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Mon jardin

Principes de base du jardinage écologique

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Goglu des prés (Dolichonyx orizyvorus)
Crédit photo : Raymond Belhumeur

Ces recommandations s’appliquent à tous les jardins thématiques du programme Mon jardin Espace pour la vie.

Choisir la bonne plante pour le bon endroit

Lors de vos préparatifs, prenez en considération les caractéristiques de votre jardin et de vos plantes. En effet, une plante qui requiert de l’ombre et un sol frais sera beaucoup plus vulnérable aux maladies et aux ravageurs si vous la plantez en plein soleil dans un sol sec. De plus, elle risque fort de ne pas survivre si les conditions de croissance sont inadéquates. 

Tenez compte du degré d’ensoleillement du site, des caractéristiques du sol, de la zone de rusticité de votre région ainsi que de l’espace nécessaire aux plantes lorsqu’elles arriveront à maturité. Privilégiez des végétaux ayant une bonne résistance aux ravageurs, aux maladies et à la sécheresse, car ils requièrent moins d’entretien.

Nourrir le sol avec du compost

La meilleure façon de combler les besoins nutritifs des plantes consiste à nourrir la terre et ses organismes vivants, qui à leur tour nourriront les végétaux. Pour ce faire, optez pour le compost, véritable or noir du jardinier. L’idéal est de fabriquer et d’utiliser votre propre compost, mais vous pouvez également employer du compost commercial. Utilisez-le, par exemple, lors de la préparation des plates-bandes et du potager ou lors de la plantation de vos végétaux. Vous jardinez en pot? Choisissez un terreau conçu pour la culture en contenant qui contient déjà du compost.

Pour en savoir plus :

Fertiliser au besoin avec des engrais naturels

Il faut d’abord savoir qu’il n’est pas nécessaire de fertiliser tous les végétaux. Utilisez les engrais au besoin, comme compléments au compost, notamment pour corriger une carence minérale ou pour combler les besoins des plantes les plus gourmandes. Privilégiez les engrais naturels (ex. : algues liquides, fumier de poulet, farine de crabe, etc.). Pour libérer leurs éléments nutritifs, la plupart des engrais naturels doivent être dégradés par les organismes vivants du sol. Ainsi, en plus de nourrir les plantes, ils stimulent la vie biologique du sol, ce qui n’est pas le cas des engrais chimiques.

Pour en savoir plus :

Couvrir le sol

Le paillis permet de créer une couche protectrice qui conserve plus longtemps l’humidité du sol. Il offre une meilleure protection lors de températures extrêmes. Il permet en outre de limiter la croissance des végétaux indésirables, de protéger les racines des plantes et de prévenir l’érosion. Privilégiez les paillis organiques qui enrichissent le sol en se décomposant, comme les feuilles mortes déchiquetées. Évitez les roches décoratives, ainsi que les toiles et les membranes géotextiles, car elles nuisent aux échanges gazeux entre le sol et l’air. 

Pour en savoir plus :

Assurer une bonne gestion de l’eau

Arrosez les plantes au besoin et en profondeur (évitez les arrosages superficiels et fréquents). Arrosez de préférence le matin ou, à défaut, en début de soirée. En tout temps, respectez votre règlementation municipale sur l’usage de l’eau. Arrosez le sol plutôt que le feuillage des végétaux, afin de ne pas favoriser le développement de maladies fongiques (champignons). Avez-vous pensé à installer des barils pour récupérer l’eau de pluie?

Pour en savoir plus :

Entretenir correctement la pelouse

Pour favoriser un enracinement en profondeur des graminées à gazon, tondez votre pelouse à une hauteur d’environ 7,5 cm. Elle sera ainsi plus dense et plus vigoureuse. Elle résistera mieux à la sécheresse et sera moins vulnérable à l’envahissement par les herbes indésirables. Laissez les rognures de tonte sur la pelouse. Elles se décomposeront rapidement et libéreront leurs éléments nutritifs. Aérez le sol s’il est compact, terreautez la pelouse avec du compost et fertilisez modérément avec des engrais naturels.

Pour en savoir plus :

Limiter la pollution lumineuse

Éteignez les lumières de jardin la nuit. Évitez les éclairages dirigés vers le ciel, qui peuvent entraîner des modifications de comportement chez les oiseaux, les insectes et autres animaux.

Au besoin, installez des détecteurs de mouvements ou des minuteries afin d’éclairer seulement lorsque cela est nécessaire.

Faire preuve de tolérance

Votre jardin attirera une multitude d’hôtes inattendus, notamment des insectes. Apprenez à tolérer ces nouveaux habitants qui contribuent à la biodiversité du milieu et qui sont, dans la grande majorité des cas, inoffensifs ou même bénéfiques.

Si un problème d’insectes nuisibles, de maladies ou de mauvaises herbes survient, évaluez d’abord s’il est essentiel d’intervenir. Les organismes bénéfiques présents au jardin (ex : coccinelles) peuvent réduire les populations de ravageurs. Par ailleurs, les plantes vigoureuses qui poussent dans de bonnes conditions de croissance peuvent tolérer la présence de quelques insectes indésirables ou champignons pathogènes. Pour cultiver la vie, il faut aussi accepter les petites imperfections ! Si nécessaire, appliquez des méthodes de contrôle culturales, physiques ou mécaniques.

En dernier recours, si ces mesures s’avèrent inefficaces et que l’emploi de pesticides semble inévitable, utilisez des pesticides à faible impact, conformément aux recommandations qui figurent sur l’étiquette du produit et à votre réglementation municipale. Notez que les pesticides à faible impact peuvent également tuer les insectes bénéfiques.

Pour en savoir plus :

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