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Carnet horticole et botanique

Protection par type de végétaux

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Les jeunes frênes (ici, Fraxinus americanus) gagnent à être protégés par du jute enrobant leur tronc
Crédit photo : Jardin botanique de Montréal (Lise Servant)

Arbres à feuilles caduques

Les jeunes arbres à feuillage décidu et à écorce tendre comme le tilleul, le hêtre, l'érable, le frêne, le saule et le marronnier sont sensibles aux gélivures qui produisent un fendillement longitudinal de l’écorce sur le tronc. On a donc avantage à protéger leur écorce en enveloppant le tronc d’une bande de toile protectrice pendant les premiers hivers suivant leur plantation.

Les troncs exposés aux projections des souffleuses à neige peuvent être protégées par des lattes de bois fixées à l’aide de sangles de métal ou de plastique. On enlève toute cette armature au début du printemps afin de ne pas restreindre la croissance en diamètre du tronc.

On emploie des spirales en plastique perforées ou des grillages en métal pour empêcher les rongeurs de grignoter l'écorce des arbres durant l’hiver.

Conifères et arbustes à feuillage persistant

Les plantes nouvellement implantées, vulnérables aux chutes de neige ou fortement exposées aux vents dominants peuvent être mises à l’abri sous une protection hivernale de base. Il est possible d’utiliser une toile de protection plastifiée pour les protéger des embruns salins. Dégagez la base pour assurer une bonne ventilation.

Plus faciles à installer, les cônes à rosier en mousse de polystyrène sont une bonne solution de rechange pour les jeunes plantes et les conifères nains. Dans le cas des conifères nains, il est essentiel que le cône soit muni de trous d’aération.

Il est possible d’utiliser des filets de protection pour protéger les conifères susceptibles de s’ouvrir sous le poids de la neige et du verglas.

Arbustes à feuilles caduques

Les arbustes à feuillage caduc situés à la limite de leur zone de rusticité, comme les hortensias (Hydrangea macrophylla), nécessitent une protection hivernale de base pour les protéger du froid et de la dessiccation hivernale. Faites attention de ne pas endommager les bourgeons floraux qui sont situés à l’extrémité des tiges.

Les cônes en polystyrène sont utiles sur les plantes naines et les jeunes plants.

Les arbustes susceptibles d’être écrasés par la neige ou le verglas peuvent être enveloppés d’un filet de protection ou ligotés à l’aide d’une corde de fibre naturelle.

Rosiers

Les rosiers rustiques pour votre région n’ont pas besoin de protection hivernale. Il est préférable, néanmoins, de protéger leurs racines d'une bonne couche de paillis lorsqu’ils sont jeunes.

Les hybrides de thé, les polyanthas, les floribundas et les grandifloras de même que les rosiers miniatures ne sont pas rustiques au Québec. Il faut donc les protéger. Pour en savoir plus sur la protection de ces rosiers, consultez la section sur la protection hivernale des rosiers.

Plantes grimpantes

La plupart des espèces ligneuses sont rustiques, mais certaines d’entre elles, comme la glycine de Chine (Wisteria sinensis), résistent mal à nos hivers. Il faut les protéger avec les mêmes méthodes que les rosiers grimpants non rustiques.

Vivaces

Les vivaces rustiques sous notre climat ne nécessitent aucune protection hivernale. On laisse simplement sécher leurs tiges et leur feuillage sur place, et on procède au nettoyage au printemps. Il faut cependant éliminer les feuilles et les tiges malades.

Couvrez les vivaces d’un paillis organique ou de branches de conifères lorsqu’elles n’ont pas une bonne résistance naturelle au froid, ou lorsqu’elles poussent dans un lieu balayé par le vent, dépourvu de l’effet protecteur de la neige. Enlevez les protections dès que le sol est dégelé au printemps.

Haies

Les haies exposées aux embruns salins, aux sels de déglaçage ou aux bris mécaniques lors des activités de déneigement doivent être protégées. Il est possible d’installer une protection de base en utilisant une toile de protection plastifiée sur la partie exposée aux embruns.

Par mesure de précaution, il est recommandé d’arroser le feuillage et le sol une fois qu’on a retiré la toile au printemps. Ceci permet de déloger les sels qui ont pu s’accumuler pendant l’hiver.

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