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À l’attaque des plantes envahissantes! Des jeunes à l’assaut du nerprun

1- Nerprun en fruit
Credit: Marie-Ève Rouleau
1- Nerprun en fruit
  • 1- Nerprun en fruit
  • 2- Coupe avec petit sécateur
  • 3- Coupe avec grand sécateur
  • 4- Déraciner
  • 5- Racine de nerprun hors terre
  • 6- Ramassage des branches
  • 7- Implication de beaucoup de jeunes sur le terrain
  • 8- Limite du terrain envahi par le nerprun et après la coupe par les jeunes
À l’attaque des plantes envahissantes! Des jeunes à l’assaut du nerprun

Le 29 octobre dernier, dans une ambiance joyeuse, 131 jeunes de la 3e secondaire du Collège Charlemagne de Montréal ont prêté main-forte pour contrer la multiplication du nerprun, une plante exotique envahissante. En tout, 20 300 tiges de nerprun ont été retirées d’un bois sur une surface de 1 260 m2.

Cette journée d’action environnementale avait lieu au parc-nature du Cap-Saint-Jacques et était pilotée par le Biodôme et le Service des grands parcs du Mont-Royal et des sports de la Ville de Montréal.

Qu’est-ce que le nerprun?

Originaire d’Eurasie et introduit au Québec au début du 20e siècle, le nerprun est un arbuste particulièrement envahissant à Montréal. Les tiges peuvent couvrir 90 % d’un bois, créant un sous-couvert très dense qui nuit à la régénération des plantes indigènes. La majorité des espèces végétales envahissantes, comme le nerprun, ont été introduites à des fins ornementales. Elles sont parvenues à s’établir dans de nouveaux espaces en l’absence d’ennemis naturels. Elles se sont adaptées et dispersées dans divers habitats, menaçant la biodiversité. En plus, les oiseaux contribuent grandement à la dispersion de leurs graines.

La participation des jeunes à la maîtrise d’espèces végétales envahissantes est un moyen de les connecter avec la nature et de les sensibiliser à la biodiversité dans les bois urbains. L’action est concrète et le résultat est visible immédiatement. Le jeune est un acteur du changement et peut aussi devenir un agent multiplicateur en partageant son expérience avec son entourage afin de le sensibiliser à son tour.

Comment reconnaître le nerprun?

  • Émergence précoce des feuilles au printemps et chute tardive à l’automne.
  • Écorce brune ou grise, bois de couleur jaunâtre.
  • Hauteur entre 4 à 8 m.
  • Épine située à la pointe des branches vieilles de plus d’un an.
  • Feuilles opposées, 3 à 5 nervures recourbées vers la pointe.
  • Grappes de fruits noirs semblables à des bleuets, apparaissant à la fin de l’été et à l’automne.

 Pourquoi est-il si envahissant?

  • Croissance très rapide.
  • Capacité d’implantation dans une grande variété de milieux.
  • Grande production de fruits.
  • Survie des graines jusqu’à 3 ans dans le sol.
  • Taux de germination très élevé.
  • Émergence de plusieurs rejets à partir des souches coupées.

Comment intervenir chez soi?

  • Arracher les jeunes pousses et leurs racines.
  • Couper les plants matures le plus près possible du sol et recouvrir la souche d’un matériel opaque (ex : toile géotextile, boîte de conserve vide) pour empêcher la formation de rejets.
  • Prioriser la coupe des arbres porteurs de fruits.
  • Entretenir les zones d’interventions sur quelques années : dès le printemps, arracher les petits semis et couper les rejets de souche.
  • Placer les résidus de nerprun dans des sacs de poubelle résistants et hermétiques et les mettre à la collecte des ordures.
  • Restaurer la biodiversité en plantant des arbres et des arbustes indigènes ou du moins des espèces horticoles non envahissantes.

Comment participer aux actions citoyennes?

Plusieurs organismes à but non lucratif et groupes de citoyens participent à la maîtrise du nerprun à Montréal et recherchent régulièrement des bénévoles. Vous pouvez les contacter pour vous joindre à une de leurs journées d’action environnementale, par exemple :

  • Les amis de la montagne au mont Royal
  • Le Comité citoyen du parc Thomas-Chapais, arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve
  • Les AmiEs du boisé Dora-Wasserman, arrondissement Notre-Dame-de-Grâce-Côte-des-Neiges 

Vous pouvez également créer votre propre groupe dans votre quartier et contactez votre arrondissement pour proposer un projet. Encourager les jeunes à participer, ils sont dynamiques, motivants et créatifs!

 

Ce projet a été rendu possible en partie grâce à la contribution financière de la Société des amis du Biodôme.

 

 

Références

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