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La nature sous le stress

Biodôme de Montréal
La nature sous le stress

Après le réchauffement climatique, le rejet de substances toxiques dans l’environnement constitue l'autre grand enjeu planétaire auquel font face la nature et l’humanité. Le Biodôme s’implique dans des projets de recherche portant sur ce domaine. La recherche scientifique au Biodôme est un sujet peu connu du grand public et pourtant les projets de recherche sont nombreux, certains étant réalisés à l’intérieur même de l’institution, d’autres en milieu naturel. Son affiliation à plusieurs réseaux de chercheurs à l’international lui permet également de développer certains axes de recherche, ce qui est le cas avec le CIRÉ.

Qu’est-ce que le CIRÉ?

Le CIRÉ (Centre interinstitutionnel de recherche en écotoxicologie) est un réseau international de chercheurs francophones du Québec, du Canada Atlantique et de France auquel s’ajouteront dans la prochaine année des chercheurs de Nouvelle-Zélande, des É.-U., de la Belgique et du Maghreb. La mission de ce réseau est de réaliser des travaux sur l'impact des substances toxiques produites par les activités humaines et rejetées dans l’environnement. Pour ce faire, les chercheurs du CIRÉ développent des indicateurs qui permettent de faire un suivi du stress environnemental et de proposer des solutions pour préserver la biodiversité. Ces chercheurs se réunissent chaque année lors du colloque annuel du CIRÉ, ÉCOBIM qui se tient en alternance au Québec et en France et qui a eu lieu du 7 au 9 juin dernier à l’Institut Maurice-Lamontagne (centre de recherche de Pêches et Océans Canada). Cette rencontre importante a permis à près de 65 chercheurs de mettre en commun les résultats de leurs recherches et d’identifier leurs priorités pour les années à venir. J'y représentais le Biodôme.

Les projets de recherche en collaboration avec l’Université de Reims

Notre participation à cette rencontre va ainsi permettre au Biodôme d’accueillir des projets de recherche en milieu contrôlé portant sur des espèces sentinelles d'eau douce. La moule dreissène (moule zébrée) a été choisie par les chercheurs comme espèce sentinelle prioritaire pour les fleuves et rivières du Québec et de la France puisqu’elle se retrouve des deux côtés de l’Atlantique, qu’elle est sédentaire et qu’elle filtre l’eau pour se nourrir et respirer. Ainsi, l’analyse des substances toxiques dans sa chaire et les modifications de son métabolisme constituent des mesures fiables du stress environnemental du lieu où elle aura été récoltée. Les représentants de l'Université de Reims qui participaient à ce colloque et qui ont déjà une certaine expertise sur ce mollusque ont manifesté leur intérêt à développer un partenariat avec le Biodôme qui se traduira par des travaux conjoints, l’accueil d’étudiants dans notre institution, etc.

Un nouvel axe de recherche pour le Biodôme

Par ailleurs, le Biodôme est partenaire d'une demande de "programme stratégique" de 1,4 million de dollars et d'une autre demande de "réseau stratégique" au CRSNG (Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada) portant sur le développement d’outils de suivi toxicologique des écosystèmes aquatiques. Une réponse est attendue au cours de l’automne 2011. Cela s'inscrit dans le développement d'un nouvel axe de recherche au sein de notre division Collections vivantes et Recherche. Il s'agit du domaine qui, de l'avis de plusieurs, est l'un des plus "porteurs " pour les années à venir auprès des bailleurs de fonds institutionnels. Les projets de recherche au Biodôme sont soutenus par une équipe de conseillers scientifiques, de chercheurs associés, de collaborateurs internes et de l'externe, ainsi que de nombreux étudiants chercheurs. 

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