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Que pouvons-nous faire?

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Pilosocereus leucocephalus.
Credit: Jardin botanique de Montréal (Gilles Murray)

La sensibilisation accrue du public à la valeur intrinsèque de la biodiversité et à son rôle essentiel dans les fonctions des écosystèmes, de même que la réalisation de l’importance de tenir compte de la biodiversité dans les plans de développement durable devraient aboutir à un meilleur appui du public pour des réglementations et des actions concrètes à tous les niveaux de la société. Ceci comprend un large éventail d’initiatives allant de celles développées dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique des Nations-Unies et d’autres efforts internationaux à des petits projets locaux de conservation de la biodiversité. Bien sûr, cela inclut aussi les efforts personnels visant à réduire l’empreinte environnementale (manger localement des produits situés plus bas dans la chaîne alimentaire, repenser nos autres habitudes de consommation, verdir notre milieu, recycler, composter, etc.) et va de pair avec une meilleure appréciation et compréhension du monde naturel.

Soutenir les efforts de la communauté scientifique

Bien sûr, nous ne pouvons pas répondre à la question « Que pouvons-nous faire? » sans mentionner l’importance d’appuyer les efforts de la communauté scientifique à 1) faire l’inventaire pour l’avenir de la biodiversité existante et conserver des spécimens, des graines, du matériel génétique, etc.; 2) surveiller et modéliser les pertes (et les rétablissements) de biodiversité; et 3) produire les connaissances et les données nécessaires à la gestion durable des ressources et des espaces.

La convention sur la diversité biologique

En 2002, les signataires de la Convention sur la diversité biologique (CDB) se sont engagés pour 2010, entre autres, à réduire significativement les taux de pertes de biodiversité aux niveaux global, régionaux et nationaux. Bien que certains autres objectifs aient été atteints, tels qu’une augmentation des surfaces protégées et une diminution du niveau de menace d’extinction pour certaines espèces, le récent rapport de synthèse Perspectives mondiales de la diversité biologique 3 du Secrétariat de la CDB fait état d’un échec collectif international dans la réduction des pertes de biodiversité selon la plupart des indicateurs reconnus. Un aspect positif du récent Sommet de la biodiversité tenu à Nagoya au Japon en octobre 2010, a été l’adoption d’un nouveau Plan stratégique décennal visant à coordonner les efforts internationaux et nationaux pour sauvegarder la biodiversité, à augmenter substantiellement l’assistance à la protection de la biodiversité et à établir un nouveau protocole international sur l’accès aux ressources génétiques de la planète et sur le partage des bénéfices qu’on en tire.

Le Canada, pour sa part, a signé la Convention sur la diversité biologique et élaboré une stratégie à cet égard. En 2010, un groupe de travail fédéral, provincial et territorial sur la biodiversité a lancé un site internet afin de disséminer de l’information et des nouvelles sur la biodiversité. Ce site démontre l’engagement du Canada à atteindre les objectifs de la CDB grâce à une approche collaborative. Le pays participe activement au Système mondial d’information sur la biodiversité (SMIB/GBIF) via le Système canadien d’information sur la biodiversité (SCIB/CBIF) mis sur pied par Agriculture et agroalimentaire Canada. Par contre, le Canada n’a pas encore adopté une approche concertée et intégrée pour la conservation et l’étude de la biodiversité. Les données sur la biodiversité restent incomplètes et dispersées; une bonne partie n’est ni disponible ni accessible. Un objectif majeur du Centre sur la biodiversité à travers le réseau Canadensys est de combler ces lacunes en collaboration avec le SCIB.

La Stratégie gouvernementale de développement durable

Dans sa Stratégie gouvernementale de développement durable 2008-2013, le gouvernement du Québec souligne l’importance de développer, de mettre en valeur et de diffuser les connaissances sur la biodiversité afin d’atteindre les objectifs gouvernementaux, de promouvoir l’action responsable et de favoriser l’engagement. Ces objectifs rejoignent parfaitement les priorités du Centre sur la biodiversité.

Les actions de la Ville de Montréal

Localement, la Ville de Montréal a mis sous protection 17 grands parcs en confiant à leurs dirigeants des mandats de conservation, de récréation et de sensibilisations du public. Dans son Plan de développement durable 2010-2015, la Ville s’engage, entre autres, à augmenter sa couverture végétale du 20 % actuel à 25 % et encourage les entreprises, les administrations d’arrondissements et les citoyens à élaborer leurs propres projets de verdissement et de préservation de la biodiversité.

Bien sûr, l’engagement de la Ville de Montréal envers la protection de la biodiversité est aussi démontré par son appui au groupe d’institutions muséales Espace pour la vie comprenant le Jardin botanique et l’Insectarium qui sont des partenaires clés du Centre sur la biodiversité, ainsi que le Biodôme et le Planétarium.

Se renseigner sur les actions de la Ville de Montréal

 Documents téléchargeables

 Les textes de cette section proviennent du Centre sur la biodiversité de l'Université de Montréal.

Documents téléchargeables

Stratégie canadienne de la biodiveristé[PDF - 456.77 Ko - 80 pages]