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Montréal, officiellement ville amie des abeilles!

L’halicte vert (Agapostemon virescens) est une petite abeille solitaire très commune.
Credit: Insectarium de Montréal (André Payette)
L’halicte vert (Agapostemon virescens) est une petite abeille solitaire très commune.
  • L’halicte vert (Agapostemon virescens) est une petite abeille solitaire très commune.
  • Papillon du céleri (Papilio polyxenes asterius)
  • Scarabée pollinisateur du genre Trichiotinus
  • Fruit et graines de l’asclépiade de Syrie (Asclepias syriaca)
Montréal, officiellement ville amie des abeilles!

Être une ville amie des abeilles, c’est s’engager auprès de Bee City Canada, une organisation dont la mission est d’inciter les villes, les écoles, les entreprises et autres entités, à protéger les pollinisateurs. Ainsi, en devenant ville amie des abeilles, Montréal s’engage à maintenir des habitats propices aux pollinisateurs, à éduquer les citoyens et enfin, à célébrer annuellement tous ces êtres vivants qui nous rendent un si fier service : celui de la pollinisation!

Abeilles et autres pollinisateurs : des pros de la pollinisation!

Évidemment, les abeilles sont d’excellents pollinisateurs, mais il y a aussi des mammifères, dont les chauves-souris, des oiseaux, comme les colibris, et bien sûr, d’autres insectes : guêpes, bourdons, papillons, syrphes, bombyles et certains scarabées.

Lorsqu’un insecte, ou un autre pollinisateur, visite une fleur, quelques grains de pollen (produits par l’organe mâle de la fleur) se fixent sur son corps et risquent de se retrouver sur le pistil (organe femelle) d’une fleur de la même espèce. La rencontre entre le pollen et le pistil permettra à ce dernier de se transformer en fruit rempli de graines. En transportant le pollen d’une fleur à une autre, le pollinisateur permet donc la fécondation des fleurs. C’est ça, la pollinisation!

La pollinisation est d’une importance capitale, puisque les fruits et les graines engendrés servent à nourrir les humains ainsi que de nombreux animaux. D’ailleurs, on estime qu’une bouchée sur trois de ce que nous mangeons provient de la pollinisation. Sans elle, plusieurs aliments et médicaments dont nous avons besoin pour vivre et survivre ne seraient plus disponibles. Notre qualité de vie repose également sur le rôle permanent des pollinisateurs qui contribuent à la production de fleurs, la création de paysages et, indirectement, à l’abondance des oiseaux, des papillons et d’autres groupes d’animaux dans nos milieux de vie.

Comment devenir un.e citoyen.ne ami.e des pollinisateurs ?

De multiples facteurs ont un impact sur la santé, la diversité et l'abondance de nombreux pollinisateurs. Aussi, c’est à nous d’agir pour contrer les menaces auxquelles font face ces êtres vivants. Pour y arriver, il faut éviter d’utiliser des pesticides dans notre milieu de vie; planter des espèces végétales variées, nectarifères, qui fleurissent sur différentes périodes pendant la saison estivale. Nous pouvons aussi installer des nichoirs à pollinisateurs dans notre jardin et, mieux encore, maintenir des milieux favorisant la nidification de certains pollinisateurs nichant au sol. De tels milieux correspondent à des sols sablonneux et argileux bien ensoleillés. Ils permettent à plusieurs espèces d’abeilles indigènes d’y creuser des tunnels et d’y fabriquer de petites cellules dans lesquelles elles pondent un œuf sur un amas de pollen qu’elles ont recueilli.

Aider les scientifiques qui étudient les pollinisateurs par l’intermédiaire de projets de science participative, dont Mission Monarque, Bumble Bee Watch et iPapillon, est aussi une action bénéfique pour les pollinisateurs. Enfin, puisque ces derniers sont une source d'inspiration pour l'art, la musique et la littérature, pourquoi ne pas générer des activités artistiques, artisanales et éducatives dans sa bibliothèque municipale, son quartier ou encore, sa ruelle verte?

Pour en découvrir plus sur le rôle essentiel des insectes et arthropodes
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5 Commentaire(s)
Portrait de Michel Romani
Michel Romani

Merci

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Elarie

Bonjour, j'ai vu un article dans le journal de Montréal, la semaine dernière, qui parlait d'un terrain très aidant aux papillons Monarques, qui risquait d'être détruit, pour la construction d'un usine pour fabriquer des masques. Est ce que vous êtes au courant des mesures qui peuvent être prises pour empêcher ça?

Portrait de François Bérubé
François Bérubé

Bonjour Élarie, Est-ce que vous avez obtenu une réponse à la question: j'ai vu un article dans le journal de Montréal, la semaine dernière, qui parlait d'un terrain très aidant aux papillons Monarques, qui risquait d'être détruit, pour la construction d'un usine pour fabriquer des masques.

Portrait de Constantin Potlog
Constantin Potlog

Depuis une dizaine d’années j’ai transformé ma pelouse classique dans un petit champ à foin sauvage, sur quel je n’ai pas utilisée aucun engrais ou produit chimique.
https://espacepourlavie.ca/mon-jardin/champ-sauvage-du-quebec
Bien de polinisateurs l’ont visités pour se nourrir ou s’abrités, mais cette année leur nombres est dix fois plus petit qu’avant. Avez-vous d’explications?

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C'est difficile de répondre à votre question car plusieurs facteurs peuvent jouer. D'abord, les conditions météorologiques (les dernières semaines ont été pluvieuses), les types de plantes et de fleurs qui, cette année, sont peut-être plus ou moins abondantes, le taux de survie des insectes, etc. Bref, il est tout à fait normal que la présence des pollinisateurs varie d'une année à l'autre. Pour en être certain, il faudrait faire un décompte rigoureux chaque année.

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