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Un plongeon catmarin au Biodôme, une rareté en milieu zoologique

Plongeon catmarin (Gavia stellata)
Credit: Espace pour la vie (Serge Pépin)
Plongeon catmarin (Gavia stellata)
Un plongeon catmarin au Biodôme, une rareté en milieu zoologique

Les visiteurs du Biodôme peuvent maintenant observer dans l’écosystème du golfe du Saint-Laurent un oiseau exceptionnel, qui ne se voit que très rarement, sinon jamais, en captivité. Il s’agit d’un plongeon catmarin (Gavia stellata), aussi appelé huard à gorge rousse, qui est le plus petit représentant de la famille des huards. Cet oiseau, qui se nourrit de poissons, niche habituellement dans le Grand-Nord canadien et hiverne le long des côtes des océans Atlantique et Pacifique. Comme tous les huards, c’est un oiseau plus souvent solitaire ou en couple, sauf durant sa période d’hivernage en milieu marin, durant laquelle il peut être vu en groupes plus importants.

Statut de l’espèce

Le plongeon catmarin n’est pas une espèce menacée. Sa reproduction dans les petits étangs nordiques peut cependant être compromise par les variations de niveau d’eau. Il est aussi dérangé par les activités humaines, qui peuvent le faire fuir. En période d’hivernage le long des côtes marines, il demeure très vulnérable aux déversements d’hydrocarbures.

Huards en captivité

Les huards étant d’un naturel très farouche et nerveux, il est pratiquement impossible de les acclimater à la captivité. C’est pourquoi ils sont extrêmement rares en institution zoologique. D’après le système international d’inventaire ZIMS/ISIS (Zoo Information Management System), seuls quelques huards communs (plongeons huards) sont maintenus dans un centre de réadaptation aux États-Unis. Aucune institution ne présente le plongeon catmarin, à part le Biodôme.

Histoire du plongeon catmarin du Biodôme

Le plongeon catmarin du Biodôme est un mâle adulte blessé, trouvé au nord du lac Saint-Jean et rescapé par le Zoo sauvage de Saint-Félicien. Considérant que l’oiseau avait une incapacité d'envol permanente et ne pouvait être remis en liberté, il a été offert au Biodôme, jugé comme l’institution zoologique la plus apte à présenter l’espèce au public. Connaissant la difficulté d’acclimater un huard à la captivité, nous avions, au départ, évalué que nos chances étaient minces d'y arriver avec une espèce aussi sauvage. Le Zoo sauvage de Saint-Félicien avait cependant fait un très bon travail préliminaire et nous avons, par la suite, eu l'agréable surprise de voir l'oiseau s'habituer rapidement à la présence de l'humain et à une alimentation de poisson décongelé. Dans son nouvel habitat au Biodôme, l'oiseau est remarquablement calme. Il ne fuit pas les humains et émet même des petits cris, comme s’il voulait communiquer. Cette réussite exceptionnelle démontre une fois de plus le potentiel unique du concept du Biodôme.

 

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