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Ail des bois
Crédit photo : Biodôme de Montréal

L'ail des bois est une plante herbacée pérenne associée aux érablières riches de l'est de l'Amérique du Nord. Au Québec, on la retrouve dans le sud de la province, de l'Outaouais à Montmagny, jusqu'à Mont-Laurier au nord.

Cette plante comestible est bien connue et recherchée pour le goût alliacé de son bulbe. On la cueille tôt au printemps, seule période de l'année où ses feuilles sont visibles. Elles se déploient pour emmagasiner les réserves annuelles.

Depuis les années 1970, sa popularité a entraîné des cueillettes abusives, stimulées par la vente commerciale et l'espèce a connu un déclin important. Cette espèce est particulièrement vulnérable à la cueillette car ce sont les gros plants qui sont recherchés, ceux-là même qui assurent le maintien des populations par leur longévité et leur capacité de reproduction végétative. À partir de graines, il faut de 7 à 10 ans pour qu'un individu atteigne la maturité. Ainsi, une cueillette d'environ 5 % des individus d'une population suffirait à entraîner son déclin.

Des travaux menés au Biodôme depuis 1994 ont permis d'illustrer clairement la situation précaire de l'espèce. Ces inventaires récents ont révélé que près de 10 % des populations ont disparu. Au Québec, une population sur quatre serait déjà disparue ou menacée de le devenir, car elle contient moins de 1 000 plants, la taille minimum viable pour cette espèce. L'ail des bois est pratiquement extirpé des régions de Montréal et Laval et plusieurs colonies sont en difficulté dans les régions des Laurentides, Lanaudière, Montérégie et Outaouais. En 1995, l'ail des bois a été officiellement désigné espèce vulnérable au Québec, sous le couvert de la loi de la protection des espèces menacées (i.e. loi 108). Le règlement en interdit désormais toute vente commerciale.   

Objectifs

Ce projet vise la mise sur pied d'un programme public de sensibilisation, d'éducation et de restauration pour l'ail des bois dans les 6 régions les plus affectées par le déclin au Québec : Montérégie, Laurentides, Lanaudière, Outaouais, Montréal et Laval, afin de promouvoir sa protection et favoriser sa restauration. Au total, plus de 200 sites ont été sélectionnés et ensemencés au printemps 2000 avec la participation des propriétaires et des gestionnaires des sites.    

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