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Réduire la pollution de l’eau

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Marécage.
Credit: Biodôme de Montréal

Je recycle le papier, et je l’achète non blanchi avec des fibres post-consommation.

Parce qu’il requiert beaucoup d’eau pour fabriquer du papier, il est important de bien l’utiliser mais aussi de le recycler. Comme pour bien des produits, la fabrication du papier demande beaucoup d’énergie et d’eau : de la récolte des arbres jusqu’à la mise en marché, en passant par sa transformation en usine et le transport. Il est donc plus rentable de réinsérer le papier recyclé dans un processus plus court de production. D’autant plus profitable est l’achat de papier recyclé, fabriqué à partir de fibres post-consommation. On utilise 60 % moins d’eau pour la fabrication de papier recyclé que pour le papier fait de fibres vierges.

Un autre aspect à vérifier lors de l’achat de papier est le mode de blanchiment. L’idéal serait de choisir du papier non blanchi, mais ce type de produit se fait plutôt rare. De tous les procédés de blanchiment, celui au chlore est le plus nocif pour l’environnement. Il faut donc rechercher la mention « non blanchi au chlore ».

J’évite de boire l’eau embouteillée.

La bouteille de plastique n’a pas fini de faire couler… Du pétrole sous nos ponts pour sa fabrication mais aussi pour son transport. En effet, la bouteille de plastique est composée surtout de matières non renouvelables qui comprennent entre autres des dérivés pétrochimiques. Puisque ces bouteilles se retrouvent 9 fois sur 10 dans la nature ou dans les dépotoirs canadiens au lieu d’être recyclées, ces produits toxiques représentent une menace pour l’environnement et la santé. Ces substances ainsi libérées peuvent contaminer la nappe phréatique, le sol et même l’air.

Le transport de ces bouteilles n’aide pas sa cause. Aux États-Unis seulement, on évalue à 178 millions de litres le pétrole nécessaire pour la livraison des bouteilles d’eau. Et nous ne comptons pas l’énergie demandée pour purifier cette eau en bouteille ou la refroidir.

Il ne faut pas négliger non plus l’utilisation de l’eau dans le processus de mise en bouteille. Il nous faut de 3 à 4 fois plus d’eau pour produire une bouteille de plastique que l’eau qu’elle contient. Certains organismes vont jusqu’à mentionner 7 litres d’eau pour produire une bouteille. Dans tous les cas, il en coûte beaucoup plus en eau et en argent pour embouteiller l’eau commerciale que d’utiliser l’eau du robinet. Surtout que beaucoup de ces eaux commerciales proviennent directement de sources municipales. La Fondation de l’Eau Potable Sûre (FEPS) nous mentionnent que plus de 25 % de l’eau embouteillée aux États-Unis proviendrait de l’eau du robinet.

Plusieurs études mentionnent qu’il peut y avoir des transferts de produits toxiques entre le plastique de la bouteille et l’eau qu’elle contient. Deux facteurs qui augmentent les risques sont le temps d’entreposage et l’exposition à la chaleur.

Le saviez-vous?

Espace pour la vie met en valeur l’eau municipale en interdisant la vente d’eau embouteillée et en ajoutant des fontaines d’eau.

J’utilise des produits d’entretien ménager non toxiques qui ont peu d’impact sur l’environnement et la santé.

Même si les eaux usées de nos résidences sont traitées, l’efficacité des stations d’épuration n’atteint jamais 100 %. Des phosphates et des métaux se déversent dans l’environnement et affectent la vie de la faune et la de flore. Les riverains des lacs du Québec ont des problèmes d’algues bleu-vert (cyanobactéries) causés par les produits nettoyants ou les engrais que nous utilisons. Même s’il n’est pas toxique, le phosphate de ces produits favorise la multiplication des cyanobactéries qui nuisent à notre santé et à l’environnement. Il vaut donc mieux choisir des détergents et des engrais sans phosphate mais aussi éviter les autres produits chimiques qui peuvent bouleverser le bon fonctionnement des stations d’épuration.

Avez-vous déjà vérifié les composants de vos articles ménagers? Malheureusement, on peut facilement se perdre parmi les « logos-écolo ». Si le nettoyant affiche un pictogramme associé aux matières dangereuses, méfiez-vous! Choisissez plutôt les produits sans phosphate affichant le logo canadien « choix environnemental » qui signale aux consommateurs les produits et services les moins nuisibles à l'environnement. Mieux encore! Créez vos propres nettoyants à partir d’ingrédients de base sains pour l’environnement : bicarbonate de soude; vinaigre blanc; savon pur; jus de citron et certaines huiles essentielles (citron ou eucalyptus).

Le saviez-vous?

Le Biodôme ainsi que les autres musées d’Espace pour la vie, utilisent quelques unes de ces recettes maison ainsi qu’une gamme de produits de nettoyage biotechnologiques qui ne sont pas dommageables pour l’environnement.

Voici quelques recettes convenables pour l’environnement

(source : Fondation Sedna)

Lave-tout : Pour tous les travaux de nettoyage

  • 60 ml (1/4 tasse) de savon pur (à base d’huile d’olive, aussi appelé de Castille ou de Marseille)
  • 2 litres (8 tasses) d’eau chaude
  • 40 ml (3 c. à soupe) de jus de citron

Vitro-vert : Pour nettoyer les vitres

  • Une dose de vinaigre blanc
  • Quatre doses d’eau

Utiliser un chiffon en coton ou du papier journal pour frotter. Si les vitres sont très sales, les nettoyer d’abord au Lave-tout ou faire un mélange moitié eau, moitié vinaigre.

ÉcoRécure : Produit de récurage

  • 250 ml (1 tasse) de bicarbonate de soude
  • 60 ml (1/4 tasse) de borax
  • Quelques gouttes de jus de citron ou d’huile essentielle, au choix (facultatif)

Saupoudrer, frotter avec une éponge humide et rincer.