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nobELLES - Épisode 3 : Mary Jackson

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Résumé de l'épisode

Mary Jackson a été la première femme ingénieure noire de la NASA. En pleine ségrégation, elle a dû se battre pour obtenir ce qu’elle voulait. Voici l’histoire d’une pionnière de l’ombre qui a considéré que « non » était le début de la conversation. Tout comme Mary Jackson, les ingénieures Josiane Dallaire et Samie Dunand-Vincent nous enseignent l’importance de tirer vers le haut les autres avec elles.

Transcription de l'épisode 3 - Mary Jackson

Texte de l'exposition

En 1958, Mary Jackson devient la première femme noire ingénieure à la NASA. Mathématicienne, puis ingénieure, elle a publié de nombreux articles scientifiques et contribué de façon importante aux calculs informatiques et à l’analyse de données dans son groupe de recherche. Après 34 ans comme ingénieure, elle accepte un poste administratif moins bien payé afin de gérer les programmes favorisant l’accès à l’emploi pour les femmes et les minorités pour le compte de la NASA.

Pourtant, quand on veut en apprendre plus sur la vie de Mary Jackson, on tombe inévitablement sur les mots « Hidden Figures - Les Figures de l’ombre ». On trouve quelques courtes biographies ici et là, peut-être une citation, un livre pour enfants et le livre de Margot Lee Shetterly (2017) qui inspira le film du même nom.

À la fin de sa biographie sur le site officiel de la NASA, on peut même toujours lire :

« Un portrait de chercheur du Centre de recherche Langley, datant de 1976, a probablement su le mieux capter l’esprit et le caractère de Mary, la décrivant comme une “gentlelady”, épouse et mère, humaniste et scientifique. »

On a beau être la première femme noire à devenir ingénieure dans un des centres de recherche les plus réputés au monde, à une époque où la ségrégation raciale est constante et étouffante… on vous décrira avant tout comme une mère et une épouse.

« Parfois, [les jeunes] n’ont aucune idée du nombre de scientifiques noirs, et ne connaissent pas les possibilités de carrière avant qu’il ne soit trop tard. »

Les femmes scientifiques passionnées qui excellent dans leur domaine ont toujours existé et existeront toujours. On n’en connaît que peu, très peu. Parce qu’on a empêché, entravé et rabaissé leur cheminement. Si on veut que les jeunes filles aient des modèles qui leurs ressemblent, il faudrait commencer à faire l’inverse : encourager, souligner et reconnaître.

Mary Jackson est associée à des mots qui simplifient et minimisent son parcours scientifique. Comme plusieurs de ses collègues, on a effacé son nom, on l’a mise à l’écart. Elle n’a jamais choisi d’être une figure de l’ombre. On l’a placée dans l’ombre.

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