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Projets de conservation

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Ail des bois (Allium tricoccum).
Crédit photo : Jardin botanique de Montréal (Jacques Labrecque)
Ail des bois (Allium tricoccum).
  • Ail des bois (Allium tricoccum).
  • Ail des bois (Allium tricoccum).
  • Panax quinquefolius.
  • Panax quinquefolius.
  • Moxostoma hubbsi
  • Pseudacris triseriata.
  • Tamarin-lion doré (Leontopithecus rosalia)

Encadrées par une politique conforme aux normes internationales en matière de santé animale et végétale, les actions en conservation du Biodôme portent sur ses propres collections vivantes, mais aussi sur la sauvegarde en milieu naturel. Le Biodôme participe ainsi à plusieurs programmes nationaux et internationaux de conservation visant à prévenir la disparition et à favoriser la réintroduction en milieu naturel d'espèces menacées. Elle mène également plusieurs projets de recherche sur des espèces menacées ou collabore aux travaux menés par des institutions partenaires.


Reproduction et élevage de la rainette faux-grillon

La rainette faux-grillon de l’Ouest, Pseudacris triseriata, est la plus petite grenouille vivant au Québec : elle mesure entre 2,1 et 3,7 cm. On la retrouve dans les basses terres de l’extrême sud-ouest de la province. Elle fréquente les milieux humides peu profonds (étangs, fossés, clairières inondées) où elle se reproduit. Depuis quelques dizaines d’années, la situation de la rainette faux-grillon s’est grandement détériorée en raison de la destruction de ses habitats.

Au printemps 2000, la rainette faux-grillon de l’Ouest a été officiellement désignée espèce vulnérable en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.

Le Biodôme, l’Ecomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue et le ministère des Ressources naturelles (MRN) travaillent actuellement avec l’équipe de rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest. Le but de cette collaboration est de développer une expertise sur la garde en captivité, l’hibernation, la reproduction et le maintien d’une population captive. Toutes ces connaissances sont nécessaires au cas où une population de survie serait requise, dans l’éventualité d’une perte massive de la population en milieu naturel.

 

Conservation du Tamarin doré

Petit primate du Brésil, et sûrement l'un des plus jolis au monde, le tamarin doré, Leontopithecus rosalia, est une espèce désignée comme rare et menacée d'extinction. 1 180 individus ont été recensés en 2004 dans la forêt brésilienne, dont 550 provenaient d'élevages en captivité.

Heureusement, il n'est pas trop tard pour sauver l'espèce. Le Biodôme est l'une des 144 institutions participant au programme de survie de l'espèce (Species Survival Plan), mis sur pied à cette fin. En date du 31 décembre 2008, 497 individus vivaient en captivité dans 144 institutions zoologiques à travers le monde. Les objectifs du programme sont d’obtenir une population de 2 000 individus en nature pour l'an 2025, grâce à la reproduction en captivité suivie de la réintroduction en forêt, de préserver l'habitat essentiel à leur survie et d’arrêter complètement le trafic illégal de l'espèce.

Depuis l’introduction en nature du premier couple en 1984, une augmentation importante du nombre d'individus a été observée. Sans le programme de conservation du tamarin doré, les risques de consanguinité auraient pu décimer l’espèce.

 

Conservation du chevalier cuivré

Espèce qui n'existe qu'au Québec, le chevalier cuivré, Moxostoma hubbsi, est un poisson menacé de disparition. Cette situation critique a incité le Ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs du Québec à développer une technique de reproduction artificielle, en collaboration avec le Biodôme et l'Université du Québec à Montréal.

Ces travaux ont permis la mise au point de méthodes d'induction hormonale, d'incubation des œufs et d'élevage des jeunes. De façon plus spécifique, le Biodôme joue un rôle important dans l'élaboration d'un réseau refuge (« genitarium ») visant à conserver la variabilité génétique de l'espèce. Depuis 1994, de jeunes chevaliers cuivrés issus du croisement entre différents géniteurs sont gardés au Biodôme, à l'Aquarium du Québec et à la pisciculture provinciale de Baldwin-Mills.

 

Conservation et restauration de l'ail des bois au Québec

Saviez-vous que 20 % des plantes sauvages du Québec sont actuellement vulnérables, menacées ou susceptibles de le devenir? Des mesures concrètes doivent être déployées afin de transformer cette situation. Les communautés locales ont un rôle clé à jouer. En 1999, le Biodôme de Montréal lançait SEM’AIL, un programme public de sensibilisation, d’éducation et de restauration de l’ail des bois. De 2000 à 2004, un million de grains d’ail des bois ont été distribués à 1 117 propriétaires d’érablières, menant à la création de plus de 500 nouvelles colonies dans le sud du Québec.

Maintenant, le Biodôme de Montréal conduit SEM'AILjr, un programme scolaire sur la biodiversité. Après avoir été sensibilisés à l’importance de préserver la biodiversité, les élèves s’impliquent maintenant dans la restauration de l’ail des bois en créant une nouvelle colonie dans leur communauté. Les régions les plus affectées par le déclin sont visées : Montérégie, Lanaudière et Laurentides. Pendant l’hiver, un animateur du Biodôme vient offrir un atelier sur la conservation de la biodiversité en classe. Au printemps, les enfants vont planter des graines d’ail des bois de leur région dans une forêt propice et protégée. Ainsi, chaque élève impliqué dans un tel projet de restauration d’une espèce vulnérable dans sa communauté devient un acteur en conservation de la biodiversité au Québec. 

Pour en savoir plus sur SEM'AIL

 

Conservation et restauration du ginseng à cinq folioles

Le plan national de rétablissement pour le ginseng à cinq folioles suggère de conserver en priorité 40 populations naturelles de qualité, au Québec et en Ontario. Les travaux de conservation et de restauration du ginseng à cinq folioles se poursuivent depuis 1994 au Biodôme de Montréal. En 2004-2005, 38 cibles de conservation ont été identifiées au Québec et des plans de conservation personnalisés ont été préparés. Depuis, la mise en œuvre de ces plans se poursuit. Il est important de souligner que la moitié des cibles de conservation (17/38) sont orphelines – elles ne font donc pas l’objet de suivi. Il devient urgent d’évaluer la mise en œuvre des plans de conservation avec les acteurs locaux (ONG ou gestionnaires des sites) afin de les ajuster au besoin.

Le projet vise actuellement à :

  1. Augmenter l’effort de conservation pour les cibles orphelines
  2. Offrir une formation sur la conservation et la restauration du ginseng aux ONG locaux et aux gestionnaires des sites clés (incluant un guide de références)
  3. Évaluer la mise en œuvre des plans de conservation 2004-2006
  4. Conduire des inventaires dans 10 cibles prioritaires non revues depuis 2006
  5. Offrir un support scientifique et technique aux ONG impliqués dans le suivi des cibles prioritaires de conservation.

Ces actions contribuent à faire avancer significativement la conservation et la restauration du ginseng sauvage dans son aire de répartition québécoise.

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