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Que se passe-t-il avec nos saisons? (2e partie)

Arbuste aux papillons - Buddleja davidii 'Santana'
Credit: Jardin botanique de Montréal (Robert Mineau)
Buddleja davidii 'Santana'
Que se passe-t-il avec nos saisons? (2e partie)

Dans ce deuxième volet, examinons quelques autres aspects du déséquilibre des saisons, et des idées pour aider nos jardins.

Quand l’occasion est là...

Dans les conditions actuelles, certaines plantes s’affaiblissent et d’autres deviennent opportunistes. C’est le cas de plantes envahissantes qui sont habituellement plantées pour leurs valeurs ornementales ou utiles. Venues d’ailleurs et étant à la limite de leur zone de rusticité au Québec, elles ne pouvaient proliférer auparavant. Elles risquent maintenant de se multiplier et de menacer nos plantes indigènes, plus lentes à s’adapter. Citons le cas de l’arbuste aux papillons (Buddleja davidii), un arbuste ornemental, dont les semences sont nocives et qui est maintenant interdit en Colombie-Britannique et dans certains états de la côte est. Avec le temps, nos écosystèmes pourraient être envahis de plantes adventices, réduisant considérablement le nombre de nos plantes indigènes.

Parfait pour les insectes!

De plus en plus d’insectes envahissants s’attaquent aux plantes et aux arbres. On pense ici à l’agrile du frêne, qui décime l’espèce au Québec. Favorisés par le réchauffement, plusieurs insectes se multiplient plus rapidement, passant d’une seule génération annuelle à deux ou trois, comme la cochenille des aiguilles du pin (Chionaspis pinifoliae), qui s’attaque à différentes espèces de pins, dont le pin sylvestre. La brûlure bactérienne des rosacées ou d’autres maladies incurables se répandent plus rapidement dans des conditions printanières trop chaudes et humides.

Conseils pour votre jardin

Comme réagir aux débalancements saisonniers? D’abord, il faut prendre conscience de leur impact et mieux se renseigner sur la végétation de nos jardins. Évitez à tout prix les plantes envahissantes et privilégiez les espèces indigènes. Pensez à l’érable de Norvège (Acer platanoides) autrefois très populaire, qui est maintenant déconseillé, car il entre en concurrence avec l’érable à sucre dans les forêts du sud du Québec. 

Lors de l’achat de nouvelles plantes, prenez le temps de bien vous informer auprès de plusieurs sources d’informations différentes. Vous aurez une idée plus claire de la rusticité réelle et de la résistance générale de ces plantes aux conditions climatiques du Québec.

Aidons aussi les plantes et arbustes déjà implantés à s’adapter.

  • À l’automne, irriguez bien votre jardin pour que les plantes puissent emmagasiner l’eau nécessaire à leur survie.
  • Durant l’hiver, maintenez un bon niveau de neige autour des plantes : les plus fragiles survivent mieux lorsque protégées par la neige.
  • Hiver comme été, répandez du paillis autour de vos plants et de vos arbres, car il permet de combattre la sécheresse et empêche les variations de température d’affecter les racines. Vous réussirez ainsi à protéger vos plantes les plus fragiles.

Le débalancement de nos saisons nous obligera à changer nos façons de jardiner. Donnons un coup de main à la nature en restant vigilants.

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1 Commentaire(s)
Portrait de Jacques Marier
Jacques Marier

Que doit-on faire des feuilles qui ne sont pas tombées des arbres cet automne. J’ai un erable japonais qui a encore presque toute ses feuilles....
Quel sera l’effet au printemps prochain?
Merci

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Portrait de Anonymous