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Perséides

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Les Perséides
Crédit photo : Sophie DesRosiers
Les Perséides

Elles nous reviennent fidèlement, année après année. Pour bien des gens, elles sont synonymes de vacances et de belles nuits d’été. Mais de qui… ou de quoi s’agit-il? De la pluie d’étoiles filantes des Perséides, bien sûr!

À chaque année, vers la mi-août, la Terre repasse tout près de l’orbite de la comète périodique 109P/Swift-Tuttle, dont le sillage est jonché de milliards de particules de poussière qui nous donnent la fameuse pluie de météores des Perséides. D’une année à l’autre cependant, la qualité du spectacle varie considérablement, non seulement en fonction de la distance à laquelle passe la Terre des parties les plus denses de l’essaim de particules, mais aussi selon la présence ou l’absence de la Lune dans le ciel.

Les Perséides en 2020

En 2020, il faut s’attendre à des conditions astronomiques plutôt moyennes pour l’observation de cette pluie de météores très populaire. Comme toujours, c’est la présence de la Lune dans le ciel qui est le facteur limitant. Au cours des nuits les plus proches du maximum des Perséides, la Lune décroissante se lèvera après minuit mais laissera le champ libre aux météores en première moitié de soirée.

Cette année, le maximum « traditionnel » des Perséides est prévu entre 4 et 17 heures le 12 août. Certaines simulations montrent aussi que la Terre pourrait croiser un filament de poussières cométaires plus concentré vers 6 heures le matin du 12, susceptible de produire un bref sursaut d’activité; mais le jour sera en train de se lever à ce moment au Québec.

Le radiant des Perséides, situé dans la partie nord de la constellation de Persée, apparaît toujours au-dessus de l’horizon nord-est en soirée et il continue à s’élever dans le ciel jusqu’à l’aube : en principe, le nombre de météores visibles augmente au cours de la nuit en raison de la géométrie qui devient plus favorable. Malheureusement, la Lune entre alors en scène :  ce sera son dernier quartier le 11 août et elle gênera considérablement les observations durant la période la plus favorable située à la fin de la nuit. On devra se contenter d’une courte fenêtre de ciel noir dans les heures qui précèdent le maximum, entre 22 heures et 1 heure du matin dans la nuit du 11 au 12. Malgré ces conditions sous-optimales, on pourra espérer compter une trentaine de météores à l’heure dans un ciel sans pollution lumineuse.

Comme la Lune se lève un peu plus tard à chaque jour, on gagne un peu de noirceur pour les nuits qui suivent celle du maximum; par contre, le nombre de météores potentiellement observables chute de moitié pour chaque période de 24 heures qui nous sépare du pic d’activité.

Même si les circonstances ne sont pas parfaites pour le maximum cette année, n’oubliez pas que les Perséides sont actives (à faible intensité) de la fin juillet à la troisième semaine d’août. Vous aurez certainement l’occasion d’en observer quelques-unes pendant les nuits sans Lune, même si leur nombre diminue considérablement en s’éloignant du maximum. Ayez votre liste de vœux sous la main !

En 2021, la Lune sera un fin croissant, ce qui permet d’envisager des conditions astronomiques presque idéales…

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