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Carnet horticole et botanique

Réaction

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Chat et herbe-à-chat (Nepeta cataria)
Credit: Helen Nock

Bien que l'effet sur le chat ait été consigné depuis plus de 200 ans, ce n'est que dans les années 1940 de notre siècle que le composant en cause a été identifié : il s'agit de la népétalactone, molécule de structure semblable au LSD! Oh là là! On dit que le chat réceptif peut repérer l'odeur à une très faible concentration dans l'air, soit une partie par milliard! On parle de chat « réceptif », car cette attirance est transmise par un gène dominant. Le degré d'attirance dépend de l'âge du chat, de son environnement et de son caractère, mais pas du sexe. On a remarqué que les jeunes chats et ceux qui sont castrés ne réagissent pas ou peu à cette herbe et qu'un chat de nature enjouée et sociable est aussi plus réceptif.

La réaction est physiologique; elle peut durer une dizaine de minutes. Elle ressemble au comportement d'une chatte en chaleur. La séquence réactionnelle est prévisible : l'animal renifle l'odeur, lèche et mâche la plante en hochant la tête, se frotte le front et les joues puis se roule à terre avec la tête renversée. A cela peut s'ajouter l'étirement des pattes, grattage, salivation, léchage et toilettage. Des chercheurs ont essayé l'administration orale d'une dose de népétalactone à des chats sans réussir à provoquer la réaction, prouvant ainsi que le stimuli est olfactif.

Texte adapté d'un article d'Édith Morin paru dans la revue Quatre-Temps, Vol. 20, no.2.

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