du règne animal; et, deuxièmement, de montrer que ces méthodes inventives ont pour objet principal la fertilisation de chaque fleur par le pollen d'une autre fleur. »  (Darwin, 1862)

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