Menu global

Jardin botanique

Français

Espace pour la vie célèbre les 25 ans du Jardin des Premières-Nations

Montréal, le 12 mai 2026 - 

Espace pour la vie est fier de souligner le 25e anniversaire du Jardin des Premières-Nations, un espace niché au cœur du Jardin botanique, à la fois symbolique et bien vivant, qui rend hommage aux savoirs, aux cultures et aux relations au territoire des nations autochtones du Québec.

Ce jardin culturel est d’abord né d’un rêve inachevé, celui du frère Marie-Victorin. Dès la fondation du Jardin botanique, il avait en effet en tête de créer un espace consacré aux plantes médicinales autochtones. Mais le temps lui a manqué pour mener à bien ce projet.

En 2001, après trois ans d’efforts, 2,5 hectares sont finalement inaugurés. Cocréé avec des membres de plusieurs nations autochtones, ce projet est audacieux et novateur pour l’époque. Le Jardin des Premières-Nations devient ainsi le premier espace de cette envergure sur le territoire québécois dédié aux autochtones.

Un espace de savoirs bien vivants

Au fil de ces 25 années, le Jardin des Premières-Nations a permis à des milliers de visiteuses et visiteurs de faire connaissance avec la richesse des connaissances autochtones en matière d’écologie. Il illustre les liens profonds entre les nations autochtones et le territoire et célèbre une vision du monde fondée sur l’interdépendance, le respect et la responsabilité envers le vivant.

Mais bien plus encore, le Jardin des Premières-Nations incarne un lieu de rencontre et d’apprentissage, de dialogue et de transmission. Depuis 25 ans, il est un espace vivant et significatif grâce aux communautés qui y contribuent et aux artistes qui s’y produisent.

Une programmation anniversaire

Afin de célébrer ce quart de siècle, le Jardin botanique propose une programmation tout au long de l’été, qui soulignera notamment des activités entourant les événements significatifs de sensibilisation et de commémoration, tout en présentant plusieurs événements festifs et artistiques. Parmi celles-ci :

  • Un tour guidé, Initiation aux Premiers peuples, sera offert jusqu’au 31 octobre pour permettre aux visiteuses et visiteurs d’en apprendre davantage sur les Premières-Nations et les Inuits du Québec, leurs savoirs et leurs savoir-faire liés au monde végétal.
  • L’exposition Laissez-nous raconter – Le Territoire sera de retour jusqu’au 31 octobre. Les photos et de capsules audios seront mises en valeur le long des sentiers verdoyants du jardin culturel, comme une galerie à ciel ouvert.
  • La Journée nationale des peuples autochtones sera célébrée le 21 juin, de 12 h 30 à 17 h. Au programme : danses traditionnelles, concert des Bear Lodge Singers – un groupe de chanteurs et chanteuses issus de sept nations, marché d'artisans autochtones et dégustations de thé annedda et de bouchées de banniques
  • Une animation sera également offerte du 27 juin au 24 août : L’art de la connexion des Premiers peuples avec la nature. Elle souligne l’utilisation des arts traditionnels par les nations autochtones pour honorer la mère-terre, pour se raconter et se rapprocher du vivant.
  • La pièce de théâtre Atanukan sera présentée à l’auditorium du Jardin botanique le 4 juillet. Cette œuvre célèbre les voix autochtones et transmet un patrimoine vivant, riche de poésie et de valeurs universelles telles que le partage, l’entraide et le respect du vivant.
  • En septembre, dans le cadre de Jardins de lumière, l’expérience du Jardin des Premières-Nations sera entièrement renouvelée afin de célébrer en grand son 25e anniversaire. Le public pourra y découvrir un parcours nocturne en cinq tableaux, rythmé par un battement partagé : gestes, corps, racines, ombres dansantes et voix des onze nations autochtones inviteront au rassemblement et à la fête.
  • Le Jardin accueillera des œuvres d’artistes autochtones dans le cadre de la Biennale d’art contemporain autochtone.

Pour découvrir l’ensemble de la programmation : 25 ans du Jardin des Premières-Nations

Un jardin contemporain

Le Jardin des Premières-Nations compte plus de 300 espèces végétales différentes qui ont nécessité la plantation de centaines d’arbres et de milliers d’arbustes, vivaces et graminées. Au détour de ses sentiers influencés par dame nature, on découvre une forêt laurentienne, une forêt coniférienne, une toundra ou encore une tourbière.

  • Dans la forêt des feuillus, on retrouve l’érable à sucre, le frêne noir, le chêne, le noyer, le noisetier ainsi que le pin blanc, symbole de paix. On y trouve également un espace où se cultive les trois sœurs (maïs, haricots et courges) qui constituaient l’alimentation de base des anciennes sociétés wendate et Kanien'kehá:ka (Mohawk).
  • Cris, Algonquins, Atikameks, Innus et Naskapis habitent depuis des temps immémoriaux la vaste forêt de conifères, où poussent l'épinette noire, le sapin baumier, le mélèze et le
  • bouleau. Les sphaignes et les lichens terrestres parsèment le sol, et les petits arbustes de thé du Labrador y abondent.
  • La toundra, terre des Inuits du Nunavik, se compose d’arbres nains, d’arbustes de baies et d’herbes et recouvre un sol rocailleux, alors que dans la taïga, les épinettes noires émergent d’un sol spongieux recouvert de lichens et de mousses. Les Cris, les Innus et les Naskapis l’habitent et représentent les nations les plus nordiques de la famille linguistique algonquienne.

