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Un potager sur le balcon, c’est gourmand (2e partie)

Kale
Credit: Wikipédia
Kale. Crédit photo : Wikipédia
Un potager sur le balcon, c’est gourmand (2e partie)

Les laitues et les verdures étaient à l’honneur dans la première partie de cette chronique. On aborde ici la culture en contenant des pois mange-tout et de deux légumes appartenant à la famille du chou : le collard et le kale. Le radis s'invite également sur votre balcon.

Pois mange-tout

Contrairement aux fèves, les pois se développent bien par temps frais. On peut les semer dès le début du mois de mai dans un terreau bien drainé. Ils ne donnent pas d’aussi bons rendements qu’en pleine terre, mais qu’importe, vous obtiendrez sûrement plusieurs gousses croquantes à vous mettre sous la dent. Il est possible, par ailleurs, d’ajouter quelques jeunes pousses aux salades. Les pois mange-tout ne doivent pas manquer d’eau sinon les bourgeons floraux avorteront. Les cultivars nains produisent assez rapidement. Semez à raison d’une graine aux 5 cm. Érigez un tipi fait de quelques bâtons de bois ou de bambou car tous les cultivars ont tendance à grimper.

Collards et kales

Parmi les plantes de la famille des crucifères, les collards et les kales (Red russian, Redbor, Toscano, Starbor…) supportent assez bien d’être à l’étroit dans un contenant. Certains cultivars de choux pommés (Alcosa, Gonzales, Caraflex, Super red 80…) donnent également de bons résultats. Ils ne deviendront jamais aussi gros qu’en pleine terre, mais vous pourrez tout de même bénéficier de leurs propriétés nutritives. Par ailleurs, les jeunes feuilles des collards et des kales se consomment très bien en salade.

Le semis direct est possible, mais on obtient de meilleurs résultats si on les sème à l’intérieur quatre à six semaines avant de les transplanter à l’extérieur. Plantez les jeunes plants à 15 ou 20 cm de distance dans un pot d’au moins 30 cm de diamètre. Les crucifères exigent un sol frais et humide. On a donc avantage à mettre un paillis à la surface du sol. Il faut également s’assurer qu’ils ne manquent pas d’eau en été, car ils ne supportent pas la sécheresse. Recouvrez vos plantes d’un agrotextile si vous avez des problèmes avec la mouche du chou.

Radis

Le radis appartient également à la famille des crucifères. Les radis piquants, fendillés, difformes et décolorés sont souvent le résultat de mauvaises conditions de croissance. Les excès d’engrais et de chaleur combinés à de longues périodes d’ensoleillement encouragent la floraison et leur donnent un goût amer. Mieux vaut les cultiver par temps frais le printemps et l’automne.

Pour le radis commun, il est possible d’effectuer des semis directs aux 15 jours à partir du dégel du sol jusqu’à la dernière date de gel. Semez à la surface d’un terreau humide à un centimètre de distance, couvrez les graines avec un peu de terre (± 0,5 cm) et pressez légèrement le dessus du terreau pour qu’il y ait un bon contact entre les semences et le sol. Arrosez délicatement et maintenez le sol humide jusqu’à l’émergence des plantules. Éclaircissez le semis lorsque les plantes ont développé deux à quatre feuilles et laissez 2,5 à 3 cm entre les plants restants. Habituellement, on cueille le radis commun 25 à 35 jours après le semis. Le radis peut également être la proie de la mouche du chou. N’hésitez pas à consulter les conseils que l’on retrouve dans le b-a ba de la culture en contenant pour mettre toutes les chances de votre côté. La semaine prochaine, nous vous présenterons la troisième partie de cette chronique sur le potager gourmand qui sera consacrée à la tomate. 

Lire la 3e partie >

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