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Sentir la magie de la Biosphère

La Biosphère de Montréal, le cinquième musée d'Espace pour la vie.
Credit: Espace pour la vie (Mélanie Dusseault)
Biosphère de Montréal
Sentir la magie de la Biosphère

Le bâtiment patrimonial de la Biosphère m'interpelle depuis toujours. J'admire sa splendeur et son originalité, en plus de sentir quotidiennement sa présence, entre la ville et le fleuve.

J’ai rendu visite de nombreuses fois à cette icône architecturale, la plus grande sphère au monde, créée par l'architecte et philosophe Richard Buckminster Fuller. À chaque visite, j'ai été frappée par son histoire, son contenu et ses innovations écologiques telles que son mur végétal, ses toits verts, son éolienne et sa géothermie, pour ne nommer que celles-là.

Ce lieu inspire. Il est porté par une mission qui vise à sensibiliser aux grands enjeux environnementaux, tout en invitant à l'action et à la participation citoyenne. Cette mission me colle à la peau depuis que je suis toute jeune, et je l’ai ressentie encore plus fort lors de mon premier jour comme directrice de la Biosphère.

S’inspirer globalement

Les enjeux du climat ne sont plus d'ordre uniquement scientifique, ils sont aussi d’ordre éthique, politique et économique. La perte de biodiversité est inquiétante et la vocation du musée devra s'adapter à cette réalité.

En effet, les risques associés aux changements climatiques seront démultipliés pour les personnes vulnérables dans les zones urbaines et rurales. Les enjeux de sécurité alimentaire se font sentir davantage, avec un plus grand nombre de sécheresses et d'inondations.1 Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) mentionne que la variabilité et la modification du climat causent des décès et des maladies liées aux catastrophes naturelles qu’elles entraînent, comme les vagues de chaleur, les inondations et les sécheresses.

Je vois donc le musée de la Biosphère comme un lieu incontournable dans la diffusion des savoirs scientifiques et citoyens en matière d'environnement et de changement climatique. Je le vois comme un diffuseur d'innovations, d'inspiration et de bonnes pratiques dans un monde en constante transformation.

Je le vois devenir un lieu de convergence pour faciliter les échanges entre les scientifiques et le public, diffuser des rencontres internationales avec des leaders en environnement et en transition écologique.

La Biosphère est appelée à devenir un espace de valorisation des actions locales et internationales menées par diverses personnes de la société ayant su relever des défis environnementaux.

Partager avec créativité

Les expositions innovantes et immersives transmettront des contenus scientifiques ainsi que des savoirs ancestraux et actuels qui auront été co-créés avec les citoyens et citoyennes. L'art et la technologie combinés aux activités d'animation permettront de susciter l’attention des plus réfractaires. Par exemple, les visiteurs et visiteuses pourraient se retrouver en pleine inondation ou avoir le sentiment de vivre dans un quartier écologique et inclusif en pleine animation.

Le musée adoptera des solutions numériques innovantes choisies avec le public afin de lui proposer une offre muséale plus inclusive et accessible au-delà de ses murs. Il cherchera à rejoindre les gens où ils se trouvent, possiblement au-delà des frontières du Québec.

Être cohérent

Richard Buckminster Fuller était conscient des ressources limitées de la terre et il a cherché à découvrir ce qu'il faudrait accomplir pour mieux faire fonctionner le monde, c'est-à-dire fournir de la nourriture, de l’énergie et un abri adéquat à 100% des humains pour leur faire bénéficier d'un niveau de vie élevé.2 Il était un fervent défenseur de l'énergie renouvelable et de l'efficacité énergétique. Tel que son concepteur l'aurait probablement souhaité, la Biosphère continuera de s'investir dans la protection de la biodiversité et les innovations écologiques afin de devenir carboneutre d'ici 2030.

S’investir

La Biosphère n’est plus seule sur son île. L'équipe du musée pourra bénéficier de l'expérience d’Espace pour la vie pour mener à bien sa mission. N'étant pas seule à vouloir contribuer au succès de la transition écologique, je désire construire de forts partenariats avec les institutions, les chercheurs et chercheuses ainsi que les acteurs et actrices du milieu afin d’atteindre ce but commun.

« Nous sommes les architectes de notre avenir », Richard Buckminster Fuller.

 

1https://unfccc.int/fr/news/le-changement-climatique-moteur-de-la-faim-dans-le-monde-alerte-l-onu

2https://www.bfi.org/about-fuller

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