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Coureur des bois des temps modernes

Un paysage mérité par l'effort © Victor Bruneault-Lalande
  • Un paysage mérité par l'effort © Victor Bruneault-Lalande
  • Victor, ambassadeur vedette du mois d'août
Coureur des bois des temps modernes

En créant le Camp de base de la mission 1 000 jours pour la planète, Espace pour la vie a lancé un mouvement pour la biodiversité. Les ambassadeurs, des gens qui ont décidé d’afficher un geste qu’ils posent pour la planète, sont si inspirants que nous voulons partager avec vous leur histoire. Qui sait, peut-être serez-vous inspiré et deviendrez-vous à votre tour un ambassadeur!

23 jours au cœur de la nature sauvage de la Côte Nord. 373 km parcourus en canot et à pied sur la rivière aux Pékans, prenant naissance près de Fermont, et la rivière Moisie débouchant sur Sept-Îles. Aucun déchet laissé sur place. Victor nous raconte son expérience d’expédition « sans trace ».

Il était une fois un feu de camp

Les souvenirs de vacances familiales en camping de Victor sont parsemés de… bûches écologiques! À l’initiative de ses parents, Victor a vite assimilé l’importance de laisser le bois mort dans la forêt, pour favoriser les communautés miniatures qui y trouvent logis. Le goût de l’aventure en plein air semé dans son enfance, s’épanouit maintenant alors qu’il revient tout juste de sa première grande expédition en pleine autonomie.

Dernier embarquement pour l'aventure

« Je n’avais jamais fait de canot de rivière et puisque le camp se terminait à 17 ans, c’était ma dernière chance de faire ça! » Sourire aux lèvres, Victor me relate le déroulement de son périple avec le camp Quatre Saisons. « On organise tout. On choisis la rivière et on arrive quelques jours avant pour tout préparer sur place ». Accompagnés de moniteurs, le petit groupe de 11 jeunes a ainsi récolté une précieuse expérience leur permettant éventuellement de construire leurs propres expéditions. Parmi les notions transmises, celle du respect de soi, des autres et de l’environnement est au premier plan. « Il ne faut pas faire ce que tu n’aimerais pas que quelqu’un fasse sur ton terrain, comme arracher des plantes ou déplacer des choses. »

Quelques pistes pour ne pas laisser de traces

Tout ce que tu apportes, tu rapportes. Les emballages sont éliminés ou réduits, le plastique est pratiquement évité et les déchets restants ne pouvant être brûlés sur place sont compactés afin d’être conservés jusqu’à la fin pour être recyclés. « On chauffait les conserves d’aluminium, ensuite on les écrasait avec des roches pour qu’elles prennent le moins de place possible. » La salive? Au feu! « Lorsqu’on se brossait les dents, on allait jeter ça sur le rond de feu, car les animaux ne l’approche généralement pas. » Puisque la salive contient son lot de bactéries humaines, mieux vaut limiter les risques de contamination de la faune locale. Après tout, on est en visite dans leur habitat. On laisse le savon à la maison. Pour laver les gamelles et le corps, rien ne vaut une bonne poignée de sable exfoliante! Victor ajoute que cette précaution était de mise, car dans tout savon, même biodégradable, il y a une part de détergent qui agit comme dégraissant. Puisque ces produits peuvent avoir un impact sur les graisses présentes naturellement chez les animaux aquatiques, tels que les poissons ou les castors, il est préférable d’éviter de les incorporer à l’eau de la rivière. Et puis, la nature sauvage de la Côte Nord, qu’en a pensé Victor? « Je ne pensais jamais voir des canyons rocheux comme ça au Québec. On a vu des caribous, des loups… » Des paysages et observations mémorables laissés intacts pour les prochains explorateurs, ça vaut bien l’effort! En savoir plus sur les principes « sans trace »

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