Un engagement fondamental

Depuis son ouverture, le Jardin des Premières-Nations peut compter sur l’implication d’agentes culturelles ainsi que d’animatrices et animateurs autochtones issus de différentes nations. Au fil des ans, plus d’une cinquantaine d’entre eux ont partagé leurs connaissances, leurs récits et leur lien au territoire avec des milliers de visiteuses et visiteurs.

Cet anniversaire est l’occasion pour Espace pour la vie de réaffirmer son engagement à travailler avec les nations autochtones et à offrir un espace où leurs voix, leurs savoirs et leurs perspectives sont mises de l’avant.

Citations

« Depuis 25 ans, le Jardin des Premières-Nations est un lieu de rencontre, de transmission et d’apprentissage, porté par les communautés et les artistes qui le font vivre. Cet espace unique nous invite à écouter, à apprendre et à cheminer ensemble. En soulignant cet anniversaire, nous réaffirmons notre volonté de mettre de l’avant les voix autochtones et de bâtir des relations durables, ancrées dans le respect et la collaboration. » - Gabrielle Rousseau-Bélanger, responsable de l'environnement, de la transition écologique et des espaces verts

« Ce jardin invite à ralentir, à écouter, à apprendre. C'est un lieu vivant, porté par des savoirs transmis avec générosité et une profonde humanité. C'est un privilège pour nous de prendre soin et de faire vivre cet espace qui existe grâce aux liens de confiance tissés avec les communautés autochtones » - Julie Jodoin, directrice Espace pour la vie, grands parcs et Mont-Royal

À propos d’Espace pour la vie

La protection de la biodiversité et de l’environnement est au cœur de la mission d’Espace pour la vie, qui regroupe le Biodôme, la Biosphère, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium. Ensemble, ces musées montréalais forment le plus important complexe en sciences de la nature au Canada. Ils accueillent chaque année près de 2,5 millions de personnes. Au regard des enjeux auxquels la planète est confrontée, Espace pour la vie travaille à accroître son impact en privilégiant le dialogue avec les communautés et en déployant des actions visant à engager la population sur la voie de la transition socioécologique.

- 30 -
Français

Espace pour la vie présente Un Jardin pour les oiseaux

Montréal, le 2 avril 2026 - 

Au moment où les premiers oiseaux migrateurs réapparaissent dans le ciel montréalais, Espace pour la vie annonce l’engagement phare du Jardin botanique, Un Jardin pour les oiseaux, qui orientera désormais le développement des initiatives consacrées à l’avifaune sur le site.

Rendu possible grâce au don exceptionnel de M. Mark Zoccolillo, effectué par l’entremise de la Fondation Espace pour la vie, avec la collaboration des Amis du Jardin botanique, cet engagement marque une évolution importante pour un site reconnu pour sa richesse aviaire. Avec plus de 200 espèces observées, le Jardin botanique figure parmi les milieux les plus propices à Montréal pour l’observation des oiseaux.

Porté comme un engagement à long terme, Un Jardin pour les oiseaux renforcera la relation entre le public et les espèces aviaires qui fréquentent le site, tout en soutenant le développement d’une offre dédiée à la découverte, à la compréhension et à la protection de l’avifaune au Jardin botanique.

Un engagement ancré dans l’histoire du Jardin botanique

Depuis sa fondation en 1931, le Jardin botanique a façonné une mosaïque de milieux naturels – boisés, zones humides et collections arborées – qui favorisent aujourd’hui une faune aviaire remarquable. Un Jardin pour les oiseaux viendra, au fil du temps, enrichir les initiatives déjà en place et développer progressivement de nouveaux outils destinés au public, notamment des ressources d’identification, des activités éducatives, des visites guidées et des projets de participation citoyenne.

Dès cette année, dans le cadre de la programmation du Printemps citoyen, le Jardin botanique offrira, les samedis et dimanches d’avril, ses premières activités concrétisant son engagement envers l’avifaune, dont un atelier d’aquarelle et de journalisation inspiré des espèces aviaires du site, des présentations d’oiseaux de proie et des rencontres avec des spécialistes de la biodiversité, ainsi que des balades guidées permettant d’explorer les habitats du Jardin et de mieux comprendre les comportements des oiseaux qui y évoluent.

Avec Un Jardin pour les oiseaux, Espace pour la vie affirme la place centrale des oiseaux dans l’identité du Jardin botanique. Le nouvel axe favorisera l’émergence de nouvelles collaborations, particulièrement en recherche et offrira un accès élargi à des expériences d’apprentissage et de préservation.

