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Phasmatides

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Phasme à tiare

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Extatosoma tiaratum

Observez le phasme à tiare dans un vivarium du Tête-à-tête de l’Insectarium.

Le phasme à tiare est un insecte qui vit dans l’est de l’Australie. Comme d’autres phasmes, il est un champion du camouflage. Sa ressemblance avec une feuille lui permet de se cacher avec succès de ses prédateurs.

Un arsenal de défense

Le mâle adulte a des ailes développées et peut s’envoler loin d’un danger.

La femelle ne vole pas, mais elle peut replier son abdomen vers le haut, ce qui lui donne une posture intimidante.

En dernier recours, le phasme utilise ses pattes épineuses comme des pinces.

Le phasme à tiare peut sécréter, par ses pièces buccales, une substance à l’odeur de caramel. Celle-ci est inoffensive pour les humains, mais potentiellement dissuasive pour les prédateurs.

Des œufs qui trompent les fourmis

Les œufs des phasmes à tiare font penser à certaines graines dont raffolent les fourmis.

Cette similitude leurre les fourmis, qui rapportent les œufs dans leur nid. Cette adaptation favorise la protection et la dispersion des œufs.

À la sortie de l’œuf, les nymphes replient leur abdomen. Grâce à leur coloration et leur démarche, cela leur donne l’apparence d’une fourmi. Cette forme de mimétisme permet aux jeunes nés dans une fourmilière de sortir du nid incognito.

Comme chez d’autres espèces de phasmes, la femelle phasme à tiare peut se reproduire par parthénogénèse. Ce mode de reproduction est caractérisé par une absence de fécondation par un mâle.

Phasme bleu de Madagascar

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Achrioptera manga

Ce phasme vit dans deux forêts de l’extrême nord de l’île de Madagascar. Celles-ci ont une étendue de seulement 65 kilomètres carrés. Ces deux sites sont protégés de la déforestation depuis 2008.

Une morphologie exceptionnelle

Les couleurs voyantes du mâle adulte phasme bleu de Madagascar détonnent par rapport à celles des autres espèces de phasmes, plus propices au camouflage.

Il existe plusieurs hypothèses concernant les couleurs du mâle. Elles serviraient à attirer la femelle ou à afficher sa toxicité pour ses prédateurs. Comme les mâles sont très mobiles, la protection typique de camouflage des phasmes pourrait lui être inutile.

Les femelles peuvent pondre un total de 200 à 300 œufs, à un rythme de deux à cinq œufs par jour.

Des moyens de défense sophistiqués

Lorsque stressés, ces phasmes ouvrent leurs ailes rouges pour surprendre ou avertir leurs prédateurs. Ce signal visuel peut être accompagné d’un son produit par les ailes, appelé stridulation.

Leurs pattes arrière épineuses peuvent également pincer leurs adversaires. En dernier recours, ils se laissent tomber au sol afin d’esquiver une menace.

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