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Surexploitation

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Le bar rayé (Morone saxatilis) est considéré disparu au Québec à cause de sa surexploitation
Credit: Serge Pépin, conservateur coll. aquatique

La chasse (ou le braconnage) et la récolte d’espèces en danger pour usage médical, ornemental, alimentaire, culturel ou économique continuent de menacer d’extinction plusieurs espèces. Des campagnes mondiales de sensibilisation ainsi que des actions de réglementation et de surveillance par les gouvernements responsables permettent depuis quelques temps d’atténuer cette menace. On peut mentionner, par exemple, les efforts du groupe CITES et de beaucoup d’autres organismes.

Les populations sauvages de poissons en danger

Pourtant, malgré ces efforts nationaux et internationaux, certains groupes d’espèces comme les poissons continuent de subir une surexploitation à grande échelle. On estime que plus de 50 % des populations sauvages de poissons à travers le monde sont exploitées au maximum ou au-delà de leur capacité de régénération. Le résultat est la chute globale du nombre de poissons pêchés et la diminution de leur taille moyenne.

La surpêche et les pratiques dommageables aux habitats marins doivent être traitées à l’échelle nationale et internationale avec l’appui de l’industrie, par exemple, en interdisant les pires pratiques et en établissant des quotas basés sur des évaluations réalistes de la santé des stocks. Plus généralement, la surexploitation doit être enrayée au moyen de réglementations nationales et internationales, tout en s’assurant que ces efforts sont acceptés par le public grâce à des campagnes d’information et en offrant des solutions de rechange viables et durables.

Les textes de cette section proviennent du Centre sur la biodiversité de l'Université de Montréal.