Les trois macreuses du Québec suivent un schéma reproductif similaire : les couples se forment sur les aires d’hivernage. Puis en avril, les oiseaux migrent vers leurs habitats de reproduction respectifs :
Macreuse à ailes blanches : niche dans la taïga et dans la forêt boréale intérieure, près des étangs.
Macreuse à front blanc : préfère la toundra arctique, souvent loin des arbres.
Macreuse à bec jaune : privilégie des lacs profonds et isolés de la forêt boréale.
Après l’accouplement, les mâles quittent rapidement la femelle. Ils gagnent les zones côtières, où ils muent en grands ou petits radeaux selon l’espèce. Ils laissent ainsi l’incubation entièrement à la charge des femelles. Celles-ci pondent généralement de 5 à 10 œufs.
Les femelles assurent ainsi l’incubation seules, ne quittant le nid que brièvement pour s’alimenter. La période d’incubation est d’environ 27 jours.
Dès l’éclosion, les canetons nidifuges se dirigent vers les plans d’eau, où ils s’alimentent de façon autonome. Ils se regroupent parfois en « crèches », sous la surveillance de plusieurs femelles. Les jeunes demeurent dépendants de la protection maternelle jusqu’à l’envol, qui survient vers l’âge de 7 à 8 semaines.
La migration automnale suit un échelonnement typique : les mâles partent dès la fin de leur mue (en juillet–août), tandis que les femelles et leurs jeunes quittent les aires de nidification entre fin août et septembre, selon la latitude et la durée de la saison nordique.