Un geste philanthropique qui rapproche l’humain de la nature

L’annonce a été faite ce matin à la Maison de l’Arbre Frédéric‑Back, en présence de Mme Gabrielle Rousseau‑Bélanger, conseillère de la Ville dans le district de Pointe-aux-Trembles et responsable, au comité exécutif, de l'environnement, de la transition écologique et des espaces verts, de M. Mark Zoccolillo, des représentants d’Espace pour la vie, de la Fondation Espace pour la vie, ainsi que des Amis du Jardin botanique et des partenaires du milieu.

Ce soutien philanthropique majeur permettra de renforcer l’expertise en ornithologie au Jardin botanique et d’accélérer la mise en œuvre d’initiatives destinées aux familles, aux écoles, aux observateurs débutants comme aux passionnés.


Citations

Gabrielle Rousseau‑Bélanger, conseillère de la Ville dans le district de Pointe-aux-Trembles et responsable, au comité exécutif, de l'environnement, de la transition écologique et des espaces verts

« Le Jardin botanique, l’un des cinq musées d’Espace pour la vie, est un véritable îlot de biodiversité au cœur de l’est de Montréal. On est très heureux de le voir continuer à se développer tout en restant un lieu où l’on se rapproche de la nature. Au nom de l’ensemble des Montréalaises et des Montréalais, je remercie M. Mark Zoccolillo pour son généreux don, qui permettra au public de vivre de nouvelles expériences et au Jardin botanique de renforcer son expertise en biodiversité. » »

Julie Jodoin, directrice d’Espace pour la vie

« Cet engagement majeur s’inscrit pleinement dans la mission d’Espace pour la vie : rapprocher les communautés de la nature, permettre une connexion inspirante avec le vivant et outiller le public pour mieux le protéger. En positionnant le Jardin botanique comme un lieu clé pour l’étude des dynamiques aviaires en milieu urbain, cette orientation renforce son rôle de référence en écologie urbaine et en conservation. Elle encourage également une mobilisation citoyenne accrue, invitant le public à s’impliquer activement dans la compréhension de la nature en ville et à nourrir l’émerveillement que suscite le vivant. »

Josée Bellemare, directrice du Jardin botanique

« Les oiseaux sont très appréciés des visiteurs du Jardin botanique. En prenant cet engagement aujourd’hui, nous souhaitons mieux mettre en valeur les espèces aviaires qui trouvent refuge ici et poursuivre les actions qui contribuent à leur protection. Nous mobilisons les expertises pour offrir au public de nouvelles façons de découvrir l’avifaune et comprendre les enjeux qui influencent sa présence en ville. C’est une étape importante qui renforce et amplifie la contribution du Jardin botanique à la préservation de la biodiversité montréalaise. »

François Caron‑Melançon, directeur général de la Fondation Espace pour la vie

« Des personnes comme M. Zoccolillo sont au cœur de la mission de la Fondation : créer des ponts entre la mission d'Espace pour la vie et celles et ceux qui choisissent de la soutenir et de l'amplifier. Grâce à ce don exceptionnel, Un jardin pour les oiseaux peut prendre son envol et transformer durablement la relation des Montréalaises et Montréalais avec la nature. C'est là toute la force de la philanthropie : elle donne de l'échelle aux idées qui comptent vraiment. »

Mark Zoccolillo, donateur et supporteur du Jardin botanique

« Pourquoi les oiseaux? Nous voyageons souvent loin pour nous éloigner de nos préoccupations quotidiennes, mais, avec les oiseaux, il suffit de franchir notre porte d'entrée pour ressentir la même chose. Leur beauté et leurs chants nous relient directement au monde naturel, un rappel que nous sommes, nous aussi, des créatures de la nature. Le Jardin botanique, avec son emplacement urbain central et son accessibilité pour toutes et tous, est un endroit idéal pour rapprocher le public de cette faune remarquable et contribuer à sa conservation. »

À propos d’Espace pour la vie

La protection de la biodiversité et de l’environnement est au cœur de la mission d’Espace pour la vie, qui regroupe le Biodôme, la Biosphère, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium. Ensemble, ces musées montréalais forment le plus important complexe en sciences de la nature au Canada. Ils accueillent chaque année près de 2,5 millions de personnes. Au regard des enjeux auxquels la planète est confrontée, Espace pour la vie travaille à accroître son impact en privilégiant le dialogue avec les communautés et en déployant des actions visant à engager la population sur la voie de la transition socioécologique.

 

- 30 -
Français

Traitements pour stimuler la germination des semences

Plusieurs semences germent facilement, mais d’autres ont besoin d’un coup de pouce avant le semis. Ces dernières requièrent un ou des traitements spéciaux pour lever la dormance qui les empêche de germer. La stratification, la scarification et le trempage sont des méthodes fréquemment employées.

Vous trouverez les informations nécessaires à la bonne germination des graines sur les enveloppes des semences ou sur les sites web des semenciers et semencières.

Qu’est-ce qu’une semence dormante?

