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Carnet horticole et botanique

Simili-pollen et parties mobiles

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Maxillaria huebschii.
Credit: Jardin botanique de Montréal (Gilles Murray)

Simili-pollen ou déception

Un certain nombre d'orchidées offre plutôt du pseudo-pollen qui, par sa consistance, ressemble à du pollen comestible pour le pollinisateur. Cette substance est alors amassée puis mangée par des insectes, habituellement des abeilles. Dressler mentionne aussi la présence de cire sur le callus du labelle d'espèces de Maxillaria, qui pourrait être utilisée par des abeilles dans la construction de nids.

Il arrive aussi que certaines orchidées semblent promettre du nectar, mais n'en produisent pas. Quelques espèces, comme la Calypso de nos tourbières, possèdent des poils jaunes réunis en aigrette mimant du pollen comestible au sommet de fausses anthères.

Parties mobiles

Les plantes qui présentent des parties mobiles suscitent toujours la curiosité. Qu'on pense aux pièges actifs des plantes insectivores. Malgré le fait que chez les orchidées le mouvement est surtout passif, la mobilité de certaines pièces florales en vue d'une pollinisation plus efficace est très intéressante.

Ainsi, le labelle de plusieurs orchidées s'abaisse sous le poids du pollinisateur, favorisant le dépôt des pollinies ou leur collecte. Des espèces de Pleurothallis ont des poils ou des appendices qui se déplacent avec le vent, attirant particulièrement les mouches. Chez le genre Porroglossum et quelques autres, le mouvement de charnière du labelle le rabat vers le gynostème dès qu'une pression est effectuée sur le pied du gynostème qui le soutient. Ainsi l'insecte est emprisonné et la seule sortie possible doit le faire passer par le stigmate puis le rostellum, où il dépose puis reprend des pollinies. Après quelques minutes, le labelle reprend sa position initiale, attendant sa prochaine « victime ».

Le mouvement d'éjection des pollinies du Catasetum est impressionnant, déclenché dès que l'on appuie un objet (le bout d'un crayon par exemple) sur les petites antennes à proximité du viscidium. Ce dernier, gluant, adhère de façon remarquable jusqu'à ce qu'on s'en débarrasse avec vigueur, en frottant par exemple les pollinies sur le stigmate d'une autre fleur.

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