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Insectes et autres arthropodes

Résidence partagée

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Arctiide de l’asclépiade
Crédit photo : Patrick Coin
L’asclépiade, en raison de sa toxicité, n’est pas fréquentée par un grand nombre d’insectes.  Mais certains, comme le monarque, ont déjoué les défenses de la plante.  Ceux-ci forment une communauté bien spéciale, unique et exclusive à l’asclépiade. Tous affichent leur toxicité par des couleurs vives qui dissuadent les prédateurs.

L’arctiide de l’asclépiade
 (Milkweed Tussock Moth or Milkweed Tiger Moth)
Euchaetes egle
Il s’agit d’un papillon de nuit aux ailes brun-gris dont l’abdomen est jaune vif, légèrement orangé. Moins éclatant que le monarque, il proclame sa toxicité en produisant des « clics » sonores grâce à des membranes, les timbales, situées sur son thorax.
L’adulte est moins souvent observé que la chenille qui vit en permanence sur l’asclépiade puisqu’elle s’en nourrit.  Retrouvées généralement en groupes, les chenilles de l’arctiide de l’asclépiade sont observées vers la fin de l’été. Et elles valent le coup d’œil! Grises et minuscules au début de leur vie, elles atteignent environ 3,5 cm et se couvrent de multiples touffes de « poils » noirs, blancs et orangés.

La petite punaise de l’asclépiade
 (Small Milkweed Bug)
Lygaeus kalmi
Ces flamboyantes punaises portent sur le dessus de leur corps un « X » rouge qui permet de les reconnaître.  Comme toutes les punaises, celles-ci ont en guise de bouche un organe permettant de transpercer les tiges des plantes pour en aspirer la sève.  Plus tard en saison, certaines se nourrissent aussi de l’intérieur des graines de l’asclépiade. Comme on les retrouve rarement en grand nombre sur un même plant, ces punaises ne causent pas de graves dommages à la plante.

Le longicorne de l’asclépiade
 (Red Milkweed Beetle)
Tetraopes tetrophtalmus
Le longicorne de l’asclépiade mesure environ 1,5 cm et il est presque entièrement rouge avec quelques taches noires.  Comme tous ceux de son groupe, cet insecte porte de longues antennes caractéristiques.
Le longicorne de l’asclépiade adulte se nourrit de feuilles, mais la larve vit dans la tige, où elle ingère les tissus de la plante.
Cet inoffensif insecte se laisse prendre facilement, si on arrive à le saisir avant qu’il ne se laisse tomber au sol!  Comme autre moyen de défense, il émet une sorte de stridulation produite par le frottement de parties de son thorax.

La chrysomèle de l’asclépiade
 (Milkweed Leaf Beetle)
Labidomera clivicollis
Toute en rondeurs, cette chrysomèle est très jolie sous sa forme adulte : sa tête et son thorax arborent un scintillant noir bleuté alors que ses élytres sont jaune orangé et ornés de taches noires aux formes variables. La larve, quant à elle, est un peu moins élégante…
La chrysomèle de l’asclépiade se nourrit de toutes les parties de la plante.

La cantharide de Pennsylvanie
 (Goldenrod Soldier Beetle)
Chauliognathus pennsylvanicus
Cette cantharide ne vit pas exclusivement sur l’asclépiade, mais elle y est souvent observée.  On la reconnaît à son corps plutôt mou, beige ou brun, à ses longues antennes segmentées et à l’abdomen qui dépasse des élytres (plus ou moins selon qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle).
L’adulte se nourrit surtout de pollen et de nectar, mais la larve est prédatrice d’insectes aux corps tendres.

Les pucerons

Aphis nerii
Myzocallis asclepiadis
Et autres espèces.
Les asclépiades sont souvent les hôtes de colonies de pucerons. L’espèce la plus souvent présente porte le nom commun de puceron jaune de l’asclépiade ( A. nerii). Dans tous les cas, les pucerons sont des insectes perceurs-suceurs, ce qui signifie qu’ils percent les tiges pour aspirer la sève.  Préférant les parties jeunes des plants, ils se nourrissent souvent à l’extrémité des tiges.

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