Une graine viable est dite dormante lorsqu’elle ne germe pas malgré des conditions environnementales propices à la germination. Cette incapacité temporaire à germer peut avoir différentes causes, telles que :

  • l'embryon de la graine n’est pas complètement développé;
  • des inhibiteurs de germination se trouvent dans la graine ou son enveloppe (tégument);
  • l'enveloppe de la graine est imperméable à l’eau et/ou à l’oxygène, deux éléments essentiels à la germination;
  • l’embryon ne peut pas prendre d’expansion, car le tégument est trop dur.

Les graines dormantes nécessitent des conditions particulières pour germer, comme une période froide et humide, ou des situations qui altèrent leur enveloppe.

Les avantages de la dormance

La dormance est une adaptation évolutive qui offre plusieurs avantages :

  • elle permet aux graines de germer au bon moment;
  • elle évite que toutes les graines d’une espèce germent en même temps. Cela serait risqué en cas de mauvaises conditions climatiques ou de forte compétition pour les ressources;
  • elle favorise la dispersion des plantes, par exemple lorsque les graines doivent transiter dans le tube digestif d’un animal pour pouvoir germer.

Scarification : abîmer l’enveloppe de la semence

Parmi les méthodes pour lever la dormance des graines, la scarification consiste à endommager légèrement l’enveloppe de la semence. Cela permet à l’eau et à l’oxygène d’y pénétrer.

En milieu naturel, plusieurs facteurs peuvent contribuer à altérer le tégument d’une graine :

  • les conditions climatiques (alternance de sécheresse et d’humidité, de gel et de dégel);
  • l’action des microorganismes du sol;
  • le frottement des graines sur du sable ou des roches;
  • leur passage dans le système digestif d’un animal, etc.

Pour scarifier les petites semences qui nécessitent ce traitement, frottez-les entre deux feuilles de papier sablé jusqu’à ce qu’elles aient perdu leur lustre.

Si les semences sont grosses, vous pouvez aussi abîmer leur tégument avec une lime, une lame ou un coupe-ongle. Prenez garde de ne pas endommager l’embryon.

Trempage : ramollir l’enveloppe de la semence

Le trempage vise à ramollir l’enveloppe des graines et peut éliminer des inhibiteurs de germination. Pour y arriver, il suffit de suivre ces étapes :

  1. Faites tremper les semences dans un contenant d’eau tiède pendant 8 à 24 heures. Inscrivez le nom de l’espèce sur le récipient si vous avez différentes semences à traiter.
  2. Prélevez et semez les graines qui ont pris du volume, signe que le traitement a fonctionné. Laissez tremper les autres plus longtemps, jusqu’à ce qu’elles gonflent elles aussi.
  3. Si les semences récalcitrantes ont été scarifiées avant le trempage, peut-être que leur tégument n’a pas été suffisamment abîmé. Au besoin, frottez-les à nouveau (sans les laisser sécher), puis remettez-les dans l’eau.
  4. Semez rapidement les graines après le trempage.

Stratification froide : imiter l’hiver

Les graines de plusieurs arbres, arbustes et vivaces de climat froid doivent subir une période de froid et d’humidité pour amorcer leur germination. C’est le cas de nombreuses plantes indigènes au Québec.

Leurs semences, qui tombent habituellement au sol à la fin de l’été ou à l’automne, restent dormantes jusqu’au printemps. Si elles germaient à l’automne, les plantules auraient peu de chances de survivre à l’hiver.

La stratification froide (ou stratification à froid) imite les conditions hivernales. Voici comment procéder :

  1. Vérifiez la durée de la stratification recommandée pour bien planifier la date du début du traitement. Elle est souvent de 4 à 6 semaines, mais peut varier entre 2 semaines et 4 mois.
  2. Incorporez les semences dans un substrat humide, mais pas détrempé (vermiculite, sable, mousse de tourbe, terreau à semis). L’excès d'humidité peut entraîner le développement de moisissures.
  3. Transférez le mélange dans un sac de plastique. Indiquez-y le nom de l’espèce et la date de la fin de la stratification.
  4. Placez le sac au réfrigérateur (environ 4 degrés Celsius).
  5. Vérifiez l’état du mélange périodiquement. Si le substrat est trop sec, vaporisez-le d’un peu d’eau. Si certaines graines sont couvertes de moisissures, retirez-les. Si d’autres germent prématurément, semez-les en contenants.
  6. Une fois la période de stratification terminée, sortez le sac du réfrigérateur. Semez les graines directement en pleine terre si la température le permet ou effectuez le semis en pots à l'intérieur.

Variante : si vous avez suffisamment d’espace dans votre réfrigérateur, vous pouvez semer les graines dans des contenants remplis de terreau humide. Recouvrez-les d'un sac de plastique pour éviter l’assèchement du terreau.

Semis à l’extérieur à l’automne : une stratification naturelle

Il est possible de semer les graines directement à l'extérieur à l'automne, en pleine terre ou dans des pots enfouis dans le sol. Elles subiront alors une stratification naturelle.

S’il y a beaucoup d’écureuils dans votre secteur, protégez vos semis en les recouvrant d’un grillage.

Stratification chaude : fournir de la chaleur et de l’humidité

Certaines semences doivent être exposées à la chaleur et à l’humidité (stratification chaude) pour que l’embryon complète sa maturation.

D’autres nécessitent une stratification chaude, suivie d’une stratification froide. Ces traitements reproduisent en quelque sorte l’automne, puis l’hiver.

Enfin, certaines semences exigent des stratifications répétées : chaude, froide, chaude, froide, etc.

La préparation pour la stratification chaude est la même que pour la stratification froide. Placez toutefois le sac ou le contenant à la température ambiante (entre 20 et 24 degrés Celsius) plutôt qu’au réfrigérateur.

Semence ou graine?

Les mots « semence » et « graine » sont souvent employés comme synonymes en horticulture, mais ils ont des significations différentes :

Une semence désigne tout organe ou partie d'un végétal qui peut produire une nouvelle plante après sa mise en terre (graine, fruit, bulbe, tubercule, etc.).

La graine est le résultat de la fécondation d'un ovule par le pollen. Elle est composée d'un embryon et de réserves nutritives, entourés par une enveloppe protectrice (tégument).

Une graine est donc une semence, mais les semences ne sont pas toujours des graines.

Français

Espace pour la vie vous invite à la 3e édition du Printemps citoyen au Jardin botanique

Montréal, le 10 mars 2026 - 

Les samedis et dimanches, du 4 au 26 avril, Espace pour la vie invite les esprits curieux de tous âges à la 3e édition du Printemps citoyen. Participez à cet événement - entièrement gratuit - stimulant et engageant, organisé à la Maison de l’arbre Frédéric-Back du Jardin botanique. Chaque fin de semaine, venez explorer un thème lié à la transition socioécologique : apaisement et reconnexion à la nature, consommation responsable, biodiversité et alimentation durable. Cet événement familial offre une occasion privilégiée d’apprendre, de s’inspirer et de s’amuser, en collaboration avec 40 organismes qui favorisent le rapprochement avec la nature. Une invitation à renforcer son autonomie d’agir et à s’engager concrètement en faveur de la transition socioécologique. 

Une programmation pour tous les goûts 

4 et 5 avril : La nature qui me fait du bien 

  • Créer : ateliers d’origami et d’aquarelle, création d’un conte et découverte de paysage sonore. 
  • Bouger, se détendre : danse Gumboots, chorégraphie avec la nature, pleine conscience en nature, bain de forêt et discussion autour des éco émotions. 
  • Apprendre : initiation au Bonsaï, sérigraphie à base d’encres végétales. 

11 et 12 avril : Consommer différemment 

  • Fabriquer et réparer : emballage alimentaire en cire d’abeille, cartes de souhaits recyclées et ensemencées, éponges tawashi, lombricomposteur, vannerie, réparation de vêtements et autres objets, 
  • Écoconsommer : découverte de la monnaie locale de Montréal (îlot), conférence sur le cycle de vie des objets, démonstration de vélo cargo 
  • Bouger :  chorégraphie avec la nature, randonnée guidée parmi les arbres de l’Arboretum. 

18 et 19 avril : De l’importance de la biodiversité 

  • Créer : journalisation de la nature et initiation à l’aquarelle sur les oiseaux. 
  • Découvrir : démystification des semis indigènes, rencontre d’oiseaux de proie, présentation de la cueillette urbaine, mission monarque et bain de forêt. 
  • Rencontrer des chercheurs et chercheuses : balade découverte des phytotechnologies, adaptation des fleurs aux pollinisateurs, reconstitution de l’histoire des forêts, restauration des milieux humides, menaces et solutions pour les forêts urbaines et remplacer les engrais et pesticides de demain. 
  • Rêver : restauration d’espaces en friche et aménagement de jardins pour les oiseaux. 

25 et 26 avril : Quand la transition a bon goût 

  • Apprendre : initiation à l’agriculture urbaine, aménagement de paysage gourmand. 
  • Fabriquer :  conférence-atelier sur les tisanes maison, atelier de micropousses et atelier de bouturage. 
  • Écouter et goûter : atelier immersif abénaki, conférence sur les fleurs comestibles. 

    Informations pratiques : 

Toutes les activités sont gratuites

  • Lieu : Maison de l’arbre Frédéric-Back, Jardin botanique de Montréal 
  • Vérifiez les détails : certains ateliers ont des places limitées (premier arrivé, premier servi) et/ou s’adressent spécifiquement à un groupe d'âge 

Programmation complète : espacepourlavie.ca

 

- 30 -
Français

La relâche à Espace pour la vie : Cinq musées une foule de découvertes

Montréal, le 17 février 2026 - 

Du 28 février au 8 mars, Espace pour la vie invite les familles à vivre une relâche scolaire remplie de découvertes dans ses cinq musées. Grâce à une programmation flexible et pensée pour s’intégrer facilement à l’horaire familial, chacun peut profiter du congé à son rythme, peu importe la météo.

AU BIODÔME
Un voyage spectaculaire au cœur des écosystèmes des Amériques

Le Biodôme propose une immersion dans cinq écosystèmes des Amériques, du golfe du Saint Laurent aux îles subantarctiques, en passant par la forêt tropicale humide. Deux expositions complètent la visite : Une nature tissée serrée, qui rassemble près de 1 000 spécimens naturalisés, et Mégaceta, une expérience consacrée aux rorquals à bosse.
Les familles peuvent aussi découvrir le Mini Labo : Zoom sur le plancton, où l’observation au microscope révèle un univers insoupçonné.

À LA BIOSPHÈRE
Un regard inspirant sur l’avenir

Chaque jour, les enfants et leurs parents peuvent assister à l’heure du conte, ainsi qu’à des visites guidées de l’exposition Transformer. Design et futurs énergétiques, qui explore le rôle du design dans la transition énergétique.
Le 7 mars, l’activité Samedi famille invite à explorer les dragons de l’inaction, inspirés de l’exposition Émolab, pour mieux comprendre ce qui freine l’action environnementale. L’activité se termine par un atelier créatif ouvert à toutes et tous.

À L’INSECTARIUM
Nouvel atelier culinaire : Insectes à croquer

L’Insectarium convie toute la famille à participer à des activités dans son grand atelier. Après l’exploration du musée, il est possible de prolonger l’expérience avec un atelier culinaire qui éveillera la curiosité… et les papilles! Découvrez, goûtez et, pourquoi pas, laissez‑vous inspirer pour intégrer les insectes à votre alimentation quotidienne.
Activité offerte en continu, de 11 h à 14 h, les samedis et dimanches, du 28 février au 22 mars.

AU JARDIN BOTANIQUE
L’Hiver des 4 saisons : une expérience plurielle en un seul lieu

Le Jardin botanique propose un parcours où l’on peut vivre les quatre saisons en une seule visite, entre sentiers hivernaux extérieurs et chaleur des serres. Une installation artistique offre un avant‑goût du printemps, et des animations explorent la saisonnalité des aliments. Pendant la relâche, le spectacle acrobatique Maringouin est présenté quotidiennement dans l’auditorium.
À l’extérieur, le parcours gratuit À la recherche de la noisette rouge invite les familles à découvrir les sentiers du Jardin à l’aide d’une application mobile.

AU PLANÉTARIUM
Explorer l’Univers en famille

Le Planétarium adapte son horaire pour le congé scolaire. Les plus jeunes peuvent assister à la projection d’À bord du SSE-4801, programmé chaque avant‑midi en semaine et les fins de semaine. Plusieurs duos de films et de spectacles sont également offerts, permettant de planifier aisément une visite complète et adaptée aux besoins de chaque famille.

La visite peut se prolonger avec ROUGE 2100, une exposition immersive qui imagine les premiers pas humains sur Mars.


Grâce à la complémentarité de ses cinq musées et à une offre adaptée à tous les âges, Espace pour la vie demeure une destination incontournable pour la relâche scolaire.
Pour découvrir nos institutions muséales et l’ensemble des activités offertes : espacepourlavie.ca

À propos d’Espace pour la vie
La protection de la biodiversité et de l’environnement est au cœur de la mission d’Espace pour la vie, qui regroupe le Biodôme, la Biosphère, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium. Ensemble, ces musées montréalais forment le plus important complexe en sciences de la nature au Canada. Ils accueillent chaque année plus de 2,5 millions de personnes. Au regard des enjeux auxquels la planète est confrontée, Espace pour la vie travaille à accroître son impact en privilégiant le dialogue avec les communautés et en déployant des actions visant à engager la population sur la voie de la transition socioécologique.

- 30 -
Français

Plantes annuelles, bisannuelles et vivaces : quelle est la différence?

Les plantes peuvent être classées en trois catégories selon la durée de leur cycle de vie : annuelles, bisannuelles et vivaces. Comprendre ce qui les distingue permet de mieux planifier l’aménagement et l’entretien de son jardin.

Les plantes annuelles

Les annuelles sont des plantes herbacées qui complètent leur cycle de vie dans un court laps de temps. Elles germent, poussent, fleurissent, produisent des graines, puis meurent, le tout en un an ou moins.

Il faut donc les replanter ou les ressemer chaque année. Toutefois, plusieurs annuelles se ressèment d’elles-mêmes à condition de ne pas tailler toutes leurs fleurs fanées et de laisser des espaces dépourvus de paillis dans les plates-bandes. Voici quelques exemples d'espèces qui se ressèment spontanément : centaurée bleuet, cléome, coquelicot, cosmos et nigelle.

Le principal attrait des annuelles réside dans leur floraison prolongée. En effet, plusieurs sont en fleurs tout l'été, voire jusqu’aux premiers gels.

Les plantes bisannuelles

Il s'agit de plantes herbacées dont le cycle de vie s’étend sur deux ans. Les bisannuelles produisent uniquement des feuilles la première année, puis fleurissent et fructifient l’année suivante, avant de mourir. Mentionnons comme exemples la digitale pourpre, la molène soyeuse, la monnaie du pape et le panicaut géant.

Les bisannuelles ont souvent une longue floraison. Ces plantes peuvent se ressemer naturellement.

Le saviez-vous? L’oignon, la betterave, la carotte, le navet, le persil et plusieurs autres plantes potagères sont des bisannuelles. Elles se cultivent habituellement comme des annuelles, à moins de vouloir en récolter les semences.

Les plantes vivaces

Du point de vue botanique, une vivace est une plante herbacée ou ligneuse (comme les arbres et arbustes) qui vit plusieurs années.

En horticulture, l’expression « plante vivace » fait généralement référence à une plante herbacée qui est rustique à l’endroit où elle est cultivée et qui persiste plusieurs années.

Une plante vivace survit à l’hiver grâce à ses organes souterrains (racines, bulbes, tubercules ou rhizomes). Elle entre en dormance à l’automne, puis reprend sa croissance au printemps. Le feuillage de la plupart des vivaces dépérit en hiver, mais il est persistant chez certaines espèces.

Les échinacées, les hémérocalles, les asters et la rhubarbe sont des exemples de vivaces.

Les plantes vivaces nécessitent généralement moins d’entretien que les annuelles et les bisannuelles, mais leur période de floraison est plus courte. Cependant, certaines vivaces peuvent fleurir durant quatre à six semaines, voire jusqu’à trois mois, comme le calament népéta (Clinopodium nepeta).

Des vivaces cultivées comme des annuelles

Plusieurs espèces traitées comme des annuelles sous notre climat sont en fait des vivaces d’origine tropicale ou subtropicale. C’est le cas de l’impatiente des jardins, du pétunia, des géraniums (Pelargonium sp.), de la tomate et de l’aubergine. Ces plantes sont souvent qualifiées de vivaces tendres. Il est possible d’hiverner certaines de ces vivaces non rustiques à l’intérieur sous forme de plants ou de boutures.

Plantes vivaces de courte longévité

Il existe des vivaces dites de « courte durée » ou de « courte vie ». Elles ne vivent que quelques années, parfois seulement deux ou trois ans, mais ce ne sont pas des bisannuelles. En effet, à la différence de ces dernières, elles peuvent fleurir et produire des graines plus d’une fois avant de mourir. Plusieurs de ces plantes se ressèment spontanément.

Les ancolies, les gaillardes, les mauves et la verveine hastée comptent parmi les vivaces qui ont généralement une courte longévité.

 

Associer les plantes vivaces, bisannuelles et annuelles dans les plates-bandes permet de profiter des attraits et de la complémentarité de ces trois catégories de végétaux. Il en résulte des aménagements dynamiques et colorés du printemps à l’automne.

Français

La Nuit blanche s’empare d’Espace pour la vie

Montréal, le 5 février 2026 - 

Espace pour la vie vous invite le 28 février à vivre une expérience hors du commun dans le cadre de la Nuit blanche. Pour l'occasion, nos cinq musées — le Biodôme, la Biosphère, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium — ouvrent leurs portes de 19 h à 1 h, gratuitement! Chaque musée vous propose une programmation qui vous permettra de les découvrir sous une nuit nouvelle.

La Nuit en cinq temps

  • Le Biodôme : Découvrez la vie nocturne des écosystèmes de la Forêt tropicale humide et de l’Érablière des Laurentides du Biodôme lors d’une rare occasion de visite de nos écosystèmes la nuit.

  • La Biosphère : Visitez les différentes expositions du musée en mode soirée dont Transformer. Design et futurs énergétiques, une création du Vitra Design Musem (Allemagne), Émolab, où explorer nos émotions climatiques tout en douceur ou encore Renversant! Un voyage au fil de l’eau au cœur des écosystèmes aquatiques. Profitez également de l’ambiance musicale offerte par un DJ, des animations ainsi que de l’illumination du jardin intérieur.
    Combinez votre visite de la Biosphère avec la programmation festive offerte par le parc Jean-Drapeau jusqu’à 1 h du matin. Patinez à la nuit tombée dans une ambiance conviviale, avec une sélection de DJs sur place, sur un site spécialement aménagé pour l’occasion, avec un panorama unique sur Montréal. Locations de patins et offre alimentaire sur place.
  • L’Insectarium : Plongez dans l'intimité des insectes lors d'une visite à la faveur de la nuit. Plus qu’une observation, le parcours offre une expérience unique rehaussée d’ambiances lumineuses colorées et des intermèdes musicaux contemplatifs et festifs sous la direction d’un DJ. Découvrez le musée et son grand vivarium dans une atmosphère unique incluant la diffusion de l’œuvre Petit traité d’entomologie noctivague, de la photographe Caroline Hayeur.

  • Le Jardin botanique : Pénétrez dans un univers où la noirceur rend les plantes mystérieuses et intrigantes. Profitez de la végétation luxuriante des serres avant de vous diriger vers la Grande Serre. Revêtue d'une floraison printanière aux camaïeux éclatants, elle vibrera de la musique intense et émouvante du trio Silaba Kora à 20 h, 21 h et 22 h. Les jardins extérieurs seront fermés.

  • Le Planétarium : Durant toute la soirée, l’expérience immersive du 50e anniversaire de l’album emblématique Pink Floyd : The Dark Side of the Moon sera présenté en continu dans les deux dômes du musée. À leur arrivée, les curieuses et curieux seront accueillis par une ambiance musicale festive et des animations ludiques et scientifiques sur la Lune.

    Profitez de l’ambiance et des activités également offertes par le parc Olympique.


À propos d’Espace pour la vie
La protection de la biodiversité et de l’environnement est au cœur de la mission d’Espace pour la vie, qui regroupe le Biodôme, la Biosphère, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium. Ensemble, ces musées montréalais forment le plus important complexe en science de la nature au Canada. Ils accueillent chaque année plus de 2,5 millions de personnes. Au regard des enjeux auxquels la planète est confrontée, Espace pour la vie travaille à accroître son impact en privilégiant le dialogue avec les communautés et en déployant des actions visant à engager la population sur la voie de la transition socioécologique.

 

- 30 -
Français

Les zones de rusticité et le choix des plantes

Une plante est dite rustique lorsqu’elle peut résister aux rigueurs du climat sans protection hivernale là où elle est cultivée. Afin de choisir des végétaux bien adaptés pour votre jardin, il est donc important de connaître la zone de rusticité de votre région.

Qu’est-ce qu’une zone de rusticité?

Une zone de rusticité correspond à une région géographique établie en fonction de différents paramètres climatiques. Une carte des zones de rusticité a été élaborée par Ressources naturelles Canada. Cette carte tient compte de plusieurs variables, dont les températures, la quantité de précipitations (pluie et neige), le nombre de jours sans gel et la vélocité des vents. Elle a été mise à jour en 2025 et témoigne du réchauffement climatique en cours.

La carte des zones de rusticité des plantes au Canada comporte 10 zones numérotées de 0 à 9. Plus le chiffre de la zone est élevé, plus les conditions climatiques sont douces et plus la saison de culture est longue.

Chaque zone est divisée en sous-zones a et b, b étant légèrement plus chaude que a. Par exemple, l’île de Montréal se situe en zone 5b (6a pour certains secteurs) et la ville d’Amos en zone 2a.

Dans une zone donnée, on peut cultiver des plantes dont l’indice de rusticité est égal ou inférieur à celui de cette zone. Ainsi, en zone 4, on peut planter des végétaux adaptés aux zones 1 à 4. Toutefois, à moins que le terrain bénéficie d’un microclimat plus chaud ou d’installer des protections hivernales, il est risqué de cultiver des plantes zonées 5 ou 6. Quant aux plantes dont la cote de rusticité est encore plus élevée, on doit les traiter comme des annuelles ou les rentrer pour l’hiver.

Où trouver la zone de rusticité de sa municipalité?

Le site web de Ressources naturelles Canada propose une carte interactive affichant les zones de rusticité partout au pays. Un outil de recherche permet également de connaître les zones de rusticité de plusieurs municipalités dans chaque province et territoire. La zone la plus récemment mise à jour est indiquée dans la deuxième colonne des résultats de recherche.

L’influence des microclimats sur la rusticité des plantes

En plus de la zone de rusticité de sa municipalité, il faut tenir compte des conditions climatiques présentes à plus petite échelle, c’est-à-dire dans son jardin. Plusieurs facteurs peuvent en effet contribuer à créer des microclimats plus chauds ou plus froids sur un terrain, et ainsi influencer la rusticité des végétaux. En voici des exemples :

  • l’orientation de la cour et le relief du terrain;
  • l’exposition aux vents dominants;
  • la quantité de neige accumulée localement (c’est le meilleur des isolants);
  • la présence d’écrans (haies, clôtures, bâtiments, etc.) ou d’un plan d’eau;
  • la proximité de surfaces minéralisées ou de murs, etc.

Il faut donc prendre le temps de bien observer son terrain pour être en mesure de choisir les plantes qui pourront le mieux s’y développer.

Comment trouver la cote de rusticité d'une plante?

L'indice de rusticité s’applique seulement aux plantes vivaces herbacées ou ligneuses (arbres, arbustes, grimpantes) et aux bisannuelles, car les vraies annuelles ne vivent qu'un an ou moins.

On peut trouver cette information dans des livres ou sur des sites web spécialisés en horticulture. Elle figure aussi habituellement sur l’étiquette d’identification des plantes en jardinerie. Si elle n'y apparaît pas, c’est probablement que la plante est une annuelle ou que c’est une vivace tendre (non rustique) généralement traitée comme une annuelle.

Ne pas confondre les zones de rusticité du Canada et des États-Unis

Le système canadien de zones de rusticité diffère de celui des États-Unis. En effet, la carte des zones de rusticité établie par le département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) s’appuie uniquement sur la température minimale moyenne annuelle. Il en résulte un écart d’environ une zone entre les deux systèmes. Ainsi, la zone 4b états-unienne correspond à la zone 5b canadienne.

D’autres pays ont développé des systèmes différents, mais le système de l’USDA est couramment employé. Il est important d’en tenir compte lorsqu’on consulte des ouvrages ou des sites web provenant des États-Unis, de l’Europe ou d’autres régions du monde.

Français
S'abonner à RSS - Jardin